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Updated: 48 min 15 sec ago

Democratic Republic of the Congo: Congo signs landmark $200 mln deal to protect forests

23 April 2016 - 10:55pm
Source: AlertNet Country: Democratic Republic of the Congo

Source: Thomson Reuters Foundation - Fri, 22 Apr 2016 15:41 GMT
Author: Kieran Guilbert

DAKAR, April 22 (Thomson Reuters Foundation) - The Democratic Republic of Congo on Friday signed a landmark $200 million deal with donors to tackle deforestation and reduce carbon emissions as part of a wider plan to protect the tropical forests of the Congo Basin.

Read the full article on AlertNet

World: « Les deux tiers des enfants non vaccinés vivent dans des pays touchés par un conflit », affirme l’UNICEF

23 April 2016 - 12:41pm
Source: UN Children's Fund Country: Democratic Republic of the Congo, Somalia, South Sudan, Syrian Arab Republic, World

NEW YORK/GENÈVE, 22 avril 2016 – « Près des deux tiers des enfants qui n’ont pas été immunisés avec des vaccins de base vivent dans des pays qui sont partiellement ou entièrement touchés par un conflit », a déclaré l’UNICEF à l’approche de la Semaine mondiale de la vaccination.  

Parmi les pays où se déroule un conflit, le Soudan du Sud a le pourcentage le plus élevé d’enfants non vaccinés avec 61 % d’entre eux ne recevant pas les vaccins pour enfants les plus essentiels, suivi de la Somalie (58 %) et de la Syrie (57 %).

« Un conflit crée les conditions idéales pour les épidémies », a dit le Responsable de la vaccination à l’UNICEF, Robin Nandy. « Les enfants ne reçoivent pas les vaccins de base à cause de la dégradation, et parfois de la destruction délibérée, des services de santé indispensables. Même quand les services médicaux sont disponibles, l’insécurité qui règne dans la région les empêchent souvent d’arriver jusqu’aux enfants. » 

La rougeole, la diarrhée, les infections respiratoires et la malnutrition sont les causes principales de maladie et de décès et, dans les situations de conflit et d’urgence, leurs effets peuvent s’aggraver. Quand les enfants contractent la rougeole dans des contextes non conflictuels, moins de 1 % d’entre eux meurent. Dans les régions où le surpeuplement et la malnutrition sont courants, comme par exemple dans les camps de réfugiés, les décès d’enfants causés par la rougeole peuvent atteindre jusqu’à 30 % des cas. Le surpeuplement et le manque d’éléments indispensables comme les produits alimentaires, l’eau et les moyens d’hébergement rendent les enfants encore plus vulnérables à la maladie.  

Les régions où se déroulent des conflits voient aussi se produire les meurtres du personnel de santé et la destruction des établissements médicaux, des fournitures et du matériel, tout cela ayant des conséquences désastreuses pour la santé des enfants. 

  • Les régions touchées par un conflit au Pakistan et en Afghanistan restent les derniers bastions du poliovirus, qui entraîne la paralysie et a été aujourd’hui éliminé dans le reste du monde.  
  • En Syrie, les niveaux de vaccination ont chuté, passant de plus de 80 % en 2010 à 43 % en 2014. La poliomyélite est réapparue dans le pays en 2013 après quatorze années sans cas enregistrés. 
  • En République démocratique du Congo, plus de 2000 cas suspects de rougeole ont déjà été signalés en 2016 avec 17 décès, la plupart d’entre eux se rapportant à des enfants âgés de moins de cinq ans. 

La vaccination, notamment celle contre la rougeole, hautement contagieuse, est une priorité essentielle lors des crises humanitaires et est un élément central de l’intervention de l’UNICEF pour protéger la santé des enfants dans de telles conditions.   

  • En Syrie, une campagne de vaccination qui doit commencer le 24 avril ciblera les jeunes enfants qui n’ont pas pu bénéficier d’une vaccination de routine, notamment ceux se trouvant dans les zones assiégées et difficiles d’accès. Un grand nombre de ces enfants, nés depuis le début du conflit, n’ont jamais été vaccinés. 
  • Au Yémen, malgré les combats intenses se déroulant dans le pays, les campagnes de vaccination appuyées par l’UNICEF ont permis la vaccination contre la rougeole et la rubéole de 2,4 millions d’enfants en janvier dernier et de 4,6 millions d’enfants contre la poliomyélite en avril 2016. 
  • En Libye, la première campagne de vaccination en deux ans a été achevée en avril. Au début de ce mois, l’UNICEF a expédié plus de 1,5 million de doses de vaccins à Tripoli. 
  • Plus de 36 millions d’enfants sont touchés par la vaccination antipolio au Pakistan où les cas de poliomyélite ont chuté de 65 % depuis 2015. 
  • Durant la période 2014–2015, l’UNICEF a appuyé des campagnes de vaccination d’urgence contre la rougeole pour plus de 23 millions d’enfants en Iraq, en Syrie et au Yémen.

Lors des situations d’urgence et de conflit, l’UNICEF collabore avec ses partenaires pour réactiver la chaîne du froid nécessaire aux vaccins et aux différentes fournitures médicales les plus indispensables ; pour remettre en place les équipes médicales ; et pour former le personnel de santé à effectuer des vaccinations, des évaluations nutritionnelles et à administrer des suppléments en vitamine A ainsi que des traitements médicaux pour les femmes et les enfants.  

La vaccination dans les situations de conflit permet de relancer les autres services de santé qui sont absolument nécessaires. Par exemple, dans les régions touchées par un conflit en Iraq, en Syrie et au Yémen, le personnel de santé assure des services de santé et de nutrition ainsi qu’une prise en charge des maladies infantiles pour les populations qui se présentent lors des campagnes de vaccination.   

« Les enfants touchés par un conflit sont jetés dans une spirale destructrice de privations qui leur ravit leur santé et, par extension, leur avenir, » a dit Robin Nandy. « La vaccination est un service indispensable qui mérite et nécessite une protection de la part de toutes les parties impliquées dans un conflit. » 

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**NOTE AUX RÉDACTIONS :  **La semaine mondiale de la vaccination, qui se déroule chaque année à la fin du mois d’avril, vise à promouvoir l’utilisation des vaccins indispensables aux enfants, notamment ceux qui sont constamment exclus. Cet événement est célébré par l’UNICEF, les partenaires du domaine de la vaccination, les gouvernements et les organisations de la société civile du monde entier. La Semaine mondiale de la vaccination 2016 se déroule du 24 au 30 avril.  Pour en savoir plus : http://www.unicef.org/french/immunization/. Suivez #vaccineswork

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À propos de l’UNICEF
L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son action, veuillez consulter le site : www.unicef.org/french

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Bolivia (Plurinational State of): Epidemiological Alert: Yellow Fever, 22 April 2016

23 April 2016 - 1:35am
Source: World Health Organization, Pan American Health Organization Country: Angola, Bolivia (Plurinational State of), Brazil, Democratic Republic of the Congo, Peru

In light of the circulation of yellow fever in several areas of the Region, and considering current outbreaks in countries outside of this Region, the Pan American Health Organization / World Health Organization (PAHO/WHO) advises Member States to maintain the capacity to detect and confirm cases of yellow fever, provide updated information for health professionals and train them to enable them to properly detect and manage cases, especially in areas at risk for yellow fever circulation. In addition, Member States are encouraged to maintain high vaccination coverage in at risk populations.

Situation summary

In the Region of the Americas, over the past decade, cases of yellow fever were reported in Argentina, Bolivia, Brazil, Colombia, Ecuador, Paraguay, Peru, and Venezuela. In 2015, three countries in the Americas confirmed yellow fever virus circulation (Bolivia, Brazil, and Peru) and in 2016 only one country, Peru, confirmed cases of yellow fever. Brazil is currently investigating the occurrence of epizootics in areas where the virus had circulated.

In December 2015, Bolivia1 reported the detection of epizootics (deaths of non-human primates) due to yellow fever in the municipality of Monteagudo, Chuquisaca Department. No human cases were detected.

In July 2014, Brazil declared the reemergence of yellow fever virus in the country due to epizootics in non-human primates in which the presence of the virus was confirmed. Between July 2014 and June 2015 seven cases of yellow fever including four deaths were confirmed. The distribution of cases by location of exposure is: Goias (5 cases), Mato Grosso do Sul (1 case), and Pará (1 case). All cases were non-vaccinated males with their ages ranging between 7 and 59 years. Four had been exposed to the virus during tourism, two through rural activities and one from residing in a rural area.

In addition, the Secretary of Health of Rio Grande do Norte reported a fatal case under investigation. The case is a patient who died in Natal in July 2015, whose initial tests resulted positive for yellow fever. The patient had no history of travel to endemic areas. No other cases

Burundi: Burundians continuing to flee the country one year after crisis began

22 April 2016 - 6:58pm
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Burundi, Democratic Republic of the Congo, Rwanda, Uganda, United Republic of Tanzania

This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Leo Dobbs – to whom quoted text may be attributed – at the press briefing, on 22 April 2016, at the Palais des Nations in Geneva.

One year after the Burundi crisis began, almost 260,000 people have fled to nearby countries and thousands more could join them over the rest of the year unless a political solution is found and a descent into civil war averted.

People continue to arrive in neighbouring countries, albeit in smaller numbers in recent weeks as it becomes harder to cross borders. Many asylum seekers or new arrivals report human rights abuses in Burundi, including torture, sexual violence, arbitrary detention, intimidation, forced recruitment by militia, killings and extortion. To date, 259,132 people have fled the country, and we are planning our humanitarian response based on a figure of some 330,000 refugees by year's end.

Continuing international support is needed to help ease the tension and encourage an inclusive dialogue. With mass returns not currently expected soon, UNHCR will in the coming year put greater emphasis on education for children and youth, and encourage refugees to become self-sufficient at a time when budget shortfalls are leading to cuts in some assistance.

UNHCR is seeking almost US$175.1 million for its Burundi crisis operations this year, but has received only US$47.8 million to date, or some 27 per cent. This means we are struggling to provide even the basics such as shelter, household items and latrines. The provision of services such as specialized counselling, care for the disabled and elderly, protection of the environment and even primary health care may also fall by the way side.

Meanwhile, the worsening economic conditions inside Burundi could exacerbate the situation, fuelling further displacement and making return conditions less favourable. Most of the refugees and thousands of internally displaced will probably not return home under present conditions.

But for those in Tanzania (135,941 refugees), Rwanda (76,404), Democratic Republic of the Congo (22,204) and Uganda (24,583), conditions in exile are tough and a large influx would make their lives even more challenging.

These countries continue to generously accept people, despite space restrictions and capacity problems. But they will need increased international support to host more people. We urge host countries to keep their doors open and donors to continue and step up support for the refugee response.

In Burundi, the situation one year on is tense and marked by sporadic violence, which has killed more than 400 people since last year. People continue to cross from the provinces of Ruyigi, Muyinga, Kirundo, Rutana, Makamba, Rumonge, Bujumbura and Kibitoke to neighbouring countries, but there are also small numbers of people returning spontaneously. At least 25,000 people have fled to safer areas in Makamba, Rutana and Kirundo, but freedom of movement is becoming harder.

TANZANIA

Tanzania, which hosts the largest number of Burundian refugees, has been admitting an average 130 people a day. The bulk of the newly arrived Burundian refugees (more than 71,000) are living in the overcrowded Nyarugusu camp, which is now one of the largest refugee camps in the world with 140,540 refugees. Conditions are very difficult and UNHCR has put a priority on decongesting the camp. The rest live in Nduta and Mtendeli camps, which were reopened to ease congestion in Nyarugusu. But Nduta has reached its 55,000 capacity and from next week new arrivals will be taken to Mtendeli.

Management of the environment is a key issue in Tanzania, with deforestation in and around the refugee camps a concern for UNHCR. The government has asked us to stop using wooden poles to erect shelters and to distribute fuel-efficient stoves.

RWANDA

In Rwanda, new arrivals continue to be registered at a rate of around 130 per week. More and more urban refugees are approaching UNHCR to move to Mahama camp, in Eastern province, after spending the last of their savings to keep alive. This adds to the urgent need to construct more shelters in the camp, which is home to nearly 48,500 refugees-nearly half of whom are children.

UGANDA

In Uganda, the rate of new arrivals has been relatively stable in recent weeks, averaging between 150-250 week (25-35 a day) in April. Last week saw 167 Burundian refugees arrive at the Nakivale settlement in the southwest of the country. Refugees report difficulties crossing borders, especially without papers.

DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

The number of Burundian refugees in the Democratic Republic of the Congo (DRC) has steadily increased. About 900 refugees were registered in each of the first three months of the year. They included newly arrived Burundians and those who have been in the country for a while.

Most are staying at the Lusenda camp, which now hosts more than 16,000 refugees and has a capacity for 18,000. Other refugees are staying with host families in straitened circumstances. To improve conditions, UNHCR has this year built more shelters and health facilities and upgraded the water system. Supporting peaceful coexistence between refugees and the host community is a priority.

For further information on this topic, please contact:

In Bujumbura, Bernard Ntwari, ntwarib@unhcr.org, +257 78 310 564 In Kigali, Erika Fitzpatrick, fitzpat@unhcr.org, +250 788 38 98 28 In Kigali, Martina Pomeroy, pomeroy@unhcr.org, +250 788 38 9828 In Kampala, Charles Yaxley, yaxley@unhcr.org, +256 (0) 776 720 045 In Kinshasa, Andreas Kirchhof, kirchhof@unhcr.org, +243 81 700 9484 In Dar es Salaam,Stephen Mhando, mhando@unhcr.org, +255 784 730 424 In Dar es Salaam,Daria Santoni, santoni@unhcr.org, +255 22 260 2708 ext 2760 In Geneva, Leo Dobbs, dobbs@unhcr.org, +41 79 883 6347

Burundi: Burundi: one year into political crisis, UN agency warns thousands of people still fleeing country

22 April 2016 - 6:33pm
Source: UN News Service Country: Burundi, Democratic Republic of the Congo, Rwanda, Uganda, United Republic of Tanzania

22 April 2016 – One year after the crisis in Burundi began, the United Nations refugee agency today said that almost 260,000 people have fled the country, warning that the number could increase by thousands throughout the year – unless a political solution is found and a civil war averted.

According to the Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR), “to date, 259,132 people have fled the country, and we are planning our humanitarian response based on a figure of some 330,000 refugees by year’s end.”

In spite of the increasing difficulty in crossing borders, people continue to arrive in neighbouring countries with reports of human rights abuses in Burundi that include torture, sexual violence, arbitrary detention and extortion.

Speaking from the Palais des Nations, UNHCR spokesperson Leo Dobbs said that “continuing international support is needed to help ease the tension and encourage an inclusive dialogue.” With mass returns not currently expected soon, UNHCR will in the coming year put greater emphasis on education for children and youth, and encourage refugees to become self-sufficient at a time when budget shortfalls are leading to cuts in some assistance.

UNHCR noted that it is seeking almost $175.1 million for its Burundi crisis operations this year, yet has to date only received $47.8 million – or some 27 per cent.

“This means we are struggling to provide even the basics such as shelter, household items and latrines. The provision of services such as specialized counselling, care for the disabled and elderly, protection of the environment and even primary health care may also fall by the way side,” he explained.

The situation one year in is tense and marked by sporadic violence that has killed more than 400 since last year. At least 25,000 people having fled to safer areas in Makamba, Rutana and Kirundo, however freedom of movement is becoming onerous.

While people continue to cross to neighbouring countries from the provinces of Ruyigi, Muyinga, Kirundo, Rutana, Makamba, Rumonge, Bujumbura and Kibitoke, small numbers have been returning spontaneously.

Meanwhile, worsening economic conditions inside Burundi threaten to exacerbate the situation, fuelling further displacement and discouraging refugees and thousands of internally displaced from returning home under.

Tough exile conditions Mr. Dobbs said elaborated that large refugee influxes would present further challenges to the already arduous conditions.

Of the 135,941 Burundian refugees in Tanzania, more than 71,000 live in an overcrowded camp in Nyarugusu, which has become one of the largest refugee camps in the world. Already living under very hard conditions, the country continues to admit an average 130 people a day. UNHCR has put a priority on decongesting the camp.

In Rwanda, host to some 76,404 people, arrivals continue to be registered at a rate of about 130 per week. Urban refugees have been increasingly approaching UNHCR to move to Mahama camp, in the Eastern province, after spending the last of their savings to keep alive.

Uganda, where some 24,583 have sought safety, the April arrival rate has levelled off to about 25-35 a day. Last week, 167 Burundian refugees who arrived at the Nakivale settlement reported difficulties crossing borders, especially without papers.

At the same time, refugees in the Democratic Republic of the Congo, which currently accommodates 22,204 people, have steadily increased – with the first three months of this year registering 900 people each. Most are staying at the Lusenda camp, which, with a capacity for 18,000, now hosts more than 16,000 refugees.

Despite space restrictions and capacity problems, these countries generously continue to accept people, but will need increased international support to host more.

“We urge host countries to keep their doors open and donors to continue and step up support for the refugee response,” UNHCR concluded.

Burundi: Un an après le début de la crise, les Burundais continuent de fuir le pays, selon le HCR

22 April 2016 - 6:15pm
Source: UN News Service Country: Burundi, Democratic Republic of the Congo, Rwanda, Uganda, United Republic of Tanzania

22 avril 2016 – Un an après le début de la crise au Burundi, près de 260.000 personnes ont fui vers les pays voisins et des milliers d'autres pourraient les rejoindre d'ici la fin de l'année si une solution politique n'est pas trouvée pour éviter une guerre civile, a déclaré vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Les gens continuent d'arriver dans les pays voisins, mais en plus petit nombre au cours des dernières semaines, alors qu'il devient plus difficile de franchir les frontières. Beaucoup de demandeurs d'asile ou de nouveaux arrivants signalent des violations des droits de l'homme au Burundi, y compris la torture, la violence sexuelle, la détention arbitraire, l'intimidation, le recrutement forcé par les milices, les meurtres et l'extorsion », a dit un porte-parole du HCR, Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève.

« À ce jour, 259.132 personnes ont fui le pays, et notre réponse humanitaire se base sur une estimation d'environ 330.000 réfugiés d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté.

Selon le HCR, la poursuite du soutien international est nécessaire pour aider à réduire les tensions et encourager un dialogue inclusif. Alors que des retours en masse dans le pays ne sont pas prévus dans un proche avenir, le HCR prévoit au cours de l'année à venir de mettre davantage l'accent sur l'éducation pour les enfants et les jeunes, et d'encourager les réfugiés à devenir autonomes.

Le HCR a besoin de 175,1 millions de dollars pour ses opérations concernant la crise au Burundi cette année mais n'a reçu que 47,8 millions de dollars à ce jour. « Cela signifie que nous avons du mal à fournir des choses de base telles que des abris, des articles ménagers et des latrines », a dit M. Dobbs.

Pendant ce temps, l'aggravation des conditions économiques au Burundi pourraient exacerber la situation, alimentant de nouveaux déplacements et rendant les conditions de retour moins favorables. La plupart des réfugiés et des milliers de déplacés internes ne rentreront probablement pas chez eux dans les conditions actuelles, selon le HCR.

Mais pour les Burundais qui se trouvent en Tanzanie (135.941 réfugiés), au Rwanda (76.404), en République démocratique du Congo (22.204) et en Ouganda (24.583), les conditions d'exil sont dures et de nouvelles arrivées rendraient leur vie encore plus difficile.

« Ces pays continuent d'accepter généreusement les gens, en dépit des restrictions en termes d'espace et des problèmes de capacité. Mais ils auront besoin d'un soutien international accru pour accueillir plus de gens. Nous exhortons les pays hôtes à garder leurs portes ouvertes et les bailleurs de fonds à poursuivre et à renforcer leur soutien », a dit le porte-parole du HCR.

Democratic Republic of the Congo: Fonds Humanitaire RDC - Rapport Trimestriel (Janvier à Mars 2016)

22 April 2016 - 2:59pm
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo

FAITS SAILLANTS

Début février, le Coordonnateur Humanitaire a alloué US$ 960 000 au Programme Alimentaire Mondial pour les besoins alimentaires d’urgence des personnes déplacées, retournées et des familles d’accueil vulnérables dans la zone de Miriki au Nord Kivu.
Entre janvier et mars 2016 et sur financement du Fonds Humanitaire :

  • 613 305 repas chauds ont été préparés et distribués à 3 245 réfugiés centrafricains nouvellement arrivés dans les centres de transit du Nord et Sud Ubangi ;

  • 1 200 kits AME ont été distribués à 1 200 ménages réfugiés dans les camps d’Inke et Bili au Nord Ubangi ;

  • Plus de 21 000 personnes ont été assistées en vivres dans la province du Maniema.

Au cours du 1er trimestre 2016, le Fonds Humanitaire a poursuivi ses ateliers de formation sur le Système de Gestion des Subventions (Grant Management System) à l’intention des ONG et agences des Nations Unies partenaires de mise en œuvre. Ces ateliers se sont déroulés à Bunia, Goma, Kalemie, Kinshasa et Lubumbashi. Au total, plus 75 personnes issues de 42 organisations partenaires ont participé à ces sessions de formation.

Democratic Republic of the Congo: Signature d’un accord de 200 millions de dollars pour les forêts de la RDC

22 April 2016 - 2:48pm
Source: UN Development Programme Country: Democratic Republic of the Congo, United States of America

Un accord important entre l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale et la République démocratique du Congo établit des pratiques optimales visant à prévenir la déforestation et à assurer le développement durable

Genève – 22 avril 2016 – L’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI) et le Ministère des finances de la République démocratique du Congo ont signé ce 22 avril 2016 une Lettre d’intention pour un montant de 200 millions de dollars des États-Unis en vue de remédier à la déforestation et à la dégradation de la forêt dans le pays et de promouvoir le développement durable. Cette Lettre d’intention s’attaque aux facteurs qui contribuent à la déforestation en RDC, notamment à l’expansion agricole, l’utilisation de bois de chauffage, l’exploitation illégale, l’aménagement du territoire, l’insécurité foncière, la pression démographique et les activités pétrolières et minières. Les questions de gouvernance qui sous-tendent souvent ces facteurs sont largement intégrées. Cette signature coïncide avec la cérémonie de signature aujourd’hui à New York par les dirigeants mondiaux de l’accord historique sur le climat obtenu à Paris en décembre. Cette Lettre d’intention est un bon exemple des partenariats qui seront nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux d’atténuation du changement climatique énoncés par l’Accord de Paris, et constitue une étape supplémentaire dans la reconnaissance de la Déclaration de New York sur les forêts de 2014. Aujourd’hui marque également la Journée internationale de la Terre nourricière sur le thème mondial : planter des arbres pour la planète.

Cette lettre d’intention est la première signée entre CAFI et un pays de la région de l’Afrique centrale, et la plus importante jamais conclue au titre de REDD+ en Afrique. La REDD+ (Réduction des émissions causées par le déboisement et la dégradation des forêt) est une initiative visant à créer une valeur financière aux stocks de carbone dans les forêts, à offrir des mesures incitatives aux pays en développement pour réduire les émissions provenant des terres boisées et investir dans des modes de développement durable faibles en émissions de carbone.

Pour la RDC, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, la signature d’aujourd’hui marque un autre jalon dans les efforts continus déployés par la RDC sur la REDD+ depuis 2009, avec le soutien du Programme ONU-REDD, de la Banque mondiale et du PNUD. La base de cette lettre d’intention est effectivement la stratégie de la RDC pour le cadre de REDD+ et son plan d’investissement REDD+. 
Henri Yav Mulang, Ministre des finances de la RDC, a rappelé : « la RDC, avec un couvert forestier de 155 millions d’hectares, a un long chemin à parcourir sur la voie du développement pour devenir une économie émergente et fournir des conditions de vie décentes à ses citoyens. Notre stratégie nationale REDD+ place la préservation de notre forêt au cœur de notre développement humain et économique. Notre objectif est de développer nos secteurs productifs, tout en atténuant leur impact sur les forêts. Et nous avons besoin d’un soutien vigoureux de la communauté internationale pour y parvenir et opter pour les bons choix. C’est la raison pour laquelle nous nous félicitons de la signature de cette Lettre d’intention avec CAFI, qui ouvre la voie à un partenariat dans une optique de long terme et nous aidera à procéder à des réformes concrètes et à agir sur le terrain ».

Les éléments de cet accord sont huit principaux résultats tenant compte de la nature intersectorielle des questions en jeu pour mettre fin à la déforestation en RDC, des engagements au niveau des politiques à mettre en œuvre, combinés à des objectifs plus techniques, et l’importance accordée à des processus transparents et à la participation des parties prenantes.

Ce soutien de 200 millions de dollars sera versé en deux tranches, la seconde après vérification de plusieurs jalons.

Vidar Helgesen, Ministre du climat et de l’environnement de la Norvège a expliqué : « Cette lettre d’intention devra être considérée comme une boussole. Elle définit la direction ambitieuse que la RDC prendra afin d’éviter le type de déforestation industrielle à laquelle nous assistons dans d’autres régions du monde. Nous allons surmonter les difficultés de mise en œuvre, mais si nous restons fidèles à l’esprit de cette lettre d’intention, nous ferons des progrès ».

Ce premier accord entre CAFI et la RDC intervient tout juste sept mois après le lancement de l’initiative, lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies qui s’est tenue à New York en 2015, en tant que partenariat axé sur la collaboration entre une coalition de donateurs (l’Union européenne, l’Allemagne, la Norvège, la France et le Royaume-Uni), six pays partenaires d’Afrique centrale (le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo et la République démocratique du Congo), et le Brésil en tant que partenaire Sud-Sud. Il s’est appuyé sur la Déclaration d’intention conjointe sur la REDD+ dans le bassin du Congo que les pays d’Afrique centrale et la plupart des donateurs de REDD+ ont signée lors du sommet sur le climat de Durban en 2011, qui vise à améliorer la gouvernance des forêts et le financement de la lutte contre le changement climatique dans la région. Les objectifs poursuivis par CAFI sont de reconnaître et de préserver la valeur des forêts dans la région en vue d’atténuer le changement climatique, de réduire la pauvreté, et de contribuer au développement durable.

Magdy Martínez-Solimán, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Directeur du Bureau de la politique et de l’appui aux programmes du PNUD, a déclaré : « Le PNUD félicite CAFI et la RDC pour cet accord novateur, ambitieux et porteur de transformations qui fournit des financements internationaux pour lutter contre le changement climatique aux pays qui mettent en œuvre des réformes politiques intelligentes visant à protéger les forêts et à les gérer de façon durable. Le PNUD continuera à soutenir ces efforts qui contribuent à la réalisation des Objectifs du Développement Durable et l’Agenda 2030 de développement durable ».

Le Bureau de pays du PNUD en RDC apporte un appui au gouvernement dans ce processus. Priya Gajraj, Directrice de pays du PNUD, a indiqué : « Le PNUD félicite le Gouvernement de la RDC de recourir à des financements REDD+ en vue de remédier de façon globale aux causes de la déforestation et d’intégrer une gestion durable de l’utilisation des sols, en tant que pilier de sa stratégie en matière de développement. Avec la signature de cette lettre d’intention, le pays pourra générer un changement transformateur dans plusieurs secteurs clés, avec le soutien continu du PNUD ».

La RDC est le premier pays des six partenaires d’Afrique centrale à signer une lettre d’intention.

Contact Information À Genève : Sarah Bel, spécialiste de la communication, sarah.bel@undp.org – Tél. : +41 22 917 8544 A Kinshasa: Aude Rossignol, spécialiste de la communication, aude.rossignol@undp.org Tél.: +243 99 79 69 157

United Republic of Tanzania: Burundians continuing to flee the country one year after crisis began - Briefing Notes, 22 April 2016

22 April 2016 - 11:28am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Burundi, Democratic Republic of the Congo, Rwanda, Uganda, United Republic of Tanzania

This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Leo Dobbs – to whom quoted text may be attributed – at the press briefing, on 22 April 2016, at the Palais des Nations in Geneva.

One year after the Burundi crisis began, almost 260,000 people have fled to nearby countries and thousands more could join them over the rest of the year unless a political solution is found and a descent into civil war averted.

People continue to arrive in neighbouring countries, albeit in smaller numbers in recent weeks as it becomes harder to cross borders. Many asylum seekers or new arrivals report human rights abuses in Burundi, including torture, sexual violence, arbitrary detention, intimidation, forced recruitment by militia, killings and extortion. To date, 259,132 people have fled the country, and we are planning our humanitarian response based on a figure of some 330,000 refugees by year's end.

Continuing international support is needed to help ease the tension and encourage an inclusive dialogue. With mass returns not currently expected soon, UNHCR will in the coming year put greater emphasis on education for children and youth, and encourage refugees to become self-sufficient at a time when budget shortfalls are leading to cuts in some assistance.

UNHCR is seeking almost US$175.1 million for its Burundi crisis operations this year, but has received only US$47.8 million to date, or some 27 per cent. This means we are struggling to provide even the basics such as shelter, household items and latrines. The provision of services such as specialized counselling, care for the disabled and elderly, protection of the environment and even primary health care may also fall by the way side.

Meanwhile, the worsening economic conditions inside Burundi could exacerbate the situation, fuelling further displacement and making return conditions less favourable. Most of the refugees and thousands of internally displaced will probably not return home under present conditions.

But for those in Tanzania (135,941 refugees), Rwanda (76,404), Democratic Republic of the Congo (22,204) and Uganda (24,583), conditions in exile are tough and a large influx would make their lives even more challenging.

These countries continue to generously accept people, despite space restrictions and capacity problems. But they will need increased international support to host more people. We urge host countries to keep their doors open and donors to continue and step up support for the refugee response.

In Burundi, the situation one year on is tense and marked by sporadic violence, which has killed more than 400 people since last year. People continue to cross from the provinces of Ruyigi, Muyinga, Kirundo, Rutana, Makamba, Rumonge, Bujumbura and Kibitoke to neighbouring countries, but there are also small numbers of people returning spontaneously. At least 25,000 people have fled to safer areas in Makamba, Rutana and Kirundo, but freedom of movement is becoming harder.

TANZANIA

Tanzania, which hosts the largest number of Burundian refugees, has been admitting an average 130 people a day. The bulk of the newly arrived Burundian refugees (more than 71,000) are living in the overcrowded Nyarugusu camp, which is now one of the largest refugee camps in the world with 140,540 refugees. Conditions are very difficult and UNHCR has put a priority on decongesting the camp. The rest live in Nduta and Mtendeli camps, which were reopened to ease congestion in Nyarugusu. But Nduta has reached its 55,000 capacity and from next week new arrivals will be taken to Mtendeli.

Management of the environment is a key issue in Tanzania, with deforestation in and around the refugee camps a concern for UNHCR. The government has asked us to stop using wooden poles to erect shelters and to distribute fuel-efficient stoves.

RWANDA

In Rwanda, new arrivals continue to be registered at a rate of around 130 per week. More and more urban refugees are approaching UNHCR to move to Mahama camp, in Eastern province, after spending the last of their savings to keep alive. This adds to the urgent need to construct more shelters in the camp, which is home to nearly 48,500 refugees-nearly half of whom are children.

UGANDA

In Uganda, the rate of new arrivals has been relatively stable in recent weeks, averaging between 150-250 week (25-35 a day) in April. Last week saw 167 Burundian refugees arrive at the Nakivale settlement in the southwest of the country. Refugees report difficulties crossing borders, especially without papers.

DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

The number of Burundian refugees in the Democratic Republic of the Congo (DRC) has steadily increased. About 900 refugees were registered in each of the first three months of the year. They included newly arrived Burundians and those who have been in the country for a while.

Most are staying at the Lusenda camp, which now hosts more than 16,000 refugees and has a capacity for 18,000. Other refugees are staying with host families in straitened circumstances. To improve conditions, UNHCR has this year built more shelters and health facilities and upgraded the water system. Supporting peaceful coexistence between refugees and the host community is a priority.

For further information on this topic, please contact:

In Bujumbura, Bernard Ntwari, ntwarib@unhcr.org, +257 78 310 564
In Kigali, Erika Fitzpatrick, fitzpat@unhcr.org, +250 788 38 98 28
In Kigali, Martina Pomeroy, pomeroy@unhcr.org, +250 788 38 9828
In Kampala, Charles Yaxley, yaxley@unhcr.org, +256 (0) 776 720 045
In Kinshasa, Andreas Kirchhof, kirchhof@unhcr.org, +243 81 700 9484
In Dar es Salaam,Stephen Mhando, mhando@unhcr.org, +255 784 730 424
In Dar es Salaam,Daria Santoni, santoni@unhcr.org, +255 22 260 2708 ext 2760
In Geneva, Leo Dobbs, dobbs@unhcr.org, +41 79 883 6347

Democratic Republic of the Congo: Le Coordonnateur humanitaire alloue 2 millions de dollars pour faire face aux conséquences des inondations en RDC

22 April 2016 - 8:27am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Democratic Republic of the Congo

Kinshasa, le 21 avril 2016 – Le Coordonnateur Humanitaire, Dr Mamadou Diallo vient d’allouer deux millions de dollars américains du Fonds Humanitaire pour faire face aux conséquences des inondations dans les provinces de la Tshopo, de la Mongala et de l’Equateur. « L’objectif est de pouvoir assister les ménages les plus vulnérables qui sont victimes des inondations et les aider à lutter contre les risques de choléra » a déclaré Dr Diallo.

Depuis le dernier trimestre de 2015, la République Démocratique du Congo connaît une pluviométrie abondante, allant parfois dans certains territoires jusqu’au-delà de 80% du niveau habituel dans une saison de pluies. Plus de 700 000 personnes ont été affectées par ces intempéries qui ont causé le décès de 91 personnes, détruit partiellement ou totalement 38 000 abris et dévasté 5 500 hectares de champs. Le fleuve Congo et plusieurs rivières sont sortis de leur lit entraînant des inondations sans précédent et saturant les sols. Cette situation expose des dizaines de milliers de personnes aux risques d’épidémie et autres conséquences humanitaires. « L’impact de ces inondations sur la sécurité physique et sanitaire ainsi que sur les moyens de subsistance des ménages affectés est énorme » a renchéri M. Rein, Paulsen, Chef de Bureau OCHA en RDC.

Cette enveloppe de deux millions de dollars américains est destinée à couvrir les besoins les plus prioritaires dans les secteurs de la santé, de l’eau, l’hygiène et l’assainissement ainsi que des articles ménagers et abris.

