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Updated: 58 min 19 sec ago

Democratic Republic of the Congo: RD Congo - Sud-Kivu: Réalisations de la communauté humanitaire en 2014 (au 24 février 2015)

26 February 2015 - 12:41pm
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Democratic Republic of the Congo

Près de 3 millions de personnes vulnérables, notamment des personnes déplacées internes (PDI) et retournées, ont été assistées dans les huit domaines d’intervention humanitaire au Sud-Kivu. La protection des civils demeure une des principales préocupations de la commu-nauté humanitaire.

Democratic Republic of the Congo: Villagers flee as DR Congo army pursues Rwandan rebels

26 February 2015 - 10:30am
Source: Agence France-Presse Country: Democratic Republic of the Congo

Bukavu, DR Congo | AFP | Thursday 2/26/2015 - 15:11 GMT | 651 words

Fearful villagers have been fleeing their homes in eastern Democratic Republic of Congo as the army pursues Rwandan Hutu rebels in a new offensive, a resident said on Thursday

Troops have captured all positions of the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) around Mulenge since it launched the offensive two days ago in the Uvira territory of South Kivu province, an officer told AFP by phone on Wednesday.

A day later, "Mulenge and the surrounding villages have no more FDLR in them, so there is no more fighting in these centres, but we are taking the battle to the deep forests where the FDLR hold out," an officer said from the front.

"Many inhabitants have fled Mulenge 1 and 2 and taken shelter in Katala and Mushegereza. Some have been taken in by families and others are in the two primary schools and a Protestant church," a resident told AFP.

Troops of the national armed forces (FARDC) have killed three fighters in the FDLR, which is currently believed to number between 1,500 and 2,000, and captured eight rebels, according to military spokesman General Leon-Richard Kasonga and updated tolls.

"It's above all in the forest of Kitavu-Kambegere" to the south "where they have sought shelter," the frontline officer added. "We're pursuing them. Our goal is for them to lay down their arms and return to Rwanda."

The FDLR was founded by fighters who fled across the border from Rwanda in 1994, accused of taking part in the three-month genocide of 800,000 people, mainly minority Tutsis, before a Tutsi-led army led by today's President Paul Kagame put an end to the massacres.

The DRC government of President Joseph Kabila has been under international pressure to tackle the FDLR, which is among the most intractable of many armed groups operating in the North and South Kivu provinces, displacing scores of thousands of villagers.

The Rwandan rebels are blamed for killings, rapes, lootings and the forced enlistment of children in the resource-rich Kivus, where they also traffic in timber and gold.

A resident of Lemera, about 30 kilometres (19 miles) from Mulenge, told AFP that the situation was calm on Thursday. "We're fine. We can no longer hear guns being fired, but the soldiers who went up (on to higher ground) have still not come back. It seems that they have already moved further up on to the high plateau."

  • 'Human shields' -

When the offensive was first announced by the Kinshasa government on January 29, the large UN mission in the country, MONUSCO, offered essential logistical, strategic and operational support, just as it had in 2013 to help defeat a rebellion by army mutineers in the M23 movement.

MONUSCO includes a Force Intervention Brigade of about 3,000 men with an unprecedented mandate in a UN Security Council resolution to attack armed movements "in a robust, highly mobile and versatile manner."

But the UN mission withdrew its offer of support when Kinshasa refused to replace two generals in charge of North Kivu operations, Bruno Mandevu and Sikabwe Fall, who are both suspected of serious human rights abuses.

While the Congolese offensive has concentrated on the Mulenge region, a military observer pointed out that "this zone is not (particularly) known for the FDLR", who operate "generally ... further to the west."

Efforts were under way to separate FDLR fighters from women and children in the movement, "who have been in difficulty for 48 hours and who get used as human shields," an army officer said Thursday.

An officer earlier told AFP that the FARDC had prepared a "humanitarian corridor" and would place civilians in the care of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR).

The UNHCR and MONUSCO's department for disarmament, demobilisation and social reintegration will deploy a joint team to assess humanitarian needs and "to support people potentially displaced since operations started", UN spokesman Charles Bambara said Wednesday.

str/hab/nb/mjs

© 1994-2015 Agence France-Presse

Central African Republic: Map of LRA affected areas (as of 31 Dec 2014)

26 February 2015 - 6:30am
Source: Conciliation Resources Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo, South Sudan, Sudan, Uganda

The Voice of Peace - News and views from conflict-affected areas of CAR, DRC, South Sudan and Uganda - Issue 12, October-December 2014

Democratic Republic of the Congo: Un camp se transforme en village

26 February 2015 - 6:28am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Democratic Republic of the Congo

Rédigé par Céline Schmitt

Le soleil se couche sur le camp de Lukwangulo au Katanga, en République démocratique du Congo, tandis que les femmes reviennent des champs et des puits. Sur leurs lèvres, une chanson traditionnelle et joyeuse. Sur leur tête, des feuilles de manioc. Ce soir, elles dormiront profondément – loin du son des balles.

Sakina, 50 ans et mère de huit enfants, est l'une des dirigeantes du camp, qui a été établi en octobre 2010 pour héberger des personnes qui avaient fui la violence et les conflits faisant rage sur le territoire de Fizi du Sud-Kivu. Ce camp accueille à présent près de 3 500 personnes déplacées. Beaucoup parmi elles espèrent y rester.

« Nous ne souhaitons pas rentrer », me dit Sakina. « Les femmes, les jeunes filles et les enfants qui sont ici ont été violés. Ils ne peuvent pas oublier et ils ont peur de rentrer chez eux. Les gens ont perdu leur vie là-bas. Certaines femmes sont veuves. Voilà pourquoi nous ne voulons pas rentrer chez nous ».

« Les femmes, les filles et les enfants qui sont ici ont été violés. Ils ne peuvent pas oublier et ils ont peur de rentrer chez eux »

Rachidi Mahonga dirige le comité des personnes déplacées internes à Lukwangulo. Il sait que la situation instable qui règne dans son pays laisse peu de choix aux personnes présentes dans le camp.

« La guerre n'est pas finie », dit-il. Il explique que certaines personnes ont essayé de rentrer dans leur village et leurs champs et elles ont vu que des groupes armés contrôlaient toujours la région. « Nous sommes des chasseurs. Nous savons quand des gens passent. Nous voyons les traces de leurs bottes ».

Afin d'aider des personnes qui souhaitent rester à Lukwangulo, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a ouvert des discussions avec les autorités locales. Le HCR et les autorités locales soutiennent cette idée.

« Je les ai accueillis, je leur ai donné des terres à cultiver », explique Kabwa Asumani, le chef du village de Lukwangulo âgé de 84 ans. « Vous voyez qu'ils ont construit des maisons sur les terrains que je leur ai donnés. Je n'ai pas encore jamais eu de problème avec eux. Tant qu'ils sont paisibles, je n'ai pas de problème avec eux. S'ils veulent rester, ils peuvent rester ici en paix. Je n'y vois pas d'inconvénient ».

« S'ils veulent rester, ils peuvent rester ici en paix. Je n'y vois pas d'inconvénient ».

Le chef Rachidi explique que les déplacés internes se sentent accueillis dans la région. « Nous avons été très bien reçus ici par le chef de la localité. Nous nous sentons bien et nous souhaitons rester ici ».

Ayant reçu le feu vert du chef et des autorités locales pour leur intégration locale, les résidents du camp de déplacés internes de Lukwangulo vont à présent commencer à transformer le camp en village. La première étape consiste à transformer leurs abris de bâches en plastique en maisons traditionnelles faites de briques de boue et de paille. Le HCR leur fournira des tôles pour les portes et les fenêtres.

Toutefois, construire plus d'abris permanents n'est pas la seule chose dont les personnes déplacées internes auront besoin pour s'établir à Lukwangulo. Elles ont également besoin d'un accès à l'éducation pour leurs enfants, aux soins de santé, à un approvisionnement en eau potable, et elles doivent pouvoir subvenir elles-mêmes à leurs besoins.

De retour au Sud-Kivu, de nombreux enfants n'ont pas eu accès à l'éducation. « Les enfants ne pouvaient pas se rendre à l'école à cause de l'insécurité », se souvient Rachidi. « C'était dangereux ».

« Les femmes enceintes qui se rendent au centre de santé pour accoucher mettent parfois leur bébé au monde sur la route ».

Le HCR collabore actuellement avec la Commission nationale pour les réfugiés et a demandé aux autorités locales de faire accréditer l'école du camp de Lukwangulo par le ministère de l'Éducation. Cette mesure permettrait de reconnaître officiellement les professeurs, qui pourraient alors être rémunérés par l'État.

Mais d'autres services essentiels manquent encore.

« Le centre de santé se trouve à cinq kilomètres », explique Sakina. « Les femmes enceintes qui se rendent au centre de santé pour accoucher mettent parfois leur bébé au monde sur la route. Si nous tombons malades pendant la nuit, c'est un gros problème. Nous n'avons pas non plus assez d'argent pour payer, même pour le carnet de santé qui coûte 2 800 francs [environ 3 dollars américains] et qui est utilisée par le personnel de santé pour garder une trace des consultations. Nous aimerions demander la construction d'un dispensaire à Lukwanguloé ».

Pour aider les personnes déplacées à devenir plus autosuffisantes et moins dépendantes de l'aide humanitaire, le HCR distribue des outils agricoles, comme des bêches, afin que ces personnes puissent cultiver les terres qui leur sont attribuées par le chef local.

Agnes Ntambwe est une enseignante de 52 ans. « Nous ne pouvons pas continuer à tendre la main pour être assistés », explique-t-elle. « Nous avons des mains pour travailler, mais nous avons besoin de semences et d'outils agricoles. Nous avons reçu des terres. Le chef du village a donné à chacun de nous une parcelle de terrain en fonction de sa force pour la cultiver. Mais en plus, nous aimerions également contribuer à développer d'autres activités générant des revenus, comme la boulangerie et la vente de vêtements ».

Sakina continue : « Pour prendre soin de nos familles, nous achetons des légumes et les vendons au marché qui se trouve à 12 kilomètres. Nous demandons s'il serait possible d'installer un marché ici. Pour le moment, nous vendons des bananes sur la parcelle d'un habitant du camp ».

« Nous ne pouvons pas continuer à tendre la main pour être assistés. Nous avons des mains pour travailler, mais nous avons besoin de semences et d'outils agricoles »

L'accès à l'eau potable et l'équipement en systèmes d'assainissement peut également être difficile. « Nous n'avons qu'un seul puits, même si nous sommes nombreux », explique Sakina. « Au cours de la saison sèche, nous sommes confrontés à une pénurie d'eau. Nous aimerions demander s'il est possible de creuser un ou deux puits supplémentaires ».

Rachidi ajoute que s'ils peuvent creuser des latrines, ils n'ont pas le matériel pour les recouvrir. Malgré les nombreux défis, les résidents du camp de Lukwangulo sont unanimes : ils veulent rester. Et leur camp n'est pas le seul où des déplacés optent pour l'intégration locale. Les déplacés hébergés dans cinq autres camps situés au nord du Katanga ont exprimé le même souhait. Deux d'entre eux, dont Lukwangulo, ont d'ailleurs déjà reçu l'approbation des autorités locales.

« Même si nous vivons dans des conditions difficiles, nous continuons à vivre », dit Sakina. « Ici nous pouvons dormir la nuit. Là-bas [à Fizi], nous ne pouvions pas dormir à cause de l'insécurité ».

Autour d'elle, un groupe de quelque 50 déplacés confirment leur accord. « Nous resterons ici », l'une d'entre elles ajoute, « pour le reste de notre vie ».

Central African Republic: La Voix de la Paix: Nouvelles et opinions des zones touchés par le conflit en RCA, RDC, Soudan du Sud et Ouganda - Octobre-Decembre 2014

26 February 2015 - 3:27am
Source: Conciliation Resources Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo, South Sudan, Uganda

Ongwen capturé mais les luttes pour le pouvoir éclipsent le conflit de la LRA

L'année a commencé avec l'annonce de la reddition de Domininc Ongwen. C'est un considérable pas en avant dans les efforts en vue de mettre fin à la notoire Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Cependant, la région se heurte à de nombreux défis sur le plan de la sécurité et de la situation politique, y compris la LRA, qui est encore active. Cette édition de Voix de Paix dévoile la réalité inquiétante de la région.

Notre article de fond explique comment les nombreuses factions armées de la République centrafricaine (RCA) ont suivi d'autres voies pour arriver au pouvoir durant la période précédant les élections. Certaines ont formé des partis politiques, d'autres une ONG. Mais sur le terrain, la réalité reste dangereuse et volatile.

Néanmoins, il existe des récits inspirants de la manière dont les groupes de la société civile intensifient leurs activités et jouent leur rôle en faveur de la paix. Au République démocratique du Congo et Soudan du Sud, des Comités de paix locaux ont été mis en place pour avertir rapidement les forces de sécurité de menaces imminentes, pour résoudre les conflits locaux et pour aider les citoyens à demander des comptes aux autorités.

Contenu

Tour d´horizon de la sécurité dans la région: Oct-Déc 2014
Les Comités de paix locaux assument leur rôle
L’histoire d’un centre de transit pour enfants
Projecteur sur le couloir Kafia Kingi-Vakaga
À propos de la Voix de la Paix

Central African Republic: The Voice of Peace - News and views from conflict-affected areas of CAR, DRC, South Sudan and Uganda - Issue 12, October-December 2014

26 February 2015 - 3:24am
Source: Conciliation Resources Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo, South Sudan, Uganda

Ongwen captured but power struggles overshadow LRA conflict

The year has begun with the news of Dominic Ongwen’s surrender. This is a major step towards the end of the notorious Lord’s Resistance Army (LRA).

However, the region is still facing grave security and political challenges, including the still active LRA. This edition of Voice of Peace exposes the troubling reality of the region.

Our lead article explains how the many armed factions in the Central African Republic (CAR) have been pursuing alternative paths to power in the lead-up to the elections. Some have set up political parties, others an NGO. But on the ground the reality is still dangerous and volatile.

However, there are some inspiring stories about how civil society groups are stepping up and playing their part for peace. In the DRC and South Sudan, Local Peace Committees have been set up to quickly alert security forces of imminent threats, resolve local conflicts and help citizens hold the authorities to account.

Contents:

Regional Security Review, Oct-Dec 2014
Local Peace Committees play their part
The story of a child transit centre
Spotlight on the Kafia Kingi-Vakaga corridor
About the Voice of Peace

Democratic Republic of the Congo: Maniema : 105 nouveaux médecins ont prêté serment

26 February 2015 - 12:52am
Source: Radio Okapi Country: Democratic Republic of the Congo

Environ 105 médecins ont prêté le serment d’Hippocrate, le week-end dernier, à Kindu, chef-lieu du Maniema. Le président du Conseil provincial de l’ordre des médecins du Maniema, docteur Léon-Cyprien Ngangu wa Ngandu, a indiqué que sa corporation compte désormais 180 médecins pour plus de 290 structures sanitaires des 18 zones de santé.

«Pour être utiles à la société, vous devez cesser de considérer ce diplôme et le serment que vous venez de prêter comme une fin, mais plutôt un début. Ce serment est un vœu, une promesse, un juron, une parole. Il faut mettre en pratique l’engagement que vous venez de faire et respecter les règles de la déontologie médicale, par le travail sur terrain», a exhorté docteur Léon-Cyprien Ngangu wa Ngandu.

Selon lui, la province du Maniema nécessite encore des blouses blanches malgré l’incorporation de ces nouveaux médecins dont la majorité vient de l’Université de Kindu (Uniki) et ont achevé leurs études au cours de l’année académique 2012-2013.

«Nous avons encore besoins de médecins, et surtout les structures sanitaires rurales», a-t-il renchéri. Les lauréats reconnaissent qu’ils sont tenus de respecter le serment qu’ils ont prêté.

«Cependant un minimum de conditions de travail est nécessaire pour encourager le prestataire. Ce qui explique d’ailleurs l’acharnement des ainés à des postes administratifs beaucoup plus productifs, et au secteur privé, au détriment du secteur public», a fait remarquer un lauréat.​

Democratic Republic of the Congo: Projet de Caritas Congo Asbl en micro-crédit : Session de formation des formateurs

26 February 2015 - 12:11am
Source: Caritas Country: Democratic Republic of the Congo

Kinshasa, le 23 février 2015 : Ce lundi 23 février 2015 dans la Salle Lubumbashi au Centre d’Accueil Caritas à Kinshasa, en RD Congo, s’est ouverte une session de formation des formateurs en microcrédit, dont les participants sont venus de la ville-Province de Kinshasa et de la Province de Bandundu, en R.D du Congo, rapporte caritasdev.cd

Dr Bruno MITEYO, Secrétaire Exécutif de Caritas Congo, en prononçant le mot d’ouverture, a exhorté tous les participants ainsi que les diocèses à entrer dans le contexte du « Lève-toi et marche », en travaillant « pour aider les vulnérables à se prendre en charge ». Il est à signaler que le projet de Caritas Congo Asbl dans le domaine du projet, financé par l’Unicef, porte ce titre : « Projet d’appui aux femmes, hommes en microcrédit dans la Ville-Province de Kinshasa et la Province de Bandundu en République Démocratique du Congo ».

Selon les termes de référence de cette formation, les inégalités vécues entre les hommes et les femmes dans les milieux périurbains et ruraux entrainent des conséquences parmi lesquelles le faible accès aux ressources par la majorité des femmes. Ces termes de référence font allusion à une analyse menée par le Cabinet Synergie Coopération à la demande de l’Unicef et qui a prouvé que les hommes et les femmes n’accèdent pas aux ressources de la même manière. C’est dans ce cadre que l’Unicef a lancé son appel afin de contribuer à la réduction des violences basées sur le genre à travers un partenariat pour la mise en œuvre du volet microcrédit. La session, se tenant du 23 au 28 février 2015, a deux objectifs. Son objectif général vise à renforcer les capacités de 20 agents participants sur la micro finance avec un accent sur l’égalité entre l’homme et la femme dans l’accès au financement inclusif. L’objectif spécifique consiste à améliorer les compétences des participants en matière de micro finance, en se focalisant sur celle-ci comme collecte d’épargne et de crédit, et sur l’autopromotion et le développement comme structuration des organisations de base.

Cette formation regroupe 20 personnes, dont 10 agents venus des diocèses de Popokabaka, Kenge, Kikwit, Idiofa et Kinshasa, en raison de 2 par diocèse. 10 agents de la Caritas Congo Asbl suivent aussi cette formation.

Larissa UNEGA
Benitha TANDUNDU

Democratic Republic of the Congo: Projet de Caritas Congo Asbl en micro-crédit : Session de formation des formateurs

26 February 2015 - 12:11am
Source: Caritas Country: Democratic Republic of the Congo

Kinshasa, le 23 février 2015 : Ce lundi 23 février 2015 dans la Salle Lubumbashi au Centre d’Accueil Caritas à Kinshasa, en RD Congo, s’est ouverte une session de formation des formateurs en microcrédit, dont les participants sont venus de la ville-Province de Kinshasa et de la Province de Bandundu, en R.D du Congo, rapporte caritasdev.cd

Dr Bruno MITEYO, Secrétaire Exécutif de Caritas Congo, en prononçant le mot d’ouverture, a exhorté tous les participants ainsi que les diocèses à entrer dans le contexte du « Lève-toi et marche », en travaillant « pour aider les vulnérables à se prendre en charge ». Il est à signaler que le projet de Caritas Congo Asbl dans le domaine du projet, financé par l’Unicef, porte ce titre : « Projet d’appui aux femmes, hommes en microcrédit dans la Ville-Province de Kinshasa et la Province de Bandundu en République Démocratique du Congo ».

Selon les termes de référence de cette formation, les inégalités vécues entre les hommes et les femmes dans les milieux périurbains et ruraux entrainent des conséquences parmi lesquelles le faible accès aux ressources par la majorité des femmes. Ces termes de référence font allusion à une analyse menée par le Cabinet Synergie Coopération à la demande de l’Unicef et qui a prouvé que les hommes et les femmes n’accèdent pas aux ressources de la même manière. C’est dans ce cadre que l’Unicef a lancé son appel afin de contribuer à la réduction des violences basées sur le genre à travers un partenariat pour la mise en œuvre du volet microcrédit. La session, se tenant du 23 au 28 février 2015, a deux objectifs. Son objectif général vise à renforcer les capacités de 20 agents participants sur la micro finance avec un accent sur l’égalité entre l’homme et la femme dans l’accès au financement inclusif. L’objectif spécifique consiste à améliorer les compétences des participants en matière de micro finance, en se focalisant sur celle-ci comme collecte d’épargne et de crédit, et sur l’autopromotion et le développement comme structuration des organisations de base.

Cette formation regroupe 20 personnes, dont 10 agents venus des diocèses de Popokabaka, Kenge, Kikwit, Idiofa et Kinshasa, en raison de 2 par diocèse. 10 agents de la Caritas Congo Asbl suivent aussi cette formation.

Larissa UNEGA
Benitha TANDUNDU

Democratic Republic of the Congo: Small graves

25 February 2015 - 2:17pm
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo

With little access to health care, clean water and other needs, refugees from the Central African Republic are at risk – especially young children.

Two small graves lie next to Natacha’s makeshift shelter in Gbadakila, a spontaneous settlement hosting newly arrived refugees in the northern reaches of the Democratic Republic of the Congo (DRC). One of the graves is recent. The ground covering it is still fresh.

“When we arrived here, one of my children started being sick,” says Natacha, 24, who fled fighting in the Central African Republic (CAR). “I don’t know the reason. Two days later he died. The first died two months ago. The second died three days ago. They had lost weight. They were pale. We don’t know why they died.”

I met Natacha during an emergency mission to evaluate and plan a humanitarian response to the arrival of thousands of new refugees crossing into the DRC. She and her family come from Burumu, a village in CAR that lies just six kilometres north of the Oubangui River, which forms the natural border between the two countries. They fled renewed violence last June and sought refuge in the DRC.

From her shelter, Natacha can see her homeland on the other side of the river.

“I fled the conflict in my village,” she says. “First, we had to cohabit with the Sélékas. Then, the anti-balakas arrived. Then the Mbororos arrived and burnt our houses. This is why we fled. There is nothing left. All the houses were burnt.”

Renewed violence in CAR’s Kouango district has spurred a new influx of refugees into Bosobolo territory, in the north of the DRC’s Equateur Province. UNHCR and the National Commission for Refugees have registered 19,000 newly arrived refugees since December. Most live in spontaneous refugee sites on the southern banks of the Oubangui River, right at the border. Some live on islands in the middle of the river.

One focus of the emergency evaluation mission to the area – undertaken jointly by UNHCR, the World Food Programme and DRC’s National Commission for Refugees – is to evaluate the newly arrived refugees’ health needs as well as their access to water and sanitation.

“They have no access to health care for geographical and economic reasons,” explains Robert Anunu, a UNHCR doctor who is part of the mission. “Their situation can deteriorate if there is no intervention in the short term. Their living conditions in very precarious shelters also lead to deteriorating health.”

Natacha lives in dire conditions in a makeshift shelter with her husband and her two surviving children, ages six and seven. The family also hosts newly arrived refugees. And she is pregnant.

“We try to cope,” she explains. “The [local] population is assisting us with cassava and cassava leaves, and we use palm nuts to make palm oil. If we have money, we buy fish. We are not fishermen. We don’t have a [fishing] net. If we cook enough cassava leaves for lunch, we eat the rest for dinner. If it is not enough, we wait until the next day. Sometimes the population gives us, sometimes they don’t. If the population can’t give us, we don’t eat. Sometimes we do some jobs for the population. If we have a little of money, we buy peanuts, grill them and sell them.”

The most reported diseases among the refugee population are malaria, acute respiratory diseases, diarrhoea and malnutrition. Unfortunately, the area’s health centres have no programme to track and treat malnutrition, and there is no access to potable water.

During the evaluation, the health and nutrition teams conduct a preliminary nutrition screening by measuring the mid-upper arm circumference of refugees. In the five spontaneous settlements we visit, they find that 11.3 per cent of the pregnant and lactating women – and 27.4 per cent of the children – appear to be malnourished.

It is difficult to determine the precise number of children who have died since the new influx of refugees in December because there is no mechanism for reporting deaths. But the medical team is able to gather some data during the mission. They collect information about 21 deaths, including 12 children, in the five sites visited. In Gbadakila, there are able to confirm four deaths, including three children under the age of five.

Our water and sanitation expert, Abdou Savadogo, notes that there is a total lack of access to clean water and sanitation in these five sites. “The refugees are using water from the Oubangui River without treatment for all their needs, including drinking water,” he says.

Refugees also drink water from seasonal ponds and other undeveloped sources, but these are not sustainable and may contain microscopic pathogens that cause illness. The lack of adequate transport containers and water storage limits the amount of water to five or six litres of water per person per day.

“The total lack of latrine on these sites causes defecation in the open and in the river,” Savadogo adds. “In addition, precarious shelters and overcrowding create precarious hygienic living conditions and obvious risks of waterborne diseases. Simple diarrhoea accounts for 18 per cent of consultations in reference health centres in Dula, Gbangi and Sidi” – three of the areas hosting refugees.

The emergency evaluation team is now working with partners and donors to support health centres in the nearby villages so they can provide better care to those who arrive weak and sick. Reinforcing their capacity, along with supporting a nutrition programme and facilitating the access to potable water, is crucial to saving the lives of the refugees.

Yet, for security and protection reasons, this urgent life-saving assistance cannot always be provided in the spontaneous sites at the border, where so many refugees currently live. And so UNHCR is setting up a new camp in Bili, about 50 kilometres away, where those who fled conflict can find greater safety.

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Democratic Republic of the Congo: Je me bats pour les droits socio-économiques des Pygmées en RDC

25 February 2015 - 12:15pm
Source: UN Development Programme Country: Democratic Republic of the Congo

Diel Mochire : "Mon père m’a appris que nous étions différents des autres."

J’ai appris à m’accepter dès mon jeune âge. Je suis Pygmée. J’ai souffert de discrimination dans ma jeunesse. En sixième année primaire, j’étais le seul Pygmée de la classe. Mes condisciples m’avaient surnommé "bushman" parce que nous avions appris à l’école que les "bushmen" étaient des personnes de petite taille et qu’ils n’avaient droit à aucune considération dans la société. C’était déjà une façon de placer une barrière entre eux et moi", déclare Diel Mochire, 35 ans, membre de la première ethnie habitant la République démocratique du Congo.

Marié et père de trois enfants, il est vice-président et chargé de programme de l’ONG Programme d’Intégration pour le Développement de peuple pygmée (PIDP), basée à Goma, au Nord-Kivu. Diel est né pour faire bouger les choses, souligne-t-il.

Teint clair et regard perçant, Diel est entre deux avions depuis bientôt deux ans pour défendre la cause des peuples autochtones de RDC. Il est le point focal du réseau national pour la défense des peuples autochtones du Congo et un des leaders de sa communauté au Nord-Kivu. Participant actif à l’atelier de finalisation du texte du projet d'édit portant protection des peuples autochtones dans la province du Nord-Kivu, organisé à Goma avec l’appui technique et financier du PNUD, son exposé résume les discriminations dont les membres de sa communauté sont victimes au Nord-Kivu. Mais il ne se limite pas au constat. Il propose des pistes de solution pour les aider à bénéficier des droits reconnus à tous les Congolais dans la Constitution.

Pas de terre, pas d’identité

"Au Congo, la terre définit l’identité d’un peuple. Les Pygmées n’ont plus de terre. Leurs terres sont devenues des aires protégées. Ils n’ont plus d’identité", martèle Diel Mochire d’une voix ferme. Cette réalité est vécue par les Bambuti au Nord-Kivu. À Burayi, un hameau près de Bwisha, une petite communauté a été "fixée" par les autorités coloniales avant 1960. Leur espace vital d’antan fait partie du parc des Virunga. Elle vit sans grande friction avec la population locale majoritairement hutue. Mais les Pygmées ne sont pas propriétaires fonciers. "Pourquoi nous avoir fait sortir de la forêt (parc) pour vivre ici ? Nous n’avons pas de terre, nos enfants ne vont pas l’école. Nos filles se marient avec les hommes d’autres tribus mais elles sont méprisées. Ces hommes ne versent pas la dot. C’est comme un acte de viol. Ils les épousent mais elles ne bénéficient pas de la même considération que les autres femmes. Nos femmes sont prises en otage après chaque accouchement parce que nous n’avons pas des ressources pour payer les frais d’hospitalisation. Nous devons faire des travaux en compensation pour qu’elles sortent de l’hôpital", martèle encore le responsable de la communauté.

C’est pourquoi, l’atelier de Goma sur la protection des populations autochtones suscite un peu d’espoir chez les Bambuti. En effet, des revendications des peuples autochtones au Nord-Kivu ont été prises en compte dans le projet d’édit. "Le délai d’enregistrement gratuit à l’État civil des mariages et des naissances des membres de la communauté est passé de 3 mois à 5 ans, à dater de la signature de l’édit par le gouverneur du Nord-Kivu. Le texte en préparation reconnaît également le droit foncier. En clair, des Pygmées comme toutes les ethnies de la RDC vont devenir propriétaires de leur terre et en tirer tous les bénéfices du fait de sa mise en valeur et de son exploitation, explique André Mazyambo, Expert du PNUD.

Une vie parsemée d’obstacles

Dans le quartier Katindo de Goma où Diel Mochire habite, tout le monde le connaît comme le président des Bambuti, les Pygmées. Face à l’adversité, Diel n’a jamais baissé les bras. Il s’est fixé un objectif : la reconnaissance des droits socio-économiques des Pygmées en République démocratique du Congo en partant du Nord-Kivu. De Lukando, son village natal dans le Walikale, Nord-Kivu, jusqu’à Bukavu où il a décroché son diplôme en sciences politiques et administratives à l’université Simon Kimbangu, sa vie a été un parcours de sauts d’obstacles. Et son destin bascule quand, très jeune, il quitte ses parents pour aller vivre avec son oncle maternel au Sud-Kivu qui l’inscrit à l’école primaire. « Je suis issu d’une famille pauvre. Mes oncles maternels m’ont inscrit à l’école. Mes frères et mes sœurs qui sont restés avec mes parents ne savent ni lire ni écrire. Je n’avais pas toujours les objets classiques et les manuels scolaires au complet. Mes oncles devraient travailler deux fois plus pour nous prendre en charge. Je me souviens que j’allais à l’école pieds nus", reprend Diel d’une voix monocorde. Tout jeune, il fallait affronter les regards des autres. Dans le village, la pire des injures pour les enfants était de le traiter de Pygmée. "Des bagarres éclataient pour cela. Je ne comprenais pas pourquoi".

Durant ses études secondaires à Bukavu, Diel s’était forgé une carapace d’éléphant qu’une flèche ne pouvait pas blesser facilement. "Je minimisais tout ce qui se disait de moi. C’était ma seule chance d’aller de l’avant", précise Diel Mochire. Son diplôme d’études secondaires en poche, Diel se fixe un autre défi : poursuivre des études universitaires. Il choisit la ville de Bukavu et l’université Simon Kimbangu où il s’inscrit en sciences politiques et administratives. Ses études lui donnent un objectif pour la vie : défendre les plus faibles en particulier les membres de sa communauté. Il se rend compte que s’il a eu la chance d’étudier, beaucoup d’enfants de sa communauté ne vont pas l’école. Avec des amis, ils s’engagent dans le Programme d’Intégration pour le Développement de peuple Pygmée, PIDEP, dont la dénomination résume bien son plan d’action. Sur un effectif de 10 personnes, le PIDEP compte sept Pygmées. "Nous travaillons bénévolement au PIDEP mais je prends en charge ma famille grâce à mes consultances", insiste Diel. "Nous encourageons les jeunes Pygmées à aller à l’école. Nous leur fournissons des matériels scolaires. Mais nous remarquons aussi que les villages pygmées sont très éloignés des centres de santé et des écoles. C’est un handicap majeur."

Fonder un foyer interculturel

Le mariage de Diel était un autre parcours du combattant car il a épousé une jeune fille Bantoue. Il a affronté les préjugés et les stéréotypes liés à ses origines. Ce mariage était une grande honte pour sa belle-famille. "Ma famille, aussi, était contre ce mariage. Mes parents voulaient que j’épouse une fille de notre communauté. Ses parents étaient gênés de voir leur fille se marier à un Pygmée», explique Diel. Mais peu à peu le regard a changé et l’intégration est devenue réalité. «Dans le quartier, nous sommes un couple ordinaire. Nous ne sommes pas des objets de curiosité. Nous sommes peut-être un exemple d’intégration. Notre défi, c’est d’élever dignement nos enfants", souligne Imani Olive, épouse de Diel Mochire. Leur détermination à fonder un foyer et le temps passé ensemble leur ont donné raison. La famille Mochire repose sur une base solide. Trois jolies filles font le bonheur de leurs parents. "Aujourd’hui ma belle-famille me consulte avant de prendre une décision majeure. Je suis maintenant accepté dans la famille", conclut Diel. Pour les membres de sa communauté, il est une raison de fierté et d’émulation.

Marc Ngwanza

Les pygmées en en RDC chiffres :

  • Dans la province du Nord-Kivu, le PIDP estime à 23.000 pygmées sans compter ceux qui habitent des zones inaccessibles

  • Le Programme pour l’intégration du peuple pygmée au Nord-Kivu évalue entre 700.000 autochtones Pygmées vivant dans 9 sur 11 provinces de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Bandundu, Equateur, Katanga, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Maniema et Province Orientale).

Democratic Republic of the Congo: Je me bats pour les droits socio-économiques des Pygmées en RDC

25 February 2015 - 12:15pm
Source: UN Development Programme Country: Democratic Republic of the Congo

Diel Mochire : "Mon père m’a appris que nous étions différents des autres."

J’ai appris à m’accepter dès mon jeune âge. Je suis Pygmée. J’ai souffert de discrimination dans ma jeunesse. En sixième année primaire, j’étais le seul Pygmée de la classe. Mes condisciples m’avaient surnommé "bushman" parce que nous avions appris à l’école que les "bushmen" étaient des personnes de petite taille et qu’ils n’avaient droit à aucune considération dans la société. C’était déjà une façon de placer une barrière entre eux et moi", déclare Diel Mochire, 35 ans, membre de la première ethnie habitant la République démocratique du Congo.

Marié et père de trois enfants, il est vice-président et chargé de programme de l’ONG Programme d’Intégration pour le Développement de peuple pygmée (PIDP), basée à Goma, au Nord-Kivu. Diel est né pour faire bouger les choses, souligne-t-il.

Teint clair et regard perçant, Diel est entre deux avions depuis bientôt deux ans pour défendre la cause des peuples autochtones de RDC. Il est le point focal du réseau national pour la défense des peuples autochtones du Congo et un des leaders de sa communauté au Nord-Kivu. Participant actif à l’atelier de finalisation du texte du projet d'édit portant protection des peuples autochtones dans la province du Nord-Kivu, organisé à Goma avec l’appui technique et financier du PNUD, son exposé résume les discriminations dont les membres de sa communauté sont victimes au Nord-Kivu. Mais il ne se limite pas au constat. Il propose des pistes de solution pour les aider à bénéficier des droits reconnus à tous les Congolais dans la Constitution.

Pas de terre, pas d’identité

"Au Congo, la terre définit l’identité d’un peuple. Les Pygmées n’ont plus de terre. Leurs terres sont devenues des aires protégées. Ils n’ont plus d’identité", martèle Diel Mochire d’une voix ferme. Cette réalité est vécue par les Bambuti au Nord-Kivu. À Burayi, un hameau près de Bwisha, une petite communauté a été "fixée" par les autorités coloniales avant 1960. Leur espace vital d’antan fait partie du parc des Virunga. Elle vit sans grande friction avec la population locale majoritairement hutue. Mais les Pygmées ne sont pas propriétaires fonciers. "Pourquoi nous avoir fait sortir de la forêt (parc) pour vivre ici ? Nous n’avons pas de terre, nos enfants ne vont pas l’école. Nos filles se marient avec les hommes d’autres tribus mais elles sont méprisées. Ces hommes ne versent pas la dot. C’est comme un acte de viol. Ils les épousent mais elles ne bénéficient pas de la même considération que les autres femmes. Nos femmes sont prises en otage après chaque accouchement parce que nous n’avons pas des ressources pour payer les frais d’hospitalisation. Nous devons faire des travaux en compensation pour qu’elles sortent de l’hôpital", martèle encore le responsable de la communauté.

C’est pourquoi, l’atelier de Goma sur la protection des populations autochtones suscite un peu d’espoir chez les Bambuti. En effet, des revendications des peuples autochtones au Nord-Kivu ont été prises en compte dans le projet d’édit. "Le délai d’enregistrement gratuit à l’État civil des mariages et des naissances des membres de la communauté est passé de 3 mois à 5 ans, à dater de la signature de l’édit par le gouverneur du Nord-Kivu. Le texte en préparation reconnaît également le droit foncier. En clair, des Pygmées comme toutes les ethnies de la RDC vont devenir propriétaires de leur terre et en tirer tous les bénéfices du fait de sa mise en valeur et de son exploitation, explique André Mazyambo, Expert du PNUD.

Une vie parsemée d’obstacles

Dans le quartier Katindo de Goma où Diel Mochire habite, tout le monde le connaît comme le président des Bambuti, les Pygmées. Face à l’adversité, Diel n’a jamais baissé les bras. Il s’est fixé un objectif : la reconnaissance des droits socio-économiques des Pygmées en République démocratique du Congo en partant du Nord-Kivu. De Lukando, son village natal dans le Walikale, Nord-Kivu, jusqu’à Bukavu où il a décroché son diplôme en sciences politiques et administratives à l’université Simon Kimbangu, sa vie a été un parcours de sauts d’obstacles. Et son destin bascule quand, très jeune, il quitte ses parents pour aller vivre avec son oncle maternel au Sud-Kivu qui l’inscrit à l’école primaire. « Je suis issu d’une famille pauvre. Mes oncles maternels m’ont inscrit à l’école. Mes frères et mes sœurs qui sont restés avec mes parents ne savent ni lire ni écrire. Je n’avais pas toujours les objets classiques et les manuels scolaires au complet. Mes oncles devraient travailler deux fois plus pour nous prendre en charge. Je me souviens que j’allais à l’école pieds nus", reprend Diel d’une voix monocorde. Tout jeune, il fallait affronter les regards des autres. Dans le village, la pire des injures pour les enfants était de le traiter de Pygmée. "Des bagarres éclataient pour cela. Je ne comprenais pas pourquoi".

Durant ses études secondaires à Bukavu, Diel s’était forgé une carapace d’éléphant qu’une flèche ne pouvait pas blesser facilement. "Je minimisais tout ce qui se disait de moi. C’était ma seule chance d’aller de l’avant", précise Diel Mochire. Son diplôme d’études secondaires en poche, Diel se fixe un autre défi : poursuivre des études universitaires. Il choisit la ville de Bukavu et l’université Simon Kimbangu où il s’inscrit en sciences politiques et administratives. Ses études lui donnent un objectif pour la vie : défendre les plus faibles en particulier les membres de sa communauté. Il se rend compte que s’il a eu la chance d’étudier, beaucoup d’enfants de sa communauté ne vont pas l’école. Avec des amis, ils s’engagent dans le Programme d’Intégration pour le Développement de peuple Pygmée, PIDEP, dont la dénomination résume bien son plan d’action. Sur un effectif de 10 personnes, le PIDEP compte sept Pygmées. "Nous travaillons bénévolement au PIDEP mais je prends en charge ma famille grâce à mes consultances", insiste Diel. "Nous encourageons les jeunes Pygmées à aller à l’école. Nous leur fournissons des matériels scolaires. Mais nous remarquons aussi que les villages pygmées sont très éloignés des centres de santé et des écoles. C’est un handicap majeur."

Fonder un foyer interculturel

Le mariage de Diel était un autre parcours du combattant car il a épousé une jeune fille Bantoue. Il a affronté les préjugés et les stéréotypes liés à ses origines. Ce mariage était une grande honte pour sa belle-famille. "Ma famille, aussi, était contre ce mariage. Mes parents voulaient que j’épouse une fille de notre communauté. Ses parents étaient gênés de voir leur fille se marier à un Pygmée», explique Diel. Mais peu à peu le regard a changé et l’intégration est devenue réalité. «Dans le quartier, nous sommes un couple ordinaire. Nous ne sommes pas des objets de curiosité. Nous sommes peut-être un exemple d’intégration. Notre défi, c’est d’élever dignement nos enfants", souligne Imani Olive, épouse de Diel Mochire. Leur détermination à fonder un foyer et le temps passé ensemble leur ont donné raison. La famille Mochire repose sur une base solide. Trois jolies filles font le bonheur de leurs parents. "Aujourd’hui ma belle-famille me consulte avant de prendre une décision majeure. Je suis maintenant accepté dans la famille", conclut Diel. Pour les membres de sa communauté, il est une raison de fierté et d’émulation.

Marc Ngwanza

Les pygmées en en RDC chiffres :

  • Dans la province du Nord-Kivu, le PIDP estime à 23.000 pygmées sans compter ceux qui habitent des zones inaccessibles

  • Le Programme pour l’intégration du peuple pygmée au Nord-Kivu évalue entre 700.000 autochtones Pygmées vivant dans 9 sur 11 provinces de la RDC (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Bandundu, Equateur, Katanga, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Maniema et Province Orientale).

Democratic Republic of the Congo: Traque des FDLR : l'ONU et la Commission Nationale des Refugies sensibilisent les populations

25 February 2015 - 12:07pm
Source: UN Organization Stabilization Mission in the Democratic Republic of the Congo Country: Democratic Republic of the Congo, Rwanda

Au lendemain du lancement de l'opération de désarmement forcé des combattants rwandais des FDLR par l'armée régulière congolaise (FARDC) en Territoire d'Uvira au Sud-Kivu, les Nations Unies, la Commission Nationale des Refugies (CNR) et leurs partenaires sensibilisent depuis ce mercredi 25 février 2015 les Communautés de la Plaine de la Ruzizi et des Moyens Plateaux de Lemera sur l'accueil et la cohabitation pacifique entre les résidents et les déplacés parmi lesquels, des réfugiés rwandais.

Uvira, le 25 février 2015 – Une délégation mixte Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Monusco (Section DDR-RR) et Commission Nationale des Refugies est ainsi partie de Bukavu et d'Uvira ce mercredi 25 février 2015 pour la zone des combats. Elle a fait une première escale dans la Cité de Sange à une quarantaine de kilomètres d'Uvira ; sur place, la délégation a pu échanger avec les autorités locales et les acteurs locaux de la Société civile, essentiellement sur la question des déplacés et des refugiés. Car au premier rang des préoccupations de la délégation figure la protection des déplacés et des refugiés ; une population parmi laquelle on trouve des dépendants des combattants rwandais des FDLR. C'est ainsi qu'à Sange, la mission a demandé aux représentants des populations locales d'orienter les civils rwandais qui proviennent de la zone des combats vers le HCR, tandis que les combattants FDLR qui se dissimuleraient parmi ces déplacés seront orientés à la Section DDR-RR de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (Monusco).

Des sources locales à Sange ont par ailleurs confirmé le mouvement des déplacés de Mulenge et de Mashuba vers le Groupement de Kigoma et à Sange même. Mais les dépendants des FDLR, femmes et enfants, se seraient dirigés vers le Groupement de Lemera, toujours selon les mêmes sources. Leur nombre n'est pas connu ; ce que l'on sait, c'est que la plupart des déplacés arrivés à Sange sont logés dans des familles d'accueil.

Enfin, au cours de cette réunion, la délégation onusienne a annoncé l'arrivée ce dimanche 1er mars à Sange d'une délégation de la Banque Mondiale. Elle aura pour mission de s'enquérir des besoins des déplacés de Mutarule. On parle de 950 ménages qui avaient fui Mutarule en 2014, suite aux malheureux évènements qui avaient endeuillé cette localité à plus de 55 kilomètres d'Uvira. Selon leurs représentants, ces personnes vivent dans des conditions précaires à Sange. Cette mission de la Banque mondiale tombe dès lors à pic, les déplacés de Mutarule sollicitent un appui en vue de la réhabilitation de leurs habitations, du centre de santé ainsi que des écoles abandonnées depuis une année.

Jean-Tobie Okala/Fiston Ngoma

Democratic Republic of the Congo: Nord-Kivu: Personnes déplacées internes dans les sites de déplacement (au 25 décembre 2014)

25 February 2015 - 11:22am
Source: International Organization for Migration, UN High Commissioner for Refugees, CCCM Cluster Country: Democratic Republic of the Congo

208,636 personnes déplacées dans les sites de déplacement au 25 décembre 2014

Central African Republic: Central African Republic Emergency Situation as of 20 February 2015

25 February 2015 - 9:20am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo, Democratic Republic of the Congo

UNHCR Regional Update #50 - Central African Republic Situation, 14 - 20 February 2015

Central African Republic: UNHCR Regional Update #50 - Central African Republic Situation, 14 - 20 February 2015

25 February 2015 - 9:13am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo, Democratic Republic of the Congo

HIGHLIGHTS

 Democratic Republic of the Congo (DRC): Since December 2014, the DRC has seen an influx of some 19,000 Central African refugees that have entered the Bosobolo territory in Equateur Province and this due to continued violence between anti-Balaka and ex-Seleka militias in Kouanga district (Ouaka prefecture). In addition, since 15 February, another influx of some 2,400 refugees was reported in the Mobayi and Bosobolo territories. UNHCR and its partners are currently on the ground to set up a new refugee site in the area of Bili to host the newly arrived refugees and organize their transport from the border where they have settled.
Emergency assistance is also being organized for refugees in the sectors of health, including mobile clinics, and access to potable water while preparing their transfer to the refugee site. However, logistical constraints and lack of services are making the work more difficult.

 Cameroon: UNHCR conducted border monitoring and registered new arrivals in the border town of Gbiti following reports of 2,000 new Central African refugees. Due to logistical difficulties in accessing certain areas where refugees are reportedly located, UNHCR has only been able to physically verify and register 215 individuals (58 families) so far. All are settled in villages around Gbiti and do not wish to be transferred to refugee sites.

Democratic Republic of the Congo: RDC: 18 morts dans de nouvelles attaques de miliciens pygmées

25 February 2015 - 8:59am
Source: Agence France-Presse Country: Democratic Republic of the Congo

Kinshasa, RD Congo | AFP | mercredi 25/02/2015 - 13:35 GMT

Dix-huit personnes ont été tuées depuis le 15 février dans de nouvelles attaques menées par des miliciens pygmées contre des villages habités par des Bantous dans le sud-est de la République démocratique du Congo, ont annoncé mercredi les Nations unies.

"Des attaques récurrentes des miliciens pygmées contre les villages appartenant aux ressortissants de la communauté Luba, dans les localités situées au Nord-ouest du territoire de Manono, (...) ont fait dix-huit tués et dix-sept blessés" depuis mi-février, a expliqué le lieutenant-colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole de la Mission de l'ONU (Monusco), lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

Du 9 au 15 février, 27 personnes avaient déjà été tuées au cours de trois attaques menées par des miliciens pygmées dans la même région.

Depuis 2013, un conflit oppose des Bantous, majoritaires, à des Pygmées (chasseurs-cueilleurs présents dans plusieurs pays d'Afrique centrale) dans le district du Tanganyika, et en particulier dans la zone de Manono.

Les affrontements entre milices des deux groupes rivaux, dotées essentiellement d'armes traditionnelles (arcs et flèches, machettes), ou les attaques de civils par des combattants d'un camp ou de l'autre, se soldent souvent par des tueries, des pillages ou des incendies de villages entiers.

Longtemps marginalisés, les Pygmées, cherchent depuis quelques temps à faire reconnaître leur droits mais leurs revendications se heurtent au refus des populations bantoues, qui s'estiment de plus soutenues le plus souvent par les autorités locales.

Au Katanga, et plus largement en RDC, le mode de vie des Pygmées est menacé par la déforestation, l'exploitation des mines et l'extension des terres agricoles par les Bantous. En outre, malgré des avancées, les Pygmées, une fois chassés de leur milieu naturel, dépendent entièrement des Bantous pour leur maigre subsistance.

Les Pygmées sont présents également dans les vastes forêts du nord du pays, où la cohabitation est souvent difficile avec les autres communautés sans pour autant entraîner les violences observées au Katanga.

mbb/hab/jpc

© 1994-2015 Agence France-Presse

Democratic Republic of the Congo: Bulletin d'Information Humanitaire - Province du Nord-Kivu N°06/15, 24 février 2015

25 February 2015 - 7:00am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Democratic Republic of the Congo

Faits saillants

  • Des enlèvements et tueries des civils continuent dans les territoires de Beni, Lubero et Walikale.

  • Environ 50 000 personnes vulnérables bénéficient d’une assistance en eau, hygiène et assainissement dans le Territoire de Beni.

  • Plus de 1 000 nouveaux déplacés enregistrés cette semaine dans le Masisi.

Aperçu de la situation

La situation au Nord-Kivu reste marquée par l’activisme de groupes armés dont les attaques et accrochages récurrents dans les territoires de Beni, Lubero et Walikale poussent les civils à fuir pour se protéger.

Au nord de Beni, une dizaine de personnes ont été enlevées dans la zone de Matukaka alors qu’elles se rendaient au champ. Selon des sources locales, d’autres enlèvements ont eu lieu à Mayangose, à l’est de la ville de Beni. Depuis octobre 2014, les civils sont constamment pris pour cibles dans le Territoire de Beni par des miliciens armés. Plus de 250 personnes ont perdu la vie lors de ces attaques et plus 50 000 ont fui leurs localités. Par ailleurs, dans le Territoire de Walikale, une partie des habitants de la localité de Bukumbirwa (au nord-ouest de la cité de Walikale) a trouvé refuge dans les localités de Buleusa, Kanune et Miriki. Ces personnes ont fui les affrontements le 17 février entre des miliciens des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et ceux du groupe Nduma Defence of Congo (NDC). Des exactions graves contre des civils ont été rapportées lors de ces affrontements, dont des tueries, pillages et incendies des maisons.

Dans le Territoire de Masisi, des tensions intercommunautaires persistent à Kitchanga où trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées le 19 février lors d’une attaque attribuée à une communauté rivale. Des tensions intercommunautaires sont à la base des mouvements forcés de populations.

Congo: Le Japon fait un don de vivres aux réfugiés de la RCA et la RDC installés au Congo

25 February 2015 - 4:03am
Source: Caritas Country: Central African Republic, Congo, Democratic Republic of the Congo, Japan

CONGO BRAZZAVILLE, (CONGOSITE) - L’ambassadeur du Japon en République du Congo, Shigeru Ushio, a remis le 24 février à Brazzaville, un don de vivres à la ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité, Émilienne Raoul, destiné aux réfugiés de la République centrafricaine (RCA) et de la République démocratique du Congo (RDC) installés dans le département de la Likouala au Congo.

Estimé 1,3 milliard FCFA, ce don est composé de 1 543 tonnes de riz ; 312 tonnes de petit pois et 157 tonnes de super céréale, notamment un mélange de farine de maïs, soja enrichi par des vitamines et minéraux.

A ce jour, environ 33 500 réfugiés en République du Congo dont 16 500 originaires de la RDC pour lesquels le processus de rapatriement est en cours et 17 000 originaires de la RCA dont le nombre croît en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire dans ce pays.

Selon le représentant du PAM au Congo, David James Bulman, au cours des trois dernières années, le Japon a offert au gouvernement congolais à travers le PAM, huit millions de dollars américains, soit 4 milliards FCFA comme assistance alimentaire au profit des réfugiés se trouvant sur le sol congolais.

De son coté, M. Shigeru Ushio a réitéré la volonté de son pays à soutenir la politique de la sécurité alimentaire en République du Congo.

«De nos jours, la nécessité de la sécurité alimentaire se fait de plus en plus sentir à cause de la démographie toujours croissante dans le monde. Au vu de cette situation, le gouvernement de la République du Congo accorde une grande priorité dans sa stratégie de développement à la promotion de l’agriculture et de la pêche. Le Japon s’engage à l’appuyer. C’est pourquoi, nous avons démarré un projet de coopération technique : le projet d’amélioration de la chaine de valeur halieutique à Pointe-Noire où il se construit un marché des pêcheurs», a-t-il indiqué.

Réceptionnant le don, la ministre Émilienne Raoul a traduit toute la gratitude du gouvernement congolais pour ce don alimentaire destiné aux réfugiés installés dans le nord du pays, notamment à Betou et Impfondo, dans la Likouala.

«Ce n’est pas pour la première fois que le gouvernement japonais vient en aide au Congo. L’intervention du Japon comprend trois volets : les réfugiés, le filet de sécurité alimentaire gérés par le ministère des affaires sociales et les cantines scolaires concernant le ministère de l’Enseignement de base», a elle précisé.

Rosalie Rogevna Guielle

Central African Republic: Centrafrique : un regain de violence provoque de nouveaux déplacements, selon l'ONU

24 February 2015 - 7:56pm
Source: UN News Service Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo

24 février 2015 – Une recrudescence de la violence en République centrafricaine a provoqué de nouveaux déplacements à l'intérieur du pays et à travers la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), a mis en garde mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Depuis janvier, on estime que 30.000 personnes ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans d'autres régions de la République centrafricaine, principalement dans les villes de Batangafo, dans la préfecture de l'Ouham au nord du pays, et de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, dans la partie centre-est du pays », a déclaré la porte-parole du HCR, Karin de Gruijl, lors du point de presse de l'agence de l'ONU à Genève.

Selon le HCR, une grande partie de la récente flambée de violence dans le pays est en rapport avec les mouvements saisonniers liés à l'élevage et aux affrontements entre les éleveurs, d'une part, et les populations locales et agricoles et les milices chrétiennes anti-Balaka, d'autre part. Certains éleveurs se sont tournés vers les milices ex-Séléka à majorité musulmane pour assumer leur protection, contribuant ainsi à envenimer le conflit, a précisé l'agence de l'ONU.

Par ailleurs, le HCR a fait état d'opérations militaires récentes visant à chasser les membres des milices ex-Séléka des bâtiments publics à Bria, une ville située à l'est de Bambari, provoquant en représailles des attaques contre des villages voisins.

Au cours de ces évènements, « les populations civiles ont été prises au piège et ont vu leurs villages, leurs maisons et leurs biens incendiés. Les gens qui sont arrivés à Bambari étaient totalement démunis et désemparés. La majorité d'entre eux sont des femmes et des enfants, et certains s'étaient cachés dans la brousse pendant des semaines », a déploré la porte-parole.

Le HCR a distribué des articles de secours, notamment des couvertures, des jerrycans, des ustensiles de cuisine et des bâches en plastique à plus de 1.170 familles récemment déplacées à Bambari. A Batangafo, 800 familles ont également reçu ces kits d'urgence. Cependant, alors que la situation sécuritaire demeure précaire, les besoins humanitaires restent très importants, a déclaré le HCR, ajoutant que des éléments armés ont pénétré dans certains des sites pour personnes déplacées à Bambari et à Batangafo, menaçant les gens et leur extorquant de l'argent.

Ces déplacements intérieurs s'accompagnent également, selon le HCR, de flux de réfugiés en dehors des frontières de la République centrafricaine.

« Au-delà de la frontière avec la République démocratique du Congo, nous avons dénombré plus de 19.000 réfugiés qui sont arrivés sur le territoire de Bosobolo dans le nord de la province de l'Equateur à la suite de nouvelles violences constatées depuis décembre à Kouango en RCA, dans la préfecture de la Ouaka », a déclaré la porte-parole du HCR, ajoutant que les équipes de l'agence sur le terrain faisaient état d'un flux continu de réfugiés fuyant les affrontements entre miliciens anti-Balaka et ex-Séléka dans leurs villages.

« Ils disent que leurs maisons ont été brûlées et qu'ils n'ont pas d'autre choix que celui de fuir. S'ils restent dans leurs villages, ils risquent d'être torturés ou tués et les femmes sont violées», a poursuivi Mme de Gruijl.

La porte-parole a également fait mention de rapports alarmants selon lesquels des violences sexuelles seraient commises par des éléments armés en République centrafricaine.

« Le 9 février, trois filles réfugiées ont été enlevées par des éléments armés qui ont traversé la frontière avec la RDC près de Dula et les ont ramenées en République centrafricaine. Une fille qui a réussi à s'échapper nous a dit qu'elles ont été violées », a déploré Mme de Gruijl, ajoutant que le HCR soupçonne l'existence de nombreux cas similaires non déclarés.

La porte-parole a par conséquent appelé tous les partenaires du HCR et les autorités de la RDC à joindre leurs efforts afin de permettre le transfert des réfugiés en RDC loin de la zone frontalière.

Selon le HCR, au total, plus de 893.000 personnes ont été déplacées de force par les violences en République centrafricaine, dont 442.000 à l'intérieur du pays et 451.000 dans les pays voisins.