Humanitarian Action Plan for the Democratic Republic of the Congo 2010

30 November 2009
Mid-Year Review: 14 July 2010

La République démocratique du Congo reste le théâtre de l’une des pires crises humanitaires au monde.

Malgré des signes positifs d’avancées au niveau politique et de l’amélioration des relations de la RDC avec les nations voisines, la poursuite des combats dans l’est du pays entre les FARDC et les restes de groupes armés locaux ou étrangers continue d’avoir de lourdes conséquences sur le plan humanitaire.

L’année 2009 a également été marquée par l’amplification des attaques de la LRA (Lord’s Resistance Army) en Province Orientale, qui se traduisent par des pillages fréquents et des exactions graves envers les civils. En outre, les actes de harcèlement et agressions contre le personnel humanitaire sont en augmentation, particulièrement dans le Nord-Kivu où le triste record de 100 incidents depuis le début de l’année a été battu en Octobre.

En 2010, les déplacements importants persisteront dans les Kivu, en Ituri et dans les Uélé tant que des groupes armés resteront opérationnels et que le gouvernement poursuivra ses opérations militaires à leur encontre. Les retours se poursuivront dans les zones nouvellement stabilisées mais s’arrêteront dès qu’elles basculeront à nouveau dans l’insécurité.

Outre les déplacements de population, l’ensemble de ces facteurs contribuent à une augmentation des violations des droits de l’homme, à l’insécurité alimentaire qui perdure, à un taux élevé de mortalité/morbidité  et à l’augmentation insoutenable du nombre de cas de violences sexuelles. Alors que ces déplacements importants persistent, ils entraînent avec eux des problèmes médicaux, sanitaires et nutritionnels.

Si le reste du pays est resté stable au point de vue sécuritaire, il n’en demeure pas moins que les évaluations des besoins menées dans les provinces occidentales continuent de révéler des crises structurelles ou naturelles: plusieurs zones du pays qui ne sont pas touchées par le conflit enregistrent des taux de mortalité, morbidité et malnutrition extrêmement élevés.

Cependant, grâce à la mobilisation des acteurs humanitaires, on recense de nombreux résultats positifs en 2009:

  • Plus d’un million de personnes ont eu accès à l’eau potable
  • Quelque 55 000 enfants non scolarisés sont retournés à l’école
  • 1,3 million de personnes dans des zones auparavant inaccessibles ont pu être atteintes grâce à la réfection de ponts, routes et la mise en circulation de vols
  • Soutien à plus de 600 centres nutritionnels
  • Réinsertion sociale et économique de plus de 12 000 personnes
  • Distribution de rations alimentaires à 2,8 millions de personnes
  • Distribution de kits de bien non alimentaires à 280 000 personnes
  • Soutien à plus de 6 700 victimes de violences sexuelles
  • Quatre-vingt pour cent de couverture vaccinale contre la rougeole et le DTC atteinte dans les zones accessibles

Malgré tout, l’analyse du PAH 2009 a révélé des défaillances dans le système de collecte de l’information. Elle a également souligné un certain manque de précision dans la conception du plan par rapport à la réalité sur le terrain, ainsi qu’une budgétisation laborieuse.

En 2010, le cadre stratégique du PAH s’est efforcé de mieux refléter la diversité des besoins et des cycles de crises auxquels la population de la RDC est confrontée depuis plusieurs années. Ainsi l’analyse des besoins a été effectuée non plus par objectif stratégique, mais par cluster, chacun  fournissant une stratégie. Une plus grande association des provinces a été également recherchée avec l’élaboration de plans d’intervention provinciaux, et des budgets simplifiés et établis sur la base d’activités. Cette approche a l’avantage de brosser un tableau exclusif de la situation humanitaire en RDC et elle permettra aux partenaires d’y trouver une analyse spécifique qui répond à leur champ d’action spécifique.

Un changement majeur en 2010 est le souhait de recentrer le PAH sur des objectifs purement humanitaires. Ainsi l’absence du 5ème objectif stratégique introduit en 2009 (promotion du relèvement communautaire à court terme), qui prévoyait une intervention à des situations de post-crise ou de pré-crise, s’explique par l’existence de nouvelles initiatives du Gouvernement (STAREC) et de la MONUC (UNSSSS) qui en reprennent de nombreux aspects.

Le PAH 2010 est marqué par le désir d’incorporer l’égalité des sexes dans l’analyse et la programmation pour une réponse humanitaire plus inclusive et mieux ciblée. Grâce à l’appui d’une conseillère GenCap en matière d’égalité entre les sexes en RDC, la programmation a été réalisée afin de mieux prendre en compte les différents besoins, capacités et priorités des filles, garçons, femmes et hommes.

Suite à l’examen à mi-parcours, les contributions au PAH 2009 s’élevaient au 12 novembre à   $594 494 348, soit 63% du besoin total. En 2010, les besoins financiers ont été revus en tenant compte des stratégies par cluster et par province, et se chiffrent à $827 616 628. Ce chiffre, représente une baisse de plus de 13% par rapport à l’examen à mi-parcours 2009, tout en tenant compte de l’incorporation des besoins financiers de la coordination des clusters.

Enfin, le suivi des indicateurs, mis en place par les clusters chargés d’évaluer leurs progrès dans les zones d’activités humanitaires, continuera de se faire. Ce système devrait permettre d’améliorer et de renforcer la régularité et la qualité des données obtenues pour mieux définir l’impact et les lacunes de l’assistance humanitaire délivrée.

Document History

30 November 2009
Mid-Year Review: 14 July 2010

Download the Document

Related Links