Révision du Plan de Réponse Stratégique pour le Niger 2014

29 August 2014

Objectifs stratégiques

  • Recueillir les données sur les risques et les vulnérabilités, les analyser et intégrer les résultats dans la programmation humanitaire et de développement.
  • Soutenir les populations vulnérables à mieux faire face aux chocs en répondant aux signaux d’alerte de manière anticipée, en réduisant la durée du relèvement post-crise et en renforçant les capacités des acteurs nationaux.
  • Fournir aux personnes en situation d’urgence une assistance coordonnée et intégrée, nécessaire à leur survie.

Actions prioritaires

Les différentes activités envisagées dans ce plan peuvent être résumées comme suit : 

  • Actions visant à sauver des vies ou à restaurer les conditions de vie, à travers l’accès aux vivres, biens et services de base, notamment de santé, y inclus la santé de la reproduction.
  • Actions visant à prévenir et à combattre la malnutrition et les maladies associées.
  • Actions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement, afin de réduire les maladies d’origine hydriques.
  • Actions visant à promouvoir l’éducation d’urgence pour éviter la rupture du cycle de scolarisation.
  • Actions visant à améliorer l’environnement protecteur.

Eléments de l’intervention

L’intervention humanitaire au Niger sera basée sur une planification qui prend en compte les besoins d’urgence aiguë et chronique, du fait du caractère récurrent des problématiques humanitaires. Cinq types de crises sont pris en considération: l’insécurité alimentaire, les crises nutritionnelles, les épidémies, les crises conduisant à un déplacement de populations et les catastrophes naturelles.

Malgré les résultats sortis de l’atelier d’Agadez de Juin 2014 et validés par le Comité Elargi de Concertation le 15 Aout 2014, qui indiquent que plus de 5,3 millions de personnes (soit 28%) sont   vulnérables à l’insécurité alimentaire[1], les partenaires humanitaires ont décidé de retenir le chiffre initial de planification de 3.4 millions de personnes ciblées dans la revue du plan de réponse, telle que déterminée à la suite de l’Enquête Nationale sur la Vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages (novembre 2013). En fait, considération a été aussi faite des réponses apportées soit par  le Gouvernement soit par d’ autres acteurs non humanitaires à travers notamment des activités  telles que la vente à prix modérés (VAM) des vivres, la distribution gratuite ciblée (DGC), etc. De ces 4.2 millions de personnes nécessitant un aide humanitaire en 2014[2], les activités contenues dans ce plan de réponse ciblent uniquement 3.4 millions de personnes dans le besoin d’une assistance humanitaire. En fait, selon les résultats de l’Enquête Nationale sur la Vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages sortis en Novembre 2013, les 3.4 millions représentent les 80% du total des personnes nécessitant un aide humanitaire en 2014 (soit 4.2 millions).

La situation humanitaire reste globalement préoccupante au Niger alors que le pays est rentré dans la période de soudure.

Les programmes du Gouvernement et les activités des organisations humanitaires sur le terrain ont néanmoins contribué à la stabilisation de la situation dans certaines zones. Cependant, la situation reste beaucoup plus préoccupante dans la zone pastorale à cause notamment des faibles disponibilités de pâturages et de points d’eau, et des fortes pressions sur les zones pourvues de pâturages.

Les chiffres de planification initialement prévue dans le Plan de Réponse Stratégique ont été reconduits à mi-parcours compte tenu de la mise en place tardive du financement humanitaire et du lancement du document.

Ce ciblage est basé sur le principe primaire « sauver des vies » en fonction des besoins pressants et des critères convenus de vulnérabilité en sécurité alimentaire tout en prenant en compte la synergie d’action nécessaire entre intervenants de différents secteurs. Cette stratégie n’est pas mise en œuvre pour s’attaquer directement aux causes structurelles qui relèvent des acteurs de développement avec lesquels une coordination et une collaboration sont requises; la stratégie pose les bases pour un développement durable à travers le renforcement de la résilience.

Un accent particulier est mis sur la multisectorialité des activités pour permettre une complémentarité des interventions en appui aux efforts du gouvernement. Cette planification pluriannuelle soutient les communautés affectées par les différentes crises considérées dans une perspective de résilience. La complémentarité sera constamment recherchée entre les différents secteurs et acteurs. Le lien entre les actions humanitaires et celles de développement sera assuré à travers l’alignement du Plan de réponse stratégique (PRS) au Plan national de soutien aux populations vulnérables (PDES). Les priorités nationales de développement du pays telles que consignées dans le PDES, qui incluent l’initiative 3N « les Nigériens nourrissent les Nigériens », la Stratégie de développement et de sécurité dans les zones sahélo-sahariennes, et les autres politiques et stratégies sectorielles articulées avec le Plan des Nations Unies d’aide au développement (PNUAD/UNDAF 2014-2018), sont prises en compte dans cette planification.
 


[1]Les résultats sortis de l’atelier d’Agadez de Juin 2014 et validés par le Comité Elargi de Concertation le 15 Aout 2014 indiquent que 5, 312,125 millions de personnes  vivent dans les zones vulnérables à l’insécurité alimentaire : 2.488.731 en phase sévère et 2.823.394 en phase modéré.

[2]Selon les résultats de l’atelier d’Agadez de Juin 2014, plus de 5,1 millions de personnes, soit 28.6%, vivent dans les zones vulnérables à l’insécurité alimentaire en raison notamment d’un déficit agricole (2013/2014) de 372.955 tonnes, et d’un déficit pastoral de 6,7 millions de tonnes de matière sèche, et surtout à cause de la pauvreté structurelle des populations.  

 

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29 August 2014

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