A propos d’OCHA Niger

Site de personnes déplacées de Maina Kaderi dans la région de Diffa affectée par la crise dans le Bassin du Lac Tchad. Selon l’aperçu des besoins humanitaires de 2017, plus de 340 000 personnes ont besoin d’assistance humanitaire dans cette région. : Photo F. Gabellini, OCHA Niger août 2016

Le Bureau de  la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) est présent au Niger depuis 2005, année durant laquelle le pays était confronté à une grave crise alimentaire. Depuis lors, OCHA Niger, en appui au Coordonnateur Humanitaire et au Gouvernement, joue un rôle important dans la coordination de l’assistance aux populations affectées par l’insécurité alimentaire, la malnutrition,  les mouvements de populations, les épidémies et les intempéries. Ce rôle consiste à soutenir la mise en place des  mécanismes de coordination de l’assistance humanitaire internationale adaptés au contexte du pays. OCHA Niger œuvre aussi à assurer le partage et l'accès à l'information humanitaire en vue de faciliter  la planification, de prévenir les duplications dans les actions des différents intervenants et d’harmoniser les messages clés pour un plaidoyer effectif auprès des partenaires. OCHA Niger est impliqué dans la mobilisation des ressources nécessaires pour assurer une réponse adéquate aux besoins des populations affectées par les différentes crises.

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres au monde où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Pays sahélien, il est enclavé et  en proie à des crises multiples. Depuis plus d’une décennie, le Niger fait face à des crises alimentaires et nutritionnelles quasi récurrentes. A ces crises s’ajoutent les inondations et les épidémies qui affectent surtout les couches de la population les plus vulnérables. Le pays est également confronté aux mouvements forcés de populations. Il accueille de nombreux réfugiés et migrants en provenance de pays voisins ainsi que des nigériens retournés du Mali, du Nigéria, de l’Algérie et de la Libye. En outre, depuis février 2015, le Niger connait des déplacements internes de population liés à l’instabilité sécuritaire causée par les activités des groupes armés au nord du Nigéria et dans la région de Diffa.

La situation humanitaire est caractérisée par:

1.     Lemouvements de populations: Selon le HCR,  60 154 réfugiés  maliens vivent au Niger (au 3 avril 2017). Les autorités nigériennes estimaient à environ 242 541 le nombre de personnes déplacées dans la région de Diffa en provenance du nord du Nigeria (120 956 personnes déplacées internes, 106 162 réfugiés nigérians et 15 423 nigériens retournés) en mars 2017.  Le pays accueille également de nombreux migrants rapatriés de la Libye et de l’Algérie.

2.     Une situation nutritionnelle préoccupante: L’enquête SMART nationale de 2016 couvrant l’ensemble du territoire nigérien, à l’exception de certaines zones de la région de Diffa, révèle que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans, en dépit des efforts consentis, est toujours sérieuse, selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ainsi, le taux de Malnutrition aiguë globale (MAG) est de 10,3 pour cent, au-dessus du seuil d’alerte de 10 pour cent. Pour rappel, les résultats de l’enquête SMART de 2014 indiquaient un taux de MAG de 14,8 pour cent qui atteignait presque le seuil d’urgence de pour cent fixé par l’OMS.

3.     L’insécurité alimentaire: Plus de  2,5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire (sévère et modérée) selon les analyses retenues dans le Plan de Soutien du Gouvernement du Niger de 2017. Parmi ces personnes, 794 933 sont en insécurité alimentaire sévère tandis que 1 354 116 sont en insécurité alimentaire modérée. L’année 2017 est marquée par un déficit fourrager de l’ordre de 12 millions tonnes de matières sèches soit environ 48 pour cent des besoins du cheptel.

4.     Les maladies à potentiel épidémique: En 2016, le Niger a fait face, pour la première fois, à une épidémie de fièvre de la Vallée du Rift déclarée le 25 septembre 2016 dans la  région de Tahoua. Au 5 décembre, la maladie avait touché 302 personnes et fait 33 décès. Du côté du cheptel, elle avait affecté 635 animaux et causé 474 morts d’animaux et 862 avortements.  La fin de l’épidémie a été déclarée le 14 février 2017.

Le Niger connait presque chaque année des épidémies de méningite en raison de son appartenance à la ceinture de la méningite. Au 31 mars, six régions du pays étaient touchées à savoir : Tahoua, Tillabéry, Dosso, Maradi, Zinder et Niamey. Au total 921 cas dont 55 décès, soit une létalité de 6 pour cent, ont été enregistrés depuis le début de l’année par les autorités sanitaires à la même date. Le Ministre de la Santé publique a déclaré l’épidémie dans un district sanitaire de Niamey le 28 mars. En 2016, la méningite avait touché 1 293  personnes et fait 89 morts à la même période.

5.     Les inondations: Les épisodes de sécheresse et d’inondations localisés restent un défi.

En 2016, les inondations ont affecté 106 000 personnes (soit 15 000 ménages) principalement situés dans les régions d’Agadez, de Maradi, de Dosso et de Tahoua.  Cette année, plus de 106 000 personnes pourraient être affectées par les inondations et avoir besoin d’une assistance d’urgence pour rétablir leurs moyens de subsistance et accéder aux services sociaux de base.

Dans un tel contexte et de façon générale, OCHA travaille avec les différents partenaires y compris les services techniques étatiques pour (1) assurer une meilleure planification et coordination des activités humanitaires, (2) coordonner les efforts pour la mobilisation des ressources, et assurer le maintien de l’espace humanitaire, le renforcement des capacités des partenaires et une plus grande cohérence entre les activités humanitaire dans le cadre du Plan de Réponse Humanitaire et celles du Plan de Soutien du gouvernement. OCHA Niger facilite également la participation des acteurs humanitaires aux mécanismes de coordination du Gouvernement et leur accès à l’information. 

Enfin, OCHA Niger travaille en étroite collaboration avec toutes les structures de l’Etat tant sur le terrain qu’au niveau de Niamey en mettant en évidence, chaque fois que possible, le leadership des structures nationales tout en veillant au respect des principes humanitaires et opérationnels.

L’équipe d’OCHA Niger est composée de 28 nationaux,  6 internationaux et 1 volontaire internationale. Ce personnel est réparti entre le bureau pays à Niamey et les sous-bureaux de Diffa, Tahoua et Zinder. Les régions de Dosso et Tillabéry sont couvertes par le bureau de Niamey tandis que celles d’Agadez et de Maradi sont respectivement  couvertes par les sous bureau de Tahoua et de Zinder. OCHA veille à couvrir toutes les régions du pays qui présentent une situation humanitaire nécessitant un appui pour la coordination des activités des acteurs humanitaires.

 

Contacts au niveau national:

M. Dieudonné BAMOUNI
Chef de Bureau
e-mail: dieudonneb@un.org
Tel: +227 96 00 94 98
 

Mme Annarita MARCANTONIO
Chef de Bureau adjointe
e-mail: marcantonio@un.org
Tel: +227 99 55 04 50
 

Mme Katy THIAM
Chef de l’Unité Information et Plaidoyer
Email : thiamk@un.org
Tel : +227 99 71 71 

 

Contacts au niveau régional:

M. Olivier EYENGA
Chef de Sous-bureau de Diffa
e-mail : eyenga@un.org
Tel: +227 98 00 76 65

M. Ansoumane KOUROUMA
Chef de Sous-bureau couvrant Tahoua et Agadez
e-mail: kouroumaa@un.org
Tel: +227 97 97 00 59

M. Tanimoune ARIMAI
Chef de Sous-bureau couvrant Zinder et Maradi
e-mail: arimai@un.org
Tel: +227 98 21 03 79

 

Dernière mise à jour le 07/06/2017