A propos d’OCHA Niger

Site de personnes déplacées de Maina Kaderi dans la région de Diffa affectée par la crise dans le Bassin du Lac Tchad. Selon l’aperçu des besoins humanitaires de 2017, plus de 340 000 personnes ont besoin d’assistance humanitaire dans cette région. : Photo F. Gabellini, OCHA Niger août 2016

Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) est présent au Niger depuis 2005, une année particulièrement marquée par une grave crise alimentaire. Depuis lors, OCHA Niger, en appui au Coordonnateur Humanitaire et au Gouvernement, assure la coordination de l’assistance aux populations affectées par des crises multiples. 

Au Niger, la situation humanitaire est caractérisée par :
 
1. Les mouvements de populations : Selon le HCR, 55 545 réfugiés maliens vivent au Niger, au 30 septembre 2017. Les autorités nigériennes estimaient à environ 247 991 le nombre de personnes déplacées dans la région de Diffa en provenance du nord du Nigeria dont 127 299 personnes déplacées internes, 106 146 réfugiés nigérians et 14 546 nigériens retournés en mai 2017.  Le pays accueille également de nombreux migrants rapatriés de la Libye et de l’Algérie.
 
2. Une situation nutritionnelle préoccupante : L’enquête SMART nationale de 2016 couvrant l’ensemble du territoire nigérien, à l’exception de certaines zones de la région de Diffa, révèle que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans, en dépit des efforts consentis, est toujours sérieuse, selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ainsi, le taux de Malnutrition aiguë globale (MAG) est de 10,3 pour cent, au-dessus du seuil d’alerte de 10 pour cent. Pour rappel, les résultats de l’enquête SMART de 2014 indiquaient un taