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Updated: 43 min 51 sec ago

Niger: Niger : Profil humanitaire de la région de Tahoua - Juillet 2016

5 hours 14 min ago
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Mali, Niger

CONTEXTE

La région de Tahoua est au carrefour de quatre pays au niveau desquels la situation sécuritaire s’est détériorée. Sécheresses, inondations, ennemis de cultures, réfugiés et retournés, divers trafics accentuent la vulnérabilité de la région. La situation sécuritaire est calme mais reste imprévisible. Les zones Nord et Ouest et Sud restent à risque. La sécurité reste renforcée dans ces zones avec des patrouilles militaires.

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : La situation alimentaire est caractérisée par une hausse de prix des produits. Les marchés sont bien ravitaillés. La région compte 681 villages déficitaires à plus de 50% totalisant 1 120 809 habitants. Le bilan céréalier enregistré en 2015 se situe à 7 123 tonnes avec un déficit fourrager de 2 760 457 TMS.

CATASTROPHES NATURELLES : En 2016 (17mai – 4 juillet), les inondations avaient touché 6 localités et affecté 690 ménages (5 184 personnes), 9T de céréales détruites, 5 décès, 2 classes endommagées, 427 maisons effondrées et 7 709 animaux morts. L’assistance aux sinistrés est en train de s’organiser sous le lead des autorités locales.

SANTÉ/NUTRITION : En 2015 le taux de malnutrition aiguë globale était de 12,3% et 37,2% pour la malnutrition chronique. En juin 2016, 165 cas de méningite/9 décès, 201 cas de rougeole, 28 949 cas de MAM, 23 897 cas de MAS/5 décès sont enregistrés.

ACCÈS HUMANITAIRE : La précarité de la situation sécuritaire dans les parties nord et ouest pose la problématique de l’accès humanitaire, justifiant l’utilisation de l’escorte par les agences UN et certaines ONG Internationales en missions. L’état des routes entrave l’accès à ces zones.

MOUVEMENTS DE POPULATIONS : Les réfugiés maliens sont 21 429 (mars 2016 HCR), dans les zones d’accueil d’Intikane et Tazalite. Ils sont assistés depuis mai 2013. On note aussi 5 094 retournés nigériens du Mali (novembre 2015 UNHCR) et 510 retournés de l’Algérie (juin 2015 OIM).
SÉCURITÉ : La situation est calme sur la région. Des mouvements incontrôlés de personnes sont enregistrés. La région reste encore vulnérable avec la porosité des frontières, trafic des armes et de stupéfiants. Les Forces de sécurité ont renforcé les contrôles et les patrouilles..

Niger: Niger : Profil humanitaire de la région de Diffa - Juillet 2016

6 hours 1 min ago
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Niger

CONTEXTE

La crise sécuritaire dans la région de Diffa a connu un pic en juin 2016. Plus d’une quarantaine de personnes ont perdu la vie aussi bien à la suite des attaques perpétrées par les éléments du groupe Boko Haram qu’à travers des conflits inter-communautaires. Il s’en est suivi d’importants mouvements de populations que les autorités régionales estiment à 69 674 personnes en majorité en provenance de Bosso. Les mêmes autorités estiment à environ 280 000 personnes le nombre total des déplacés à la suite à la crise sécuritaire née des attaques de Boko Haram depuis 2013. Cette situation a créé de nouveaux besoins dans tous les secteurs. Les efforts conjugués de l’Etat et des partenaires humanitaires ont permis d’apporter une réponse rapide afin de soulager les souffrances de ces déplacés, notamment dans les secteurs prioritaires (sécurité alimentaire, eau, hygiène et assainissement, abris/NFI).

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : La saison des pluies s’installe progressivement dans la région. 535 villages agricoles sur les 606 que compte la région ont déjà semé à la première décade d’Août 2016 contre 465 villages à la même période en 2015. La région a reçu un stock de semence de 101 tonnes provenant de l’Etat et des appuis des différents partenaires. Pendant que la campagne agricole se prépare activement, la question de l’accès aux terres à la fois pour les déplacés et les populations hôtes, demeure préoccupante. En effet, en plus de l’insécurité qui empêche aux populations de retourner travailler leurs champs, la présence sur une vaste étendue de nombreux sites spontanés a considérablement réduit les terres cultivables. En juin, plus de 300 000 personnes ont été assistées.

CATASTROPHES NATURELLES : La région de Diffa fait face à des risques d’inondations et d’épidémie de choléra. Le déplacement de nombreux villages situés le long de la Komadougou pour cause d’insécurité pourrait réduire les dégâts liés aux inondations. Toutefois la présence des déplacés sur des terrains inondables constitue un autre risque qui pourrait accroitre leur vulnérabilité si des mesures appropriées ne sont pas prises à temps. De fortes pluies pourraient occasionner des inondations par endroit.

SANTÉ / NUTRITION : Le taux de malnutrition aiguë globale confirmé par l’enquête de base pour les indicateurs du PDS 2016 – 2 020 (décembre 2015) est de 17,1% (MAG) parmi les plus élevés du Niger (16,7% en 2012, 12,7% en 2013, 13,8% en 2014,). 8 ,880 enfants de 5-59 mois sont attendus, (MAS) et 7 920 cas de MAM, 2 400 FEFA pour 2016.

ACCÈS HUMANITAIRE : On note une réduction de l’espace humanitaire compte tenu de la situation d’insécurité dans la région, surtout dans le département de Bosso. La dispersion des déplacés sur plusieurs sites spontanés à travers la région, la difficulté liée à l’interdiction de circulation des motos dans la région, sont des éléments qui limitent l’accès des humanitaires aux populations dans le besoin.

MOUVEMENTS DE POPULATIONS : La crise des déplacés a connu un pic en juin 2016 avec la multiplication des attaques dont celle de Bosso qui a fait 69 674 déplacés internes selon la DREC. Ces derniers déplacements ont été précédés par le déplacement en mai d’environ 8 500 personnes à la suite de la décision des autorités de relocaliser les populations des 7 villages situés en bordure de la Komadougou pour des raisons de sécurité. Les autorités nigériennes estiment à environ 280 000 personnes le nombre total des déplacés suite à la crise sécuritaire née des attaques de Boko Haram depuis 2013.

SÉCURITÉ : La situation sécuritaire reste volatile dans la région de Diffa. Elle a connu un pic au cours du mois de juin au cours duquel plusieurs attaques ont été perpétrées par la secte Boko Haram sur la ville de Bosso et les sites de Yébi et de Gagam. Les risques de conflits intercommunautaires persistent dans certaines zones avec quelques incidents enregistrés. Le déploiement de la force multinationale et l’arrivée des eaux de la Komadougou qui constitue la frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria laissent présager une relative accalmie pour les mois à venir.

Niger: Niger : Profil humanitaire de la région de Agadez - Juillet 2016

6 hours 8 min ago
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Niger

CONTEXTE

La région d’Agadez, partie septentrionale du Pays, couvre une superficie de 667 799 km2 (52,6% du territoire national) pour une population de 527 126 habitants et un taux d’accroissement de 3,6%(RGPH, 2015). Cette population relativement jeune (49,8% ont moins de 15 ans et seulement 2,6% ont plus de 65 ans) fait face à d’énormes problèmes d’emploi, la rendant vulnérable à toutes les tentations dans un contexte sécuritaire volatile. La région est limitée au Nord par l’Algérie et la Libye avec lesquelles elle partage respectivement 970 km et 350 km, à l’Est par le Tchad sur 600 km, à l’Ouest par le Mali sur 60 km et la région de Tahoua et enfin au Sud par les régions de Zinder et Maradi. Sur le plan alimentaire, la région dépend presque entièrement de la production des régions voisines Tahoua et Zinder pour satisfaire ses besoins en denrées de base. Elle tire ses revenus des cultures maraichères, des activités d’orpaillage, de l’artisanat, et des mouvements des migrants.

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : La réunion de réévaluation sur la situation alimentaire nutritionnelle et pastorale du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises alimentaires (DNPGCCA) de juin 2016 (à Dosso) a identifié pour la région d’Agadez 6 zones extrêmement vulnérables (Ingall, Aderbissinat, Fachi, Bilma, Dirkou et Djado) avec une population de 71 317 personnes contre 2 zones en décembre 2015; 6 zones moyennement vulnérables avec une population de 74 347 personnes contre 2 zones en décembre 2015; 3 zones restent faiblement vulnérables avec une population de 94 078 personnes.

CATASTROPHES NATURELLES : Les prévisions météorologiques de 2016 prévoyaient pour la région d’Agadez une pluviométrie inferieure à la normale (300 mm), mais contre toute attente des pluies diluviennes se sont abattues dans la deuxième décade du mois de juin provoquant de graves inondations dans la commune rurale d’Ingall. Le bilan établi fait état de 644 ménages sinistrés pour une population affectée de 4918 personnes ; 22155 têtes de bétail emportées dont 11 012 têtes d’ovins et 10 654 têtes de caprins.

SANTÉ/NUTRITION : Sur le plan nutritionnel, le dépistage des enfants malnutris pris en charge en juin 2016 est beaucoup plus important comparativement à l’année 2015 et à la même période. Les chiffres des malnutris admis de janvier à mai 2016 sont plus importants qu’en 2015 et à la même période. C’est ce qui ressort de la dernière évaluation du DNPGCCA sur la situation nutritionnelle des enfants de la région d’Agadez (juin 2016).

ACCÈS HUMANITAIRE : Le problème d’accès se pose dans toute la région à cause de l’éloignement entre les villes, le mauvais état des routes, le banditisme armé et la présence de mines dans certaines parties de la région. Le système des Nations Uniesest en train d’étudier les possibilités d’institutionnaliser des vols aériens humanitaires sur Dirkou (Bilma) afin de faciliter l’accès des partenaires à cette zone hautement vulnérable et de trafic des migrants vers la Libye.

MOUVEMENTS DE POPULATIONS : Pour la gestion du flux migratoire mixte l’OIM a créé deux postes de collecte de données dont un à Siguidine (frontière Nigero-Lybienne) et un à Assamaka (frontière Nigero-Algerienne). Grâce à ces données recueillies, des rapports hebdomadaires sont produits par l’OIM sur le flux migratoire traversant la région d’Agadez. Quant au rapatriement de migrants nigériens d’Algérie il a été marqué par la survenue d’un accident malheureux au cours de la 33eme vague. En effet, un véhicule a pris feu à 85 km d’Agadez occasionnant 8 morts dont 5 enfants mineurs et une femme. 3 blessés graves et 4 blessés légers ont été aussi enregistrés au cours de ce même accident.

SÉCURITÉ : La situation sécuritaire est dominée dans ce trimestre (avril-mai -juin) par une reprise des attaques à main armée sur les différents tronçons routiers de la région, particulièrement sur l’axe Agadez-Arlit.

Niger: Niger : Profil humanitaire de la région de Zinder - Juillet 2016

6 hours 17 min ago
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Niger

CONTEXTE

A l’issue de la campagne agricole, pastorale et nutritionnelle de 2015, 1 254 villages déficitaires à plus de 50% pour une population de 1 026 704 ont été enregistrés dans la région de Zinder. Au plan pastoral, la région a connu un déficit d’environ 1 952 111 TMS. Avec un taux de MAG de 18%, Zinder affiche le taux le plus élevé de malnutrition aiguë globale au Niger. En outre, la région devra faire face aux besoins de réinsertion socioéconomique de migrants rapatriés d’Algérie, estimés à 9 833 personnes dont 3 312 mineurs, soit 6 470 ménages en mai 2016. La majorité de ces migrants sont des ressortissants du département de Kantché. La région de Zinder connait également des inondations récurrentes. Au 7 juillet 2016, au total, 93 ménages ont été affectés par des inondations qui ont été enregistrées dans plusieurs localités de la région.

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : Au plan agricole, la région a enregistré 15 zones extrêmement vulnérables comprenant 708 villages abritant 384 998 habitants. A cela s’ajoutent les besoins des populations en mouvements (9 833 migrants rapatriés, des retournés du Nigeria et quelques-uns de Diffa ayant fui les attaques de Boko Haram). Au plan pastoral, la situation est acceptable ; elle reste caractérisée par une disponibilité moyenne du pâturage dans 13 zones, une faible disponibilité dans le reste de la région. On note aussi une faible valeur nutritive du pâturage résiduel.

CATASTROPHES NATURELLES : Les inondations sévissent à Zinder depuis des années avec des conséquences souvent graves sur les communautés. Celles de 2015 ont affecté 1 009 ménages, soit 6 820 personnes sinistrées, et provoqué 11 morts et de nombreux dégâts matériels. Au 7 juillet de cette année, les inondations ont fait 603 sinistrés, soit 93 ménages et occasionné d’importantes pertes de bétail (366 caprins, 294 ovins et 8 asins). Le relèvement post crise pose problème même si l’assistance immédiate a pu être déployée en 2015.

SANTÉ/NUTRITION : Avec un taux de 18% de MAG (enquête nutrition 2015), Zinder vient en tête de la prévalence de la MAG au Niger. En 2016, on note une hausse des cas dans tous les districts sanitaires de la région sauf la ville de Zinder où on note une baisse.
La tendance dénote une augmentation des cas dépistés par les services de santé d’année en année. A titre illustratif, en 2015, pour la MAM, 68 602 cas notifiés de la S1 à la S25 contre 74 915 cas en 2016. Pour la MAS, 42 491 cas notifiés de la S1 à la S25 contre 42 448 cas en 2016.

ACCÈS HUMANITAIRE : L’accès humanitaire à Zinder ne constitue pas une préoccupation majeure en dépit de sa proximité avec la région de Diffa en proie à la crise de BH. Toutefois, sans être des zones d’accès impossible, le Nord de Tanout et le Nord de Tesker et Gouré sont les parties de la région où l’escorte est recommandée pour tout déplacement. Ailleurs, les acteurs humanitaires se déplacent sans risque majeur en veillant aux consignes de sécurité.

MOUVEMENTS DE POPULATIONS : En décembre 2014, plus de 3 000 personnes fuyant BH se sont installées dans les départements frontaliers du Nigeria. En mai 2016, on dénombre 9 833 personnes rapatriés/refoulés de l’Algérie. La majeure partie des personnes déplacées internes, des personnes déplacées du Nigéria et des migrants refoulés vivent dans des conditions précaires.
L’accès aux services sociaux de base comme l’école est devenu problématique pour les mineurs emmenés en exode. Ces personnes ont besoin davantage d’assistance pour le court et le moyen terme.

SÉCURITÉ : La situation sécuritaire à Zinder est relativement calme. Les incidents sécuritaires les plus récurrents concernent les troubles sociaux auxquels s’ajoute la criminalité (attaques à mains armées sur le tronçon Tanout Zinder avec plusieurs cas enregistrés entre février et avril 2016).
Au plan du terrorisme, la situation reste calme, nonobstant les risques d’infiltration d’éléments de BH, au regard de la proximité avec Diffa et le Nord du Nigéria.

Niger: Niger : Profil humanitaire de la région de Tillaberi - Juillet 2016

6 hours 22 min ago
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Niger

CONTEXTE

Située à l’extrême ouest du pays et arrosée par le fleuve Niger, la région de Tillaberi est limitée au nord par le Mali, au sud par le Bénin, à l’est par les régions de Tahoua et Dosso et à l’ouest par le Burkina Faso.
Elle compte 13 départements et 45 communes. Les inondations, les épidémies (choléra, méningite), l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la gestion des refugiés maliens constituent les principales problématiques de la région.

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : Selon la direction régionale de l’agriculture, la campagne agricole se déroule nomalement.1 513 villages soit 76% ont effectué les semis partiels de mil en juillet 2016 contre 446 villages soit 22% à la même période en 2015. (de quelle période s’agit-il ?) La direction régionale de l’élevage a reçu de l’Etat et ses partenaires 403 tonnes de matières seches (TMS) d’aliments bétails alors que le besoin total exprimé en fin de campagne est de 22 830 TMS d’où un gap de 22 427 TMS.

CATASTROPHES NATURELLES : A la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues du 14 au 15 juin 2016, le village de Mangaizé (commune de Tondikiwindi) et celui de Baney (Téra) ont été inondés. Selon la protection civile, au total, 127 ménages de 380 personnes sont sinistrés, 142 maisons effondrées et 12 autres ont été endommagées. Pour l’instant, les sinistrés n’ont reçu aucune assistance.

SANTÉ/NUTRITION : Méningite : 256 cas dont 23 décès au 03 juillet 2016 (26e semaine). Le dernier cas remonte à la 23e semaine. Concernant le choléra, aucun cas n’a été enregistré à ce jour par la région. OCHA continue le plaidoyer pour la prévention contre cette maladie auprès des partenaires de la santé. MAG : 13, 1% en 2016 contre 13, 7% en 2015. Il est inférieur au taux d’urgence de l’OMS qui est 15%.
MAS : 2, 5% en 2016 contre 3,5% en 2015.

ACCÈS HUMANITAIRE : La précarité de la situation sécuritaire rend difficile l’accès et les interventions des partenaires humanitaires dans la région. Une escorte militaire est recommandée sur les axes Tillabéri-Ayorou-Inates-Frontière du Mali, Téra-Bankilaré-Yatakala, Ouallam-Banibangou-Chinegodar, Balleyara- Banibangou, Fillingé-Abala-Sanam. A cela s’ajoute les coupures de pont et de routes par les eaux des pluies.

MOUVEMENTS DE POPULATIONS : Selon la CNE, au 31 mars 2016, c’est un total de 33 428 réfugiés maliens qui vivent dans les trois camps de réfugiés de la région (Mangaizé, Abala et Tabarey-barey) soit 44,97 % d’hommes et 55, 03 % de femmes. Selon la même source, entre janvier et mars 2016, c’est un total de 486 ménages de 1 374 personnes qui sont nouvellement arrivées sur les trois camps de la région.

SÉCURITÉ : La situation sécuritaire de la région est globalement calme. Toutefois, la prudence doit être de mise le long de la frontière avec le Mali et le Burkina Faso car les attaques à mains armées continuent d’être enregistrées. Il faut aussi garder à l’esprit les conflits intercommunautaires qui continuent d’enregistrer des victimes.

World: 1,3 million d’enfants risquent de ne pas bénéficier de repas scolaires cette année en Afrique de l’Ouest et Centrale

8 hours 1 min ago
Source: World Food Programme Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Guinea, Mali, Mauritania, Niger, Senegal, World

DAKARAlors que les cours reprennent cet automne, plus de 1,3 million d’enfants à travers l’Afrique de l’Ouest et Centrale risquent de ne pas bénéficier des repas scolaires du Programme alimentaire mondial étant donné que les contraintes financières obligent l’agence de l’O.N.U. – qui est le plus grand sponsor de cette initiative - à en réduire la portée.

La diminution des ressources, l'évolution des priorités des donateurs ainsi que la modification des mécanismes de financement dans certains pays, ont contribué d’une part, à créer un déficit de financements et d’autre part, à mettre en péril les programmes. À moins qu’un financement ne parvienne d’ici le moins prochain, plus d’un demi-million d’élèves à travers le Mali, Niger, Mauritanie et Cameroun pourraient commencer la nouvelle année scolaire sans les repas qu’ils ont l’habitude d’avoir. D’ici la fin de 2016, il n’y aura plus d’assistance pour 700,000 enfants en plus dans onze autres pays.

Au Tchad, où, dans certaines régions, près de 80 pourcents de la population ne reçoit pas une quantité suffisante de nourriture nécessaire pour mener une vie saine, la capacité d’action du programme des repas scolaires du PAM a été réduite de plus de 90 pourcents sur les trois dernières années à cause du manque de financements (de plus de 200 000 enfants assistés en 2013 à 15 000 en 2016). Au Sénégal, les ressources actuelles permettront de couvrir les repas scolaires de moins de 20 pourcents des enfants ciblés par le programme. En Mauritanie et au Cameroun, à cause du manque de financements pendant l’année scolaire 2015-2016, le PAM a été obligé de suspendre son assistance en janvier et en mai. En Guinée, le PAM va réduire de moitié son assistance pour cette année scolaire.

“Dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale – dans un contexte marqué, d’une part, par la faim et la malnutrition chroniques et d’autre part par les conflits - les repas scolaires ont toujours été une bouée de secours pour les enfants, très souvent les seuls repas réguliers et nutritifs qu’ils reçoivent,” a déclaré Abdou Dieng, Directeur Régional du PAM pour l’Afrique de L’Ouest.

Alors que dans certains pays le gouvernement ainsi que les autres agences dirigent ou supportent le programme des repas scolaires, dans la majorité de la région l’agence est la seule ou la principale source de provision des repas scolaires, en ciblant les zones où les niveaux de faim et de malnutrition sont les plus élevés. Les contraintes liées au financement ont obligé le PAM a réduire de plus en plus son domaine d’action d’année en année.

Pendant et après les conflits qui ont eu lieu dans des pays tels que le Mali, le Niger, la République Centre Africaine, ou à la suite d’une crise sanitaire majeure comme l’épidémie d’Ebola, les repas scolaires ont joué un rôle très important en permettant aux enfants dans le besoin de bénéficier d’un repas nutritif; encourageant ainsi les familles à envoyer leurs enfants à l’école; et de manière plus générale, en aidant les enfants à profiter de leur enfance.

“Les enfants issus des pays et régions de pays où les besoins sont les plus grands n’ont pas accès à cette assistance vitale. Nous encourageons ceux qui nous soutiennent à ne pas oublier la valeur qu’apportent les repas scolaires – un moyen clé pour réduire la pauvreté, la faim et la malnutrition- et à permettre qu’un million d’enfants ne s’enfonçent ou ne retournent dans un état de faim et de pauvreté. Nous avons urgemment besoin de $48 million pour commencer ou continuer nos repas scolaires,” nous révèle Abdou Dieng.

Le programme des repas scolaire du PAM est un important filet de sécurité sociale. Il encourage les élèves du primaire, particulièrement les filles, à s’inscrire, fréquenter et rester à l’école. En 2015, nous avons fourni quotidiennement des repas nutritifs à plus de 2,5 millions d’enfants à travers l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale: parmi ces enfants, 1,2 million sont des filles. A travers la région, le PAM a un partenariat avec les petits agriculteurs et achète des aliments produits localement, aidant ainsi non seulement les élèves mais également l’économie locale en favorisant la hausse des revenus liés à l’agriculture.

Pour chaque dollar investi dans les repas scolaires, les études réalisées par le PAM montrent qu’il y a en général un retour d’ordre économique de $3 à $8. Cela est dû au fait qu’améliorer la santé des élèves transforme le reste de leur vie: ceci augmente leur productivité en tant que futurs adultes, et cela se répercute dans la prochaine génération en améliorant la santé de leurs propres enfants.

Atteindre la Faim Zéro ainsi que l’éducation pour tous sont des éléments clés dans la réussite des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, y compris l’ODD 2 sur l’éradication de la faim d’ici 2030.

Les principaux donateurs du programme des repas scolaires du PAM en Afrique de l'Ouest et Centrale pour l'année scolaire 2015-2016 sont: le Canada, l'Union Européenne, le Japon, le Luxembourg, l'Arabie Saoudite et les États-Unis.

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Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde en distribuant une assistance alimentaire dans les situations d'urgence et en travaillant avec les communautés pour améliorer leur état nutritionnel et renforcer leur résilience. Chaque année, le PAM apporte une assistance à quelque 80 millions de personnes dans près de 80 pays.

Suivez-nous sur Twitter : @WFP_WAfrica ; @wfp_media

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Adel Sarkozi, WFP/Dakar: +221 776375964; adel.sarkozi@wfp.org

Jane Howard, WFP/Rome, Tel. +39 06 65132321, Mob. +39 346 7600521; jane.howard@wfp.org

Gregory Barrow, WFP/London, Tel. +44 20 72409001, Mob. +44 7968 008474; gregory.barrow@wfp.org

Bettina Luescher, WFP/Geneva, Tel. +41 22 917 8564, Mob. + 41-79-842-8057; bettina.luescher@wfp.org

Gerald Bourke, WFP/New York, Tel. +1-646-5566909, Mob. +1-646 525 9982; gerald.bourke@wfp.org

Steve Taravella, WFP/Washington DC, Tel. +1 202 653 1149, Mob. +1 202 770 5993; steve.taravella@wfp.org

Mali: ECOWAS Member States Representatives Work out Means of Implementing Conflict Prevention Tenets in the Region

10 hours 25 min ago
Source: ECOWAS Country: Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Nigeria

The Framework has been put together to engender a more stable, conflict-free region where the envisaged greater atmosphere of peace can help in the realization of the ECOWAS integration goals by pushing conflict prevention and peacebuilding up the political agenda of the governments of the region.

Declaring the two-Day sensitization Workshop open on the 29th of August 2016, the ECOWAS Commissioner for Political Affairs, Peace and Security (PAPS) Mrs. Halima Ahmed enthused that the Abuja convergence would serve as a platform to enhance the synergy between the Commission and respective Ministries from where the participants are drawn.

Noting that since inception in 2008, there has been limited knowledge and ownership of the ECPF by the Member States who signed it into existence, the Commissioner observed that due to the occurrence of many security challenges in the region, there have been limited programmes developed by the Commission to generate awareness about the ECPF in Member States.

Mrs. Ahmed reported that through the support of the Government of Denmark, the Secretariat dedicated to the operationalization of the ECPF has been taking active steps geared towards ensuring ownership and maximum utilization of the ECPF by ECOWAS Focal Point Directorates, Member States, Civil Society and Development Partners while serving as an interface between the ECOWAS Commission and all relevant stakeholders.

The Commissioner further remarked that the security situation in the region has become a concern at the national, regional and international levels since the terrorist attacks in Cote d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Nigeria and Mali just as the increasing incidence of clashes between farmers and herdsmen, rural banditry, electoral violence, ethno-religious violence are matters of urgent concern that requires preventive interventions.

Participants who were mostly drawn from the Ministries of Justice and Internal Affairs of Member States were implored by the Commissioner to consider regional dimensions of peace and security when designing and implementing national programmes.

“Through a partnership with the ECOWAS Commission, we can embolden the governments of the region to prioritize the development of policies which are geared towards preventing conflicts and diffusing tensions, thereby ensuring the peace and stability of our region” She added.

Earlier, the ECOWAS Director of Political Affairs Dr. Remi Ajibewa gave a historical background to the conflict situation in West Africa within the context of global realities stating that the ECPF came about in recognition of the nexus between peace, security and development

According to him, one of the key objectives of the ECOWAS Conflict Prevention Framework is to build awareness and anticipation and strengthen capacity within Member States and Civil Society Organisations (CSOs) to enhance their roles as principal constituencies and actors in conflict prevention and peacebuilding.

During the Workshop, there were presentations of the ECPF web portal, a synthesis of studies on ECPF by Centre for Democracy and Development (CDD), the Kofi Anan International Peace Training Centre (KAIPTC) and the Goree Institute done by Dr. Abiodun Onadipe as well as an overview of peace and security situation in each Member State

The ECOWAS Heads of State and Government adopted the ECPF as a legal document which specifies the roles and responsibilities of the ECOWAS Commission, Member States, Civil Society Organizations and Development Partners in strengthening the human security architecture in West Africa.

World: School Meals at Risk for 1.3 Million Children in West and Central Africa

11 hours 29 min ago
Source: World Food Programme Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Guinea, Mali, Mauritania, Niger, Senegal, World

DAKAR – As schools resume this autumn, more than 1.3 million children across West and Central Africa risk missing out on school meals from the World Food Programme (WFP), as widening financial constraints force the United Nations agency – the top sponsor of such initiatives – to reduce its reach.

Dwindling resources, shifting donor priorities and changed financing mechanisms in some countries – all have conspired to create a funding gap and jeopardize programmes. Unless vital funding comes through in the next month, more than half a million children across Cameroon, Mali, Mauritania and Niger could start the school year without the meals they have come to rely upon. By the end of 2016, assistance will run out for a further 700,000 children in 11 other countries.

In Chad – where, in some regions, as many as four-fifths of the population do not get enough food for a healthy life – WFP’s school meals programme has shrunk by more than 90 percent in the past three years due to funding shortages, from more than 200,000 children assisted in 2013 to just 15,000 in 2016. In Senegal, current resources will cover school meals for fewer than a fifth of the children targeted by the programme. In Mauritania and Cameroon, funds ran out during the 2015-2016 school year, forcing WFP to halt assistance in January and May respectively. In Guinea, WFP will halve its assistance this school year.

“In most countries in West and Central Africa – in the grip of chronic hunger and malnutrition, and increasingly affected by conflict – school meals have been a lifeline for children, as they are often the only regular and nutritious meals they receive,” said Abdou Dieng, WFP Regional Director for West Africa.

While in some countries the government and other agencies lead or complement WFP’s programme, in most of this region WFP is the sole or main provider of school meals, targeting areas where hunger and malnutrition levels are highest. Year after year, funding constraints have been forcing WFP to shrink its areas of coverage.

During or after conflict in the Central African Republic, Mali and Niger, or in the aftermath of a major health crisis such as the Ebola outbreak, school meals have played an important role in providing children in need with nutritious meals; encouraging families to send their children to school; and, more broadly, helping children regain their childhood.

“Children from the very countries and regions where needs are most acute are missing out on this vital assistance. We urge our supporters not to forget the value the school meals programme brings – a key vehicle to reduce poverty, hunger and malnutrition – and not let more than a million children slip deeper or back into in poverty and hunger. We urgently need US$48 million to start or continue our school meals assistance,” said Dieng.

WFP’s school meals are a major social safety net. They encourage primary school children, especially girls, to enroll, attend and remain in school. In 2015, WFP provided daily nutritious meals to over 2.5 million children across West and Central Africa: of these, 1.2 million were girls. Across the region, WFP partners with small-scale farmers to buy locally grown, fresh food, thus not only helping students, but boosting agricultural incomes and local economies at the same time.

For every US dollar invested in school meals, there is an overall economic return of US$3 to US$8, studies by WFP show. This is because improving the health of schoolchildren transforms the rest of their lives: it increases their productivity as working adults, and reverberates through the next generation by improving the health of their own children.

Achieving Zero Hunger and learning for all are key elements in the achievement of the UN’s Sustainable Development Goals (SDGs), including SDG 2 on ending hunger by 2030.

Key donors to WFP’s school meals programme in West and Central Africa for the 2015-2016 school year are Canada, the European Union, Japan, Luxembourg, Saudi Arabia and the United States.

For more information, please contact (firstname.secondname@wfp.org):
Adel Sarkozi, WFP/Dakar, Mob. +221 776375964
Jane Howard, WFP/Rome, Tel. +39 06 65132321, Mob. +39 346 7600521
Gregory Barrow, WFP/London, Tel. +44 20 72409001, Mob. +44 7968 008474
Bettina Luescher, WFP/Geneva, Tel. +41 22 917 8564, Mob. + 41-79-842-8057
Gerald Bourke, WFP/New York, Tel. +1-646-5566909, Mob. +1-646 525 9982
Steve Taravella, WFP/Washington DC, Tel. +1 202 653 1149, Mob. +1 202 770 5993

Nigeria: Public health emergency declared in Lake Chad basin following Nigeria polio outbreak

14 hours 8 min ago
Source: Global Polio Eradication Initiative Country: Cameroon, Central African Republic, Chad, Niger, Nigeria

Government officials from across the Lake Chad sub-region call for a co-ordinated regional response following the recent wild polio cases in Nigeria

Following the recent detection of wild poliovirus in Nigeria, Ministers of Health from Cameroon, Central African Republic, Chad, Niger and Nigeria have declared the polio outbreak in Nigeria as a public health emergency for countries of the Lake Chad basin. The declaration, coming out of the 66th session of the World Health Organization Regional Committee for the African Region, demonstrates commitment from governments across the region to bolster momentum in the fight against the virus.

A regional response to a regional risk

The declaration requests that Nigeria and all countries of the Lake Chad Basin, as a matter of the utmost urgency, fully implement coordinated outbreak responses in order to quickly interrupt this outbreak before the end of 2016 and prevent international spread. It calls on all Member States of countries of the Lake Chad Basin to extend all possible support, including political advocacy and engagement at all levels, for successful coordination and implementation of synchronized polio vaccination activities across the countries of the Lake Chad sub-region. The declaration builds on the sustained commitment of member states across the region in the path towards polio eradication, highlighted at the African Union summit in June 2015 where African heads of state gathered to declare polio eradication a “historical legacy for future generations”.

Immediate action, challenging terrain

An immediate response was mounted by the Nigerian government following the outbreak by quickly declaring it as a public health emergency and mobilizing the needed resources, with a large-scale vaccination campaign implemented and further rounds planned across the Lake Chad sub-region.