Democratic Republic of the Congo: R.D. Congo – Nord-Kivu: Note d’informations humanitaires no 08 du 21 avril 2016

22 April 2016 - 6:39am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Democratic Republic of the Congo

Faits saillants

  • Plus de 45 000 personnes déplacés dans sept sites sont affectées par les opérations militaires dans la zone de Mpati ; Presque 24 000 déplacés à risque de déguerpissement.

  • Les humanitaires sont en train d’évaluer les besoins humanitaires dans la zone de Mpati et plaident pour l’amélioration des conditions sécuritaires.

Aperçu de la situation

La situation humanitaire est toujours très précaire dans la zone de Mpati, Territoire de Masisi, où depuis fin mars plus de 35 000 personnes ont été forcées de quitter les sites de déplacement. La majorité de ces déplacés ne peut toujours pas retourner, empêchés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui mènent des opérations militaires contre les groupes armés dans la zone. Malgré un accès humanitaire restreint en raison de l’insécurité, des évaluations humanitaires continuent dans la zone depuis le 11 avril. La mission inter agences de la semaine dernière a permis de constater que les sept sites affectés (Bweru, Nyange, Kivuye, Mpati, Kalengera, Bibwe et Kitso), ont été soit vidés de leur population, partiellement vandalisés, accueillent de nouveaux déplacés ou font face à une interdiction de retour. Dans le site de Bweru, jusqu’à la semaine dernière environ 1 000 ménages seraient retournés dans certaines parties du site, mais le 16 avril les déplacés de neuf blocs ont été chassés de nouveau. Les déplacés sont dans les lieux publics ou en famille d’accueil dans les localités voisines. Environ 70% de la population du site de Mpati (pop totale 24 886 personnes) ont pris fuite vers la localité de Goriba.

Les humanitaires sont en train d’évaluer leur capacité de réponse. Cependant, l’assistance humanitaire demeure sujette à l’amélioration des conditions sécuritaires, autant pour les personnes déplacées que pour les acteurs humanitaires. L’interdiction d’accéder à certains (blocs des) sites est toujours en vigueur et soulève l’inquiétude des humanitaires. Dans un communiqué émis le 13 avril, le Coordonnateur humanitaire, Dr Mamadou Diallo, a plaidé pour la protection et le respect du caractère civil des sites de déplacements. Le sujet a également été abordé le 21 avril lors de la visite au Nord-Kivu du Rapporteur Spécial des Nations Unies pour les droits des personnes déplacées, Dr Chaloka Beyani.

Democratic Republic of the Congo: Uganda / DRC: Ten children to be reunited with their families in DRC

21 April 2016 - 2:23pm
Source: International Committee of the Red Cross Country: Democratic Republic of the Congo, Uganda

The ICRC in Kampala has successfully handed over ten minor children to the ICRC delegation in the DRC at Bunagana point on the Uganda-DRC border for reunification with their families.

The children, whose ages range from one to seventeen years, were separated from their families due to the ongoing conflict in the North Kivu region of the DRC. They had been staying at three different refugee settlements in the west of Uganda. The ICRC provided them with the necessary hygiene material, clothes and shoes, and ensured they received yellow fever vaccine prior to their voluntary repatriation.

ICRC delegates who transported the children to the Uganda-DRC border on Wednesday said the children were happy and excited, especially as they got close to the border and started to recognize the terrain.

Seemingly a simple act, the handover is a multi-tier and lengthy process involving different actors at different stages. Upon arrival in Uganda, when it is confirmed that they are unaccompanied minors, the children refugees are registered by the Uganda Red Cross (URCS) volunteers.

They are also able to write Red Cross Messages (RCM) to their families informing them about their location and conditions. These details are shared with the ICRC in the respective countries of origin of the children.

When the families of these children are located and RCMs successfully delivered, they reply to the RCMs and also mention if they are interested in reunification with the child. If the children also show their consent to be reunited, the ICRC requests the office of the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) to carry out Best Interest Determinations (BID) for them.

Upon receipt of approval from the BID panel, the ICRC requests the Office of the Prime Minister for permission to collect these children from the settlements and take them to the border where they are handed over to the ICRC delegation of the recipient country who will then reunite them with their respective families.

Present in Uganda since 1979, the ICRC supports families of missing persons and visits detainees to check on their conditions of detention and treatment. It also promotes the teaching and learning of International Humanitarian Law and basic Humanitarian principles among the armed forces, police and universities.

The ICRC in partnership with the Ugandan Red Cross Society reconnects families separated by armed conflicts in the region.

For further information, please contact:

Salah Uddin, ICRC Kampala: +256 772 221 994
Claire Aude Kaplun: +41 79 244 6405

Democratic Republic of the Congo: Des cas de fièvre jaune importés de l'Angola notifiés en RDC, avec des risques très élevés de transmission locale de l'épidémie au Kongo-Central et à Kinshasa (Ministère de la Santé Publique et OMS) | 19 avril 2016

21 April 2016 - 12:35pm
Source: World Health Organization Country: Angola, Democratic Republic of the Congo

Parmi les 12 cas de fièvre jaune confirmés depuis janvier 2016 en RDC, 11 se retrouvent majoritairement dans les provinces de kongo-central et de Kinshasa, deux régions ayant un trafic routier très intense avec l’Angola, pays actuellement en pleine épidémie et dont l'épicentre est Luanda, la capitale. Un seul cas autochtone a été confirmé positif dans la zone de santé de Mompono, province de la Tshuapa, plus au nord, dans l'ancienne province démembrée de l'Equateur. Ce dernier cas n'a aucun lien épidémiologique avec les autres cas susmentionnés (à Kinshasa et au Kongo-Central).

KINSHASA, 19 avril 2016. Au moins 12 cas de fièvre jaune ont été confirmés positifs en République Démocratique du Congo (RDC) depuis janvier 2016. Selon la Direction de Lutte contre la Maladie du Ministère de la Santé Publique, "les 11 cas de fièvre jaune confirmés positifs, [à la fois par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB, Kinshasa) et l’Institut Pasteur de Dakar dans la partie Sud-ouest de la RDC, c'est-à-dire Kongo-Central et Ville-province de Kinshasa] sont essentiellement des cas importés de l’Angola", pays voisin de la RDC actuellement en épidémie depuis décembre 2015. Le 12ème cas positif est celui autochtone et n’ayant aucun lien épidémiologique avec l’épidémie en cours en Angola. Il a été notifié dans la zone de santé de Mompono, dans la Province de la Tshuapa (dans l’ancienne province démembrée de l'Equateur).

A la date du 19 avril 2016, la RDC a déjà enregistré un total de 197 cas suspects de fièvre jaune, avec 28 décès suspects. Le nombre total de cas IgM+ analysés par l'INRB est de 23 cas tandis que le total de cas confirmés par l'Institut Pasteur de Dakar est de 12. La répartition de ces cas déjà confirmés se présente de la manière suivante:

• Ville-Provinces de Kinshasa: zone de santé de N'djili (2 cas);

• Province du Kongo-Central: zone santé de Kimpese (3 cas), zone de santé de Nsona-Pangu (4 cas), zone de santé Matadi (1 cas), zone de santé Kitona (1 cas); Bureau du Représentant | 42, avenue des Cliniques Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo (RDC) – Tél. : +47 241 39 027 – Fax : +47 241 39 070 SERVICE COMMUNICATION, PLAIDOYER & MEDIAS • Province de la Tshuapa: zone de santé de Mompono (1 cas).

Il s’agit pour l’essentiel de personnes qui ont présenté des signes évocateurs de la fièvre jaune lorsqu’elles ont consulté un médecin généraliste dans les formations sanitaires les plus proches. Dans le même temps, 13 nouveaux échantillons prélevés sont en cours d’analyse à l’Institut Pasteur de Dakar, tandis que de nouveaux cas suspects continuent à être détectés, en attendant l'analyse et la confirmation au laboratoire.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires apportent leur appui technique et financier au Ministère de la Santé Publique à travers les missions multidisciplinaires d'investigation des cas et de renforcement de la surveillance ainsi que les activités de sensibilisation de la population dans les provinces de Kinshasa et du Kongo-Central dans le but de mieux organiser la riposte. Les mêmes mesures de surveillance ont été également renforcées dans tout le pays, particulièrement dans les autres provinces de la RDC partageant la frontière commune avec l’Angola, à savoir : le Kwango, le Kasaï et le Lualaba.

"J'exhorte toute la population à la protection individuelle et collective, à renforcer la lutte contre les moustiques, vecteurs du virus, en éliminant notamment un maximum de gîtes larvaires. J'invite également les personnes vulnérables, surtout celles atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées, mais aussi les femmes enceintes, celles qui approchent leur terme à redoubler de vigilance contre les piqûres de moustiques", a indiqué le Dr Yokouidé Allarangar, Représentant de l'OMS en RDC. "Le vaccin contre la fièvre jaune demeure un des moyens sûrs et efficaces pour se protéger également contre cette maladie virale, car il n'existe pas de traitement à ce jour", a-t-il ajouté.

"Les vecteurs potentiels adultes (Aedes aegypti) ont été capturés pour être envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar pour une recherche approfondie du virus amaril", a dit pour sa part le Dr Vital Mondonge, chargé de la Surveillance intégrée & du Règlement Sanitaire International (RSI) à l'OMS RDC. Selon lui, "les risques entomologiques ainsi que les conditions d'une circulation virale locale de la fièvre jaune demeurent à un niveau élevé".

Pour le moment, les principales activités qui se poursuivent sur le terrain, à Kinshasa, au Kongo-Central et dans les autres provinces frontalières avec l'Angola se résument de la manière suivante:

• Sensibilisation de la population sur les risques de la maladie et les comportements à adopter;

• Mise en œuvre des mesures efficaces de surveillance et de contrôle de la fièvre jaune aux points d’entrée frontaliers;

• Renforcement de la surveillance épidémiologique et le système d'alerte;

• Organisation des briefings pour les prestataires sur les signes de la maladie et les moyens de prévention;

• Poursuite des enquêtes entomologiques dans les zones de santé à risque ou ayant notifié des cas suspects;

• Prélèvement des échantillons supplémentaires pour les analyses biologiques pertinentes;

• Recherche active des cas ainsi que la prise en charge de ces derniers;

• Appui aux différentes Divisions provinciales de la santé (DPS) dans l’évaluation des besoins (vaccins et autres intrants) en vue d’une riposte conséquente.

NOTE POUR LES REDACTEURS. La lutte contre la fièvre jaune repose exclusivement sur la lutte contre le moustique de type Aedes aegypti et la protection individuelle. Il est essentiel de savoir que le moustique pond dans des retenues d’eau stagnantes de petites tailles et de faibles profondeurs. A noter aussi que 80% des lieux de ponte du moustique sont d’origine humaine (entre autres les coupelles de fleurs, les gouttières bouchées, les piscines non entretenues mais aussi les déchets divers), tandis que 20% sont d’origine naturelle, à savoir les troncs d’arbres, les flaques d’eau, les bords d’étangs.
Relations Média :
Eugene Kabambi | Chargé de Communication | Tel: +243 81 715 1697, +47 241 39 027 Email: kabambie@who.int

Democratic Republic of the Congo: Southern Africa drought triggers DR Congo food shortage

21 April 2016 - 6:55am
Source: Agence France-Presse Country: Democratic Republic of the Congo, Zambia

Lubumbashi, DR Congo | AFP | Thursday 4/21/2016 - 10:47 GMT

by Lucien Kahozi

Children are going to bed hungry in DR Congo's second city, their parents say, as food shortages caused by a severe drought in southern Africa drive up prices.

For Lubumbashi's two million plus people, who depend for almost all their staples on imports from nearby Zambia, the talk is all about the soaring price of maize flour -- and the shortage of this basic food.

"It has been more than a month since Zambia refused to deliver export permits for their flour," Coundouris Psaromatis, a Greek businessman who runs a chain of shops and supermarkets in Lubumbashi, told AFP.

"In all of my shops, I have no more bags of maize flour to sell: it's all gone."

This week a delegation of four key ministers travelled from the capital Kinshasa to the southeastern copper and cobalt mining hub to address the growing crisis. A day later President Joseph Kabila came too.

Jeanne Kayakez, a maize flour seller at the main Mzee-Kabila market who has 11 children, says even she is struggling.

"Even I am unable to feed my children at the moment. For two weeks we've been eating cassava roots and sometimes rice. It's really sad," she said.

'Stop lying to us'

Times are tough, said Eudoxie Gungwa, who sells clothes at the market.

"People aren't buying my clothes and maize flour is rare and expensive. What'll happen to us? The authorities should stop lying to us with false promises," she said.

Lubumbashi has suffered particularly badly following a move by Zambian authorities to limit the export of corn and corn products, such as maize flour -- a key ingredient in local cooking.

Zambia, along with Malawi, Zimbabwe and Lesotho, is suffering food supply problems, while South Africa has said the recent drought was its worst in more than 100 years.

Faced by food shortages Zambian officials banned the export of corn and corn products on April 5.

Though the restriction was lifted a week later, the volume of corn products crossing into DR Congo has yet to recover to pre-ban levels, causing shortages in the country's south east.

Lubumbashi, which is just 50 kilometres (30 miles) from the Zambian border, has been hit hardest.

Last Saturday, a 25 kilo (55 pound) bag of maize flour was selling for 20,000 Congolese francs ($21.50 at the unofficial, local exchange rate) compared to just $10 in January.

Earlier that week the price reached a peak of $30 per bag.

'Dishonest traders'

The World Food Programme (WFP) said it is following the situation closely.

In an interview with AFP, Agriculture Minister Emile Mota accused "dishonest traders" of causing the shortages by taking advantage of the period before the harvest.

The ministerial taskforce said it had taken a series of measures to "flood the markets of Lubumbashi" with maize flour, including exempting corn and corn products from import duties.

But one agricultural expert, who asked to remain anonymous, blamed the "weakness of the local offering", pointing to the area's high population growth and heavy dependence on copper and cobalt mining.

The expert said the season in the Lubumbashi area had been good but warned that the food produced during the harvest from May to June would not be enough to end the crisis.

str/mj/gw/ccr/cw

World: Semaine mondiale de la vaccination 2016 : Changer la donne en matière de vaccination doit devenir la norme dans le monde

21 April 2016 - 6:01am
Source: World Health Organization Country: Afghanistan, Cambodia, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, India, Indonesia, Iraq, Nigeria, Pakistan, Philippines, Senegal, South Africa, Uganda, World

21 AVRIL 2016 | GENÈVE – Lors de la Semaine mondiale de la vaccination 2016, organisée du 24 au 30 avril, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)  met en lumière certaines avancées récentes dans la couverture vaccinale et décrit de nouvelles mesures que les pays peuvent prendre pour _« Combler les lacunes en matière de vaccination »_ et atteindre les cibles mondiales fixées pour 2020.   
 
« L’an dernier, la vaccination a remporté des victoires remarquables contre la poliomyélite, la rubéole et le tétanos maternel et néonatal », indique le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « Mais c’étaient des victoires isolées. La poliomyélite a été éliminée dans un pays, le tétanos dans trois pays et la rubéole dans une région géographique. Le défi consiste à ce que les victoires comme celles-ci deviennent la norme. »
 
La vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès par an, mais on pourrait sauver 1,5 million de vies supplémentaires avec une amélioration de la couverture vaccinale dans le monde. On estime aujourd’hui que 18,7 millions d’enfants, soit près d’un sur cinq dans le monde, ne bénéficient pas encore de certaines vaccinations systématiques pour des maladies évitables, comme la diphtérie, la coqueluche ou le tétanos.
 
En 2012, l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé le Plan d’action mondial pour les vaccins (GVAP), un engagement pour que personne ne passe à côté des vaccinations essentielles. Malgré les progrès de la couverture vaccinale dans certaines régions et dans certains pays l’an dernier, nous sommes toujours en retard pour atteindre les cibles mondiales de la vaccination.
 
Nous sommes dans les temps que pour une seule des six cibles : l’introduction de vaccins nouveaux ou sous-utilisés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Au cours des cinq dernières années, 86 de ces pays ont procédé à 128 introductions des vaccins suivants : vaccin contenant le Hib, vaccin antipneumococcique conjugué, vaccin antirotavirus, vaccin contre le papillomavirus humain, vaccin contre la rubéole et vaccin antipoliomyélitique inactivé. La cible était d’au moins 90 pays à revenu faible ou intermédiaire en 2015.
 
Changer la donne en matière de vaccination
 
On a assisté à certains progrès majeurs l’an dernier.
 
L’Inde a rejoint le Cambodge, la Mauritanie et Madagascar pour l’élimination du tétanos maternel et néonatal.  Elle a également amélioré la couverture de la vaccination par trois doses de vaccin antitétanique-antidiphtérique-anticoquelucheux (DTC3), la portant à 83 %.
 

Malgré les difficultés engendrées par le virus Ebola, y compris pour la couverture de la vaccination systématique, la Région africaine a fait un pas de plus vers la certification d’être exempte de poliomyélite, avec le retrait du Nigéria de la liste des pays d’endémie. En 2012 encore, on enregistrait dans ce pays la moitié des cas de poliomyélite dans le monde. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux pays d’endémie seulement, l’Afghanistan et le Pakistan.
 
La Région des Amériques a été la première à éliminer la rubéole, une maladie virale contagieuse à l’origine de multiples anomalies congénitales et d’une mortalité fœtale lorsqu’elle est contractée par les femmes au cours de la grossesse.
 
De plus, cinq ans après l’introduction du vaccin conjugué contre le méningocoque A, la vaccination de plus de 230 millions de personnes a permis d’endiguer et de presque éliminer la méningite A, une maladie mortelle, dans la « Ceinture africaine de la méningite » qui s’étend du Sénégal à l’Éthiopie.
 
De nouveaux vaccins contre la dengue, le virus Ebola et le paludisme changeront potentiellement la donne dans un proche avenir. Par exemple, grâce à la stratégie de la « vaccination en anneau », le vaccin anti-Ebola est administré à quiconque a été en contact avec un sujet infecté, ainsi qu’aux contacts des contacts.

Et le nouveau schéma vaccinal contre la poliomyélite, avec le retrait du vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 dans 155 pays ce mois-ci, constitue une étape cruciale pour arriver à un monde exempt de cette maladie.

« Bien qu’on ait assisté à des progrès de la vaccination dans le monde, la couverture vaccinale mondiale a marqué le pas ces dernières années », déplore le Dr Flavia Bustreo, Sous-Directeur général à l’OMS pour le Groupe Santé de la famille, de la femme et de l’enfants et Vice-Président du Conseil de Gavi, l’Alliance du vaccin. « Bien trop d’occasions sont manquées chaque jour pour atteindre les enfants non vaccinés et combler les lacunes en matière de vaccination. »
 
Réduire les occasions manquées

Pour améliorer la couverture vaccinale, l’OMS demande aux pays de couvrir davantage d’enfants qui échappent aux systèmes de vaccination systématique, en particulier ceux qui vivent dans des pays, des districts ou des zones où moins de 80 % d’entre eux reçoivent ces vaccins ou ceux qui vivent dans des pays en proie à des conflits ou affectés par des situations d’urgence.

Plus de 60 % des enfants non vaccinés vivent dans 10 pays : l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Inde, l’Indonésie, l’Iraq, le Nigéria, l’Ouganda, le Pakistan, les Philippines et la République démocratique du Congo.

De même, lorsqu’un enfant ou un adulte, qui n’est pas vacciné ou pas complètement vacciné, va dans un établissement de soins pour quelque raison que ce soit, les agents de santé doivent vérifier son dossier de vaccination et il faut alors lui administrer tous les vaccins qui lui manquent.
Or, des évaluations récentes sur le terrain dans la Région des Amériques et la Région africaine ont montré qu’entre 23 % et 96 % des enfants qui remplissent les conditions requises et sont venus dans un établissement de soins pour la vaccination ou un traitement médical, ont quitté cet établissement sans avoir reçu les doses vaccinales dont ils avaient besoin.

« Ce ne sont pas des enfants que l’on considèrerait comme étant ‘difficiles à atteindre’ ou appartenant à des populations mal desservies », reconnaît le Dr Jean-Marie Okwo-Bele, Directeur,  Vaccins,  vaccination, et produits biologiques, OMS. « Il est facile de faire progresser la couverture vaccinale rien qu’en s’occupant des enfants venant déjà dans les établissements de santé. »

Revenir dans les temps
 
De nombreux succès obtenus l’an dernier ont été dus à un renforcement du leadership et de la responsabilisation à tous les niveaux, national régional et mondial.  
 
« Lorsque les pays et les partenaires mettent en place et font respecter des systèmes clairs de responsabilisation, mesurent les résultats et corrigent le tir lorsque les résultats ne sont pas atteints, on peut combler les lacunes », ajoute le Dr Okwo-Bele.
 
L’an dernier, le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) a défini 5 facteurs permettant d’obtenir des résultats significatifs en matière de couverture vaccinale :  
 

  • qualité et utilisation des données
  • engagement des communautés
  • amélioration de l’accès aux services de vaccination pour les populations marginalisées ou déplacées
  • systèmes de santé solides
  • accès aux vaccins partout et en permanence

Pour le renforcement de la qualité et de l’utilisation des données, l’Assemblée mondiale de la Santé  a adopté une résolution l’an dernier sur le prix des vaccins, demandant aux pays de fournir à l’OMS les prix des vaccins. Actuellement, la base de données de l’OMS renferme 1600 prix pour près d’une cinquantaine de vaccins dans 42 pays, mais aussi chez les acheteurs internationaux, comme la plateforme d’achat disponible dans la Région OMS des Amériques, ou l’UNICEF, ce qui en fait la plus grande base de données internationale sur les prix des vaccins.

Comme le prix des vaccins représente une part importante des budgets nationaux pour la vaccination et comme le prix des nouveaux vaccins est plus élevé que celui des vaccins traditionnels, les coûts constituent un obstacle difficile à surmonter pour les pays voulant introduire de nouveaux vaccins.

Note aux rédactions
Le Plan d’action mondial pour les vaccins voit un monde où plus personne n’est exposé aux maladies évitables par la vaccination d’ici à 2020. Il a fixé 6 cibles à moyen terme pour 2015 :
 
Vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3)
Cible : Couverture par trois doses vaccinales de 90 % à l’échelle nationale et de 80 % dans chaque district ou unité administrative équivalente en 2015.
Retard : 65 pays
 
Introduction de vaccins nouveaux ou sous-utilisés
Cible : Au moins 90 pays à revenu faible ou intermédiaire ont introduit un ou plusieurs vaccins nouveaux ou sous-utilisés en 2015.
DANS LES TEMPS
 
Éradication de la poliomyélite
Cible : Un monde sans poliomyélite
Retard : il reste 2 pays où la poliomyélite est endémique
 
Tétanos maternel et néonatal : Élimination mondiale fin 2015
Cible : Éliminer le tétanos maternel et néonatal dans 59 pays prioritaires
Retard : 21 pays
 
Élimination de la rougeole
Cible : Élimination dans au moins quatre Régions de l’OMS fin 2015
Retard : 15 % des enfants ne sont pas vaccinés contre la rougeole
 
Élimination de la rubéole
Cible : Élimination de la rubéole dans deux Régions de l’OMS fin 2015
Retard : La moitié des enfants ne sont pas vaccinés contre la rubéole
 
Contacts pour les médias :

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Chargé de communication
Portable : +41 79 500 65 52
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Rwanda: Rwanda: Factsheet, March 2016

21 April 2016 - 3:58am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Burundi, Democratic Republic of the Congo, Rwanda

HIGHLIGHTS: Trends

Spike in requests for relocation from Kigali to Mahama camp: UNHCR has noted a considerable increase in requests from Burundian urban refugees to be relocated to Mahama in February (104 individuals) and March (188 individuals) as compared to January (15 individuals). Refugees are reporting that the cost of living in Kigali is too high. Some of them express misconceptions about the recent press statement by the Rwandan Government concerning the relocation of Burundian refugees to third countries, thinking that camp-based refugees have a better chance of being resettled to third countries. UNHCR and partners assess each request on a case by case basis to identify the most vulnerable refugees in need of transfer to the camp, as the absorption capacity of Mahama is limited to due lack of shelters. Currently, there are 282 individuals pending relocation, of which 70 have been assessed as being vulnerable.

New arrivals: UNHCR continues to register new arrivals from Burundi at an average of 25 per day. Many new arrivals are heading straight to urban areas as they prefer to be registered in Kigali and not at the reception centers. Others proceed directly to the new Gatore reception center near Mahama, where they stay for an average of 4-6 days pending the availability of shelter in Mahama camp.

Burundi: Burundi Situation 2016 Funding Update as of 18 April 2016

20 April 2016 - 2:34pm
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Burundi, Democratic Republic of the Congo, Rwanda, Uganda, United Republic of Tanzania, Zambia

Democratic Republic of the Congo: RSF s'inquiète de la "dégradation" de la liberté de la presse en RDC

20 April 2016 - 12:32pm
Source: Agence France-Presse Country: Democratic Republic of the Congo

Kinshasa, RD Congo | AFP | mercredi 20/04/2016 - 16:11 GMT

Reporter sans frontière(RSF) s'est inquiété mercredi dans un communiqué de "la brusque dégradation" de la situation de la liberté de la presse en République démocratique du Congo.

La RDC occupe la 152e place sur 180 dans le classement mondial 2016 de la liberté de la presse établi par RSF, reculant de trois places en une année, note cette organisation de défense de la presse.

"Au-delà de la place au classement (...) c’est la performance absolue de la RDC en matière de liberté de la presse qui s’effondre", écrit RSF.

"Les détentions arbitraires, les coupures de signaux radio et les intimidations se normalisent. Nous sommes très inquiets de l'accroissement de toutes ces agressions envers les journalistes et les médias du pays", ajoute le texte.

Selon RSF, "le pouvoir harcèle de plus en plus les organes de presse" en RDC, alors que le climat politique est très tendu dans le pays en raison de l'incertitude liée au très probable report de la présidentielle, censée avoir lieu à la fin du mois de novembre.

En RDC, l'opposition accuse le président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manœuvrer pour se maintenir à la tête du pays au-delà du terme de son mandat.

En 2015, "une dizaine de médias ont même été fermés ou suspendus, des émissions interdites, du matériel confisqué et des locaux saccagés dans plusieurs régions du pays", ajoute le communiqué.

RSF dénonce également une "insuffisance des autorités congolaises dans la protection physique des journalistes", citant entre autres le cas du meurtre en avril 2015 du journaliste Soleil Balanga dans l'ancienne province de l’Équateur (nord-ouest).

Interrogé par l'AFP, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a indiqué que les crimes contre les journalistes "ne sont ni tolérés, ni impunis".

En février, la justice congolaise a condamné à la peine capitale un des cinq prévenus poursuivis pour l'assassinat de M. Balanga. Depuis 2002, la peine de mort n'est plus appliquée en RDC suite à un moratoire mais commuée en prison à perpétuité.

Mercredi, l'organisation congolaise Journaliste en danger (Jed) a dénoncé l'agression le 14 avril à Kikwit dans la province du Kwilu (sud-ouest) du journaliste Badylon Kawanda, travaillant pour une radio locale, "dans les installations de l'ANR (Agence Nationale des Renseignements)", "après avoir décliné sont identité de journaliste."

mbb/jl

© 1994-2016 Agence France-Presse

Democratic Republic of the Congo: Des cas de fièvre jaune importés de l'Angola notifiés en RDC, avec des risques très élevés de transmission locale de l'épidémie au Kongo-Central et à Kinshasa (Ministère de la Santé Publique et OMS) | 16 avril 2016

20 April 2016 - 11:11am
Source: World Health Organization Country: Angola, Democratic Republic of the Congo

PARMI LES 12 CAS DE FIÈVRE JAUNE CONFIRMÉS DEPUIS JANVIER 2016 EN RDC, 11 SE RETROUVENT MAJORITAIREMENT DANS LES PROVINCES DE KONGO-CENTRAL ET DE KINSHASA, DEUX RÉGIONS AYANT UN TRAFIC ROUTIER TRÈS INTENSE AVEC L’ANGOLA, PAYS ACTUELLEMENT EN PLEINE ÉPIDÉMIE ET DONT L'ÉPICENTRE EST LUANDA, LA CAPITALE. UN SEUL CAS AUTOCHTONE A ÉTÉ CONFIRMÉ POSITIF DANS LA ZONE DE SANTÉ DE MOMPONO, PROVINCE DE LA TSHUAPA, PLUS AU NORD, DANS L'ANCIENNE PROVINCE DÉMEMBRÉE DE L'EQUATEUR. CE DERNIER CAS N'A AUCUN LIEN ÉPIDÉMIOLOGIQUE AVEC LES AUTRES CAS SUSMENTIONNÉS (À KINSHASA ET AU KONGO-CENTRAL).

"Les risques d'une transmission locale du virus amaril demeurent élevés, en raison de la présence des moustiques de type Aedes et des gîtes larvaires", indique la mission d'investigation conjointe OMS-Ministère de la Santé Publique dans le Kongo-Central. by OMS RDC, Mise à jour

KINSHASA, 19 avril 2016. Au moins 12 cas de fièvre jaune ont été confirmés positifs en République Démocratique du Congo (RDC) depuis janvier 2016. Selon la Direction de Lutte contre la Maladie du Ministère de la Santé Publique, "les 11 cas de fièvre jaune confirmés positifs, [à la fois par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB, Kinshasa) et l’Institut Pasteur de Dakar dans la partie Sud-ouest de la RDC, c'est-à-dire Kongo-Central et Ville-province de Kinshasa] sont essentiellement des cas importés de l’Angola", pays voisin de la RDC actuellement en épidémie depuis décembre 2015. Le 12ème cas positif est celui autochtone et n’ayant aucun lien épidémiologique avec l’épidémie en cours en Angola. Il a été notifié dans la zone de santé de Mompono, dans la Province de la Tshuapa (dans l’ancienne province démembrée de l'Equateur).

A la date du 19 avril 2016, la RDC a déjà enregistré un total de 197 cas suspects de fièvre jaune, avec 28 décès suspects. Le nombre total de cas IgM+ analysés par l'INRB est de 23 cas tandis que le total de cas confirmés par l'Institut Pasteur de Dakar est de 12. La répartition de ces cas déjà confirmés se présente de la manière suivante:

  • Ville-Provinces de Kinshasa: zone de santé de N'djili (2 cas);

  • Province du Kongo-Central: zone santé de Kimpese (3 cas), zone de santé de Nsona-Mpangu (4 cas), zone de santé Matadi(1 cas), zone de santé Kitona (1 cas);

  • Province de la Tshuapa: zone de santé de Mompono (1 cas).

Il s’agit pour l’essentiel de personnes qui ont présenté des signes évocateurs de la fièvre jaune lorsqu’elles ont consulté un médecin généraliste dans les formations sanitaires les plus proches. Dans le même temps, 13 nouveaux échantillons prélevés sont en cours d’analyse à l’Institut Pasteur de Dakar, tandis que de nouveaux cas suspects continuent à être détectés , en attendant l'analyse et la confirmation au laboratoire.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires apportent leur appui technique et financier au Ministère de la Santé Publique à travers les missions multidisciplinaires d'investigation des cas et de renforcement de la surveillance ainsi que les activités de sensibilisation de la population dans les provinces de Kinshasa et du Kongo-Central dans le but de mieux organiser la riposte. Les mêmes mesures de surveillance ont été également renforcées dans tout le pays, particulièrement dans les autres provinces de la RDC partageant la frontière commune avec l’Angola, à savoir : le Kwango, le Kasaï et le Lualaba.

"J'exhorte toute la population à la protection individuelle et collective, à renforcer la lutte contre les moustiques, vecteurs du virus, en éliminant notamment un maximum de gîtes larvaires. J'invite également les personnes vulnérables, surtout celles atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées, mais aussi les femmes enceintes, celles qui approchent leur terme à redoubler de vigilance contre les piqûres de moustiques", a indiqué le Dr Yokouidé Allarangar, Représentant de l'OMS en RDC. Le vaccin contre la fièvre jaune demeure un des moyens sûrs et efficaces pour se protéger également contre cette maladie virale, car il n'existe pas de traitement à ce jour, a-t-il ajouté.

"Les vecteurs potentiels adultes (Aedes aegypti) ont été capturés pour être envoyés à l’Institut Pasteur de Dakar d'une recherche approfondie du virus amaril", a dit pour sa part le Dr Vital Mondonge, chargé de la Surveillance intégrée & du Règlement Sanitaire International (RSI) à l'OMS RDC. Selon lui,"les risques entomologiques ainsi que les conditions d'une circulation virale locale de la fièvre jaune demeurent à un niveau élevé".

Pour le moment, les principales activités qui se poursuivent sur le terrain, à Kinshasa, au Kongo-Central et dans les autres provinces frontalières avec l'Angola se résument de la manière suivante:

  • Sensibilisation de la population sur les risques de la maladie et les comportements à adopter;
    Mise en œuvre des mesures efficaces de surveillance et de contrôle de la fièvre jaune aux points d’entrée frontaliers;

  • Renforcement de la surveillance épidémiologique et le système d'alerte;

  • Organisation des briefings pour les prestataires sur les signes de la maladie et les moyens de prévention;

  • Poursuite des enquêtes entomologiques dans les zones de santé à risque ou ayant notifié des cas suspects;

  • Prélèvement des échantillons supplémentaires pour les analyses biologiques pertinentes;

  • Recherche active des cas ainsi que la prise en charge de ces derniers;

  • Appui aux différentes Divisions provinciales de la santé (DPS) dans l’évaluation des besoins (vaccins et autres intrants) en vue d’une riposte conséquente.

NOTE POUR LES REDACTEURS. La lutte contre la fièvre jaune repose exclusivement sur la lutte contre le moustique de type Aedes aegypti et la protection individuelle. Il est essentiel de savoir que le moustique pond dans des retenues d’eau stagnantes de petites tailles et de faibles profondeurs. A noter aussi que 80% des lieux de ponte du moustique sont d’origine humaine (entre autres les coupelles de fleurs, les gouttières bouchées, les piscines non entretenues mais aussi les déchets divers), tandis que 20% sont d’origine naturelle, à savoir les tronc d’arbres, les flaques d’eau, les bords d’étangs.

Congo: WFP Republic of Congo Country Brief, March 2016

20 April 2016 - 11:01am
Source: World Food Programme Country: Central African Republic, Congo, Democratic Republic of the Congo

Highlights

  • The School Feeding Programme faces critical shortfalls from May 2016 onwards.

  • In March, food assistance was provided for 14,389 CAR refugees.

  • In March, food assistance was also provided for 3,296 DRC refugees.