While challenging terrain lies ahead in beating the poliovirus for good, in Nigeria, and in Africa – not least because of the grave humanitarian situation in many of the countries around Lake Chad – the declaration of a regional emergency provides an important foundation for action, including the mobilization of necessary financial, political and technical support from partners of the Global Polio Eradication Initiative and governments across the region.

Libya: DTM Libya Flow Monitoring Report 1 (July – August 2016)

18 hours 36 min ago
Source: International Organization for Migration Country: Burkina Faso, Chad, Egypt, France, Gambia, Germany, Ghana, Italy, Libya, Mali, Niger, Nigeria, Senegal, Sudan, World

IOM Libya presents the first publication of its Flow Monitoring initiative. Libya’s Flow Monitoring statistical and analytical reports build on IOM’s Displacement Tracking Matrix (DTM) Mobility Tracking Packages towards better articulating Libya’s human mobility profile. Each report presented in this document can be read independently or as part of DTM’s comprehensive Flow Monitoring monthly report.

Flow Monitoring is part of DTM. It captures information on migrants to monitor and understand the trend of movements and population flows in specific locations within a particular time period. DTM Libya’s Flow Monitoring aims to collect and update information on the movement of migrants in Libya, to provide an accurate and timely overview of the migration flows in the country, in particular with regard to:

•Routes used by the migrants who reach and/or transit through Libya

•Identify and monitor the locations where migration flows are most significant

•Provide granulated data on nationalities, sex and age of migrants and specific vulnerabilities

•Develop migration profiles including drivers of migration and migratory trends

The information and analysis provided by DTM Libya complements IOM’s established exercises in the region and in Southern Europe. Considering the scale and complexity of the current migration flows in Libya, the purpose of the DTM is to offer a dynamic approach in relation to the developments of the different routes and the evolving situation in the countries of origin, transit and destination.

This report contains an overview of the findings collected at flow monitoring points in Libya during the period of July – August 2016.

Kenya: African Journal on Conflict Resolution

29 August 2016 - 10:22am
Source: African Centre for the Constructive Resolution of Disputes Country: Democratic Republic of the Congo, Kenya, Niger, Nigeria, South Africa

Transitional justice and democratisation nexus:

  • Challenges of confronting legacies of past injustices and promoting reconciliation within weak institutions in Kenya
  • The civilianisation of ex-combatants of the Niger Delta:
    Progress and challenges in reintegration
  • The quest for Great Heart Leadership to activate and promote the ending of violent conflict in Africa
  • Ethnic and religious crises in Nigeria: A specific analysis upon identities (1999–2013)
  • The role of civil society in conflict resolution in the Democratic Republic of the Congo, 1998–2006: An appraisal

Kenya: Kenya: Kakuma Camp Population Statistics (as of 29 August 2016)

29 August 2016 - 7:01am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Angola, Burkina Faso, Burundi, Central African Republic, Congo, Democratic Republic of the Congo, Eritrea, Ethiopia, Guinea, Kenya, Niger, Rwanda, Saudi Arabia, Somalia, South Sudan, Sudan, Uganda, United Republic of Tanzania, Yemen, Zimbabwe

World: Rapport sur le développement humain en Afrique 2016 : Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Afrique

28 August 2016 - 6:29pm
Source: UN Development Programme Country: Benin, Botswana, Burkina Faso, Cameroon, Congo, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Ghana, Guinea, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mauritius, Mozambique, Namibia, Niger, Nigeria, Rwanda, Senegal, Sierra Leone, South Sudan, Swaziland, Togo, Uganda, United Republic of Tanzania, World, Zambia

Les disparités entre les genres coûtent quelque 95 milliards de dollars US par an en moyenne à l’Afrique subsaharienne et ont culminé à 105 milliards de dollars de pertes en 2014 (soit 6 % du PIB régional), compromettant de ce fait les efforts du continent en faveur d’un développement humain et d’une croissance économique inclusifs, indique le Rapport.

Le rapport du PNUD analyse les facteurs politiques, économiques et sociaux qui entravent la promotion de la femme en Afrique et propose des politiques et des mesures concrètes pour combler l’écart entre les genres. Il s’agit notamment de corriger la contradiction entre la législation et la pratique afin de passer d’une égalité des genres juridique à une égalité de fait, de rompre avec les normes sociales préjudiciables aux femmes et de transformer les cadres institutionnels discriminatoires, en vue de garantir la participation économique, sociale et politique des femmes.

D’après le rapport, une augmentation de 1 % de l’indice d’inégalité de genre contribuerait à réduire l’indice de développement humain (IDH) d’un pays de 0,75 %.

A retenir

  • Les Africaines affichent un niveau de développement humain équivalant à 87 % seulement de celui des Africains

  • Les femmes en Afrique occupent 66 % des emplois dans le secteur informel non agricole et ne gagnent que 70 cents pour chaque dollar gagné par un homme

  • Seulement 7 à 30 % des entreprises privées sont dirigées par une femme.

  • Les disparités entre les genres coûtent à l’Afrique subsaharienne 95 milliards de dollars US par an

World: Africa Human Development Report 2016: Advancing Gender Equality and Women’s Empowerment in Africa

28 August 2016 - 6:25pm
Source: UN Development Programme Country: Angola, Benin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroon, Central African Republic, Chad, Comoros, Congo, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Djibouti, Egypt, Equatorial Guinea, Eritrea, Ethiopia, Gabon, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Libya, Madagascar, Malawi, Mauritania, Mauritius, Morocco, Mozambique, Namibia, Niger, Nigeria, Rwanda, Sao Tome and Principe, Senegal, Seychelles, Sierra Leone, Somalia, South Africa, South Sudan, Sudan, Swaziland, Togo, Tunisia, Uganda, United Republic of Tanzania, World, Zambia, Zimbabwe

Gender inequality is costing sub-Saharan Africa on average $US95 billion a year, peaking at US$105 billion in 2014– or six percent of the region’s GDP – jeopardising the continent’s efforts for inclusive human development and economic growth, according to the Africa Human Development Report 2016.

The report analyses the political, economic and social drivers that hamper African women’s advancement and proposes policies and concrete actions to close the gender gap. These include addressing the contradiction between legal provisions and practice in gender laws; breaking down harmful social norms and transforming discriminatory institutional settings; and securing women’s economic, social and political participation.

Deeply-rooted structural obstacles such as unequal distribution of resources, power and wealth, combined with social institutions and norms that sustain inequality are holding African women, and the rest of the continent, back. The report estimates that a 1 percent increase in gender inequality reduces a country’s human development index by 0.75 percent.

Highlights

  • African women achieve only 87 percent of the human development outcomes of men

  • African women hold 66 percent of the all jobs in the non-agricultural informal sector and only make 70 cents for each dollar made by men

  • Only between 7 and 30 percent of all private firms have a female manager

  • Gender gap costs sub-Sahara Africa $US95 billion a year

Niger: UNICEF Niger Humanitarian Situation Report, July 2016

26 August 2016 - 7:13pm
Source: UN Children's Fund Country: Niger, Nigeria

Highlights

  • The Diffa region continues to be affected by the Nigeria crises, with 6 attacks in July. Attacks included the looting of a WFP warehouse, an ambush to army patrol killing 5 soldiers and a major attack at the end of July to two villages on Lake Chad islands, with over 90 civilians estimated to have been executed and over 10 reported kidnapped.

  • The Diffa region is hosting an estimated 280,000 displaced people (Nigerian refugees and returnees, and internally displaced) including around 69,000 (25%) recently displaced following attacks in June in Bosso.

  • In July, UNICEF and its partners provided access to safe water to an additional 18,500 people in Diffa through the Rapid Response Mechanism (RRM) project.

  • Despite a nationwide measles campaign in December 2015, at week 30 (end July 2016) Niger recorded 2,370 cases of measles with 10 deaths. Six regions have been affected including the capital Niamey (1,072 cases); and the Diffa region (42 cases, 7 confirmed). UNICEF and other partners supported the health regional directorate for a coordinated response, reaching 103,960 children between 9 months to 14 years in the Diffa Region.

  • Floods affected entire villages in Maradi and Zinder region in July, affecting several villages. UNICEF provided support to the government to supply NFI kits and, where necessary, water treatment tablets to 207 households (almost 1,500 people), bringing the overall NFI assistance to over 6,700 floods-affected people (850 households).

  • As of 24 July, according to data collected through the scaling up (80% from ITP and 78% from OTP), a total of 174,761 under-5 children suffering from SAM have been admitted to the health centers.

Situation Overview & Humanitarian Needs

A number of simultaneous crises continue to have a major impact on the humanitarian situation in Niger during the first semester of 2016. This includes: displacement caused by insecurity, and increased attacks; as well as outbreaks and epidemics of measles.

Chad: Sahel Crisis 2016: Funding Status as of 26 August 2016

26 August 2016 - 11:21am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, World

World: Sahel Crisis 2016: Funding Status as of 26 August 2016

26 August 2016 - 11:21am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Burkina Faso, Cameroon, Chad, Gambia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, World

Niger: WFP Niger Country Brief, July 2016

26 August 2016 - 9:24am
Source: World Food Programme Country: Mali, Niger

Highlights

  • The lean season distributions are ongoing in all regions. Assistance has been provided to 250,000 people, including children 6-59 months and pregnant women and nursing mothers.

  • The construction of the large Watershed project on four sites in Niger have been completed in three sites. The Toughfini site completed at 50 percent due to the rainy season. The project involves land regeneration and water mobilization. The expected completion is in October.

Operational Update

  • Integrated resilience programme: Agricultural development works continued in July. Preparations for the planting of shrubs and trees on land that has been regenerated by WFP is ongoing. Pastoral sites that were developed by planting activities in May, are developing well.

  • The construction of the large water catchments was completed in three sites (Karkara, Darey and Sahiya). The work at the fourth site, Toughfini, halted at 50 percent due to the rainy season. The works will resume in October. The water catchment area will allow more than 500 ha to be developed through small scale gardening benefitting 42,000 people from December 2016 onwards.

  • The country office is preparing to launch the E-voucher in the Mangaizé refugee camp for the month of August. In September the launch and delivery of the electronic mechanism will be extended to all other refugee camps in the country, including Diffa.

  • Humanitarian assistance: WFP continues to assist 58,900 Malian refugees through unconditional assistance (food/voucher) in the camps (Tabarebarey, Abala and Mangaize) and hosting sites (Intikane and Tazalit).

  • WFP and partners continue to respond to populations in the Diffa region affected by the evolving insecurity in the Lake Chad Basin.

  • Air support: UNHAS continues to provide air transport services to the humanitarian community to the five regions of Niger. In July, UNHAS transported 1,360 passengers, including two medical evacuations, and 2,217 kg of cargo.

Niger: Niger : Rapport sur les activités à Diffa du 1er au 7 Aout 2016

26 August 2016 - 9:05am
Source: European Commission Humanitarian Aid Office, Department for International Development, Swiss Agency for Development and Cooperation, US Agency for International Development, UN Children's Fund, International Rescue Committee, UN High Commissioner for Refugees Country: Niger, Nigeria
Diffa

• Le 04 Aout 2016, le programme Education de IRC a organisé une rencontre avec les conseillers pédagogiques et les directeurs de 18 écoles ciblées pour le projet Education in Emergencies:
Evidence for Action 3EA sur financement Dubai Cares dans le département de Diffa. Le but est de partager avec ces acteurs le contenu du projet 3EA afin d’obtenir l’engagement et la pleine implication de tous dans la mise en œuvre des activités dans leurs écoles respectives. Ils ont été édifiés sur l’objectif du projet : « Catalyser les changements dans la recherche et la pratique qui auront un impact large et soutenu sur les résultats d’apprentissage des enfants en lecture-écriture, mathématiques, et apprentissage socio-émotionnels dans des contextes touché par la crise ».
Ainsi, 22 personnes dont 18 directeurs et 3 conseillers et 1 un représentant de la Direction Régionale de l’Enseignement Primaire ont pris part à cette rencontre. La liste définitive des 30 écoles de Diffa et Mainé retenues pour la mise en œuvre du projet a été partagée aux inspecteurs par la même occasion.

• Du 4 au 5 Aout 2016, le programme Education a participé à un atelier de partage des données portant sur la gestion des urgences organisé par la Direction Régionale de l’Enseignement Primaire de Diffa. L’objectif de cet atelier est de présenter les données relatives aux préinscriptions des potentiels élèves des zones d’accueil des sites spontanés afin d’apporter des réponses pour assurer une éducation de qualité.

• Dans le cadre du projet WASH financé par UNICEF, des séances de sensibilisation dans les villages et sites de N’Galori, Djalori, Madoukourdi, et Issari Brime/Boudoum ont été menées sur le traitement de l’eau à domicile, l’utilisation et l’entretien des latrines, le lavage des mains, l’hygiène corporelle, l’hygiène menstruelle incluant l’utilisation de coton hydrophile. IRC offre les produits Aquatab et Pur, et du coton hydrophile aux bénéficiaires à travers la donation des kits d’hygiène.
Ainsi, les relais communautaires et les mobilisateurs contribuent efficacement à l’amélioration des pratiques d’hygiène liées à l’eau et l’assainissement et aussi préviennent les communautés pour la lutte contre les maladies diarrhéiques. 4 679 personnes représentant 1 033 hommes, 1 328 femmes, 1 137 garçons et 1 181 filles ont été touchées. 71 dalles Sanplat ont également été distribuées à environ 4 000 personnes à Issari Brime pour la construction de leurs latrines familiales.

• Au cours de la période, l’équipe d’Urgence de IRC a animé d’autres séances de sensibilisation sur différents sites d’intervention avec 355 personnes représentant 147 hommes, 87 femmes, 53 filles et 68 garçons touchées par les messages de la promotion à l’hygiène. Ces séances ont permis aux participants d’apprécier les pratiques à risque et de prendre les mesures adéquates pour améliorer leurs conditions de santé. Un suivi des travaux de construction des latrines communautaires d’urgence sous financement UNICEF a été effectué à N’guel wanzam 2,
Kindjaindi et N’Guagam.

• Le programme Livelihoods de IRC a organisé des séances de sensibilisation et de distributions des cartes E-vouchers à 417 bénéficiaires du projet d’assistance alimentaire d’urgence sous financement USAID/FFP dont 187 à Mourimadi et 230 à Garin Wanzam. Les sensibilisations ont porté sur l’utilisation des cartes durant les échanges contres des biens alimentaires. En marge de ces sensibilisations, une collecte de données sur les indicateurs du projet a été réalisée auprès de 28 ménages.

• L’équipe Livelihoods de IRC a effectué une visite des installations de 5 fournisseurs d’intrants d’élevage à Diffa centre et s’inscrit dans le cadre la sélection des prestataires pour la mise en œuvre des activités d’appui à la reconstitution du cheptel sous financement de Sida.

• Le 1er et 4 Aout 2016, IRC avec l’appui de l’UNHCR a organisé 2 thé-débats sur les violences psychologiques et leurs conséquences ; le mariage précoce/forcé ainsi que leurs conséquences à Garin Wanzam et Elhadji Mainari. 80 participants dont 40 femmes ont été touchés. Ces activités avaient pour but d’améliorer la connaissance des populations concernées sur les violences basées sur le genre ainsi que leurs conséquences sur leur quotidien.

• Pendant la même période, IRC a également appuyé 28 ménages de 110 personnes avec de repas chaud lors de la relocalisation de Garin Wanzam au camp Sayam Forage avec l’appui de l’UNHCR.

• Du 2 au 4 Aout 2016, IRC, sous financement UNHCR, a conduit une formation au profit du comité enfant pair éducateur de Gagamari portant sur les techniques d’animation et théâtre participatif. 12 enfants membres dudit comité dont 6 filles ont participé à cette formation et a pour objectif de renforcer les capacités des enfants à conduire des activités socio récréatives et des sensibilisations. Cette même formation a été conduite à l’endroit du comité pair éducateur d’Assaga avec 21 participants dont 12 filles.

• Le 4 Aout 2016, IRC avec le soutien du comité pair éducateur a animé une séance de sensibilisation à Chétimari sur la protection de l’enfant en situation d’urgence. Les participants ont été édifiés sur les enregistrements des naissances, les services disponibles et le signalement des cas de protection. 436 personnes dont 221 femmes ont assisté.

• Le 4 Aout 2016, IRC, sous financement de l’UNHCR, a organisé avec l’appui des enfants pairs éducateurs du site d’Elhadji Mainari une sensibilisation sur le droit de l’enfant à la protection. 355 enfants dont 105 filles ont participé à l’activité.

• Du 1er au 7 Aout 2016, sous financement de CDC, les comités-Santé de la Reproduction de Chétimari, Gagamari, Kargamari, Tam et Kabléwa ont effectué des séances de sensibilisations portant sur l'utilisation des moustiquaires imprégnées, le VIH/SIDA et la double protection, la consultation prénatale recentrée, les risques des avortements et les rumeurs sur la planification familiale. 197 personnes dont 52 femmes enceintes, 90 femmes allaitantes, 34 autres femmes et 21 hommes ont été touchées.

• Du 1er au 2 Aout 2016, le programme Santé de la Reproduction de IRC, sous financement CDC, en collaboration avec la Direction Départementale de la Santé Publique a organisé un atelier régional de validation du plan opérationnel en Santé Reproductive, élaboré en Juillet 2016. Cette activité a vu la participation des Districts Sanitaires, des partenaires de la santé et des autorités administratives et coutumières. L'objectif est de doter la région de Diffa d'une stratégie SR qui vise à améliorer l'offre et l'utilisation des services de santé de la reproduction aux populations refugiés et autochtones. 39 personnes y ont pris part.

• Au cours de la période, IRC, avec l’appui de l’UNHCR, a procédé à la remise des kits de motivation aux points focaux de la zone de Diffa. Ils sont 33 à bénéficier de cette donation qui rentre dans le cadre de l’encouragement et une meilleure collaboration.

Chad: Bassin du lac Tchad: Aperçu de la crise (au 23 aout 2016)

26 August 2016 - 8:43am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Cameroon, Chad, Niger, Nigeria
Contexte

Le violent conflit dans le Bassin du lac Tchad n’a cessé de s’aggraver. Les raids et les attentats suicides de Boko Haram sur les civils causent des traumatismes généralisés, empêchant les gens d’accéder aux services essentiels et détruisant les infrastructures vitales. Environ 21 millions de personnes vivent dans les zones touchées des quatre pays riverains du Lac Tchad. Le nombre de personnes déplacées dans les zones les plus affectées a triplé depuis les deux dernières années. La plupart des familles déplacées sont hébergées par des communautés qui sont parmi les plus pauvres et les plus vulnérables au monde. L’insécurité alimentaire et la malnutrition dans les régions affectées ont atteint des niveaux alarmants.

Développements récents

Le 28 juillet, un convoi humanitaire de retour de Bama vers Maiduguri après y avoir acheminé de l'aide a été attaqué par des combattants présumés de Boko Haram. Le convoi comprenait du personnel de l'UNICEF, du FNUAP et de l'OIM. Les Nations Unies ont temporairement suspendu les missions par la route et durant la nuit à Bama. Le 21 juillet, l’ONU a mené une première mission d’aide transfrontalière du Cameroun au Nigeria en fournissant de la nourriture et des articles non alimentaires à 15 000 personnes déplacées dans la ville de Banki, située à 2 km de la frontière camerounaise. Les organisations humanitaires ont publié un Plan sur 90 jours résumant les besoins prioritaires immédiats entre juillet et fin septembre dans le Bassin du Lac Tchad, sollicitant 221,6 millions USD dont 96,7 millions pour la sécurité alimentaire. De nombreuses zones à travers le Bassin du Lac Tchad devraient connaître une insécurité alimentaire aiguë jusqu'en septembre, les ménages n’étant que légèrement en mesure de répondre à leurs besoins alimentaires et recourant à des stratégies d'adaptation difficile. La faim et la malnutrition restent élevées dans la plupart des zones frappées par le conflit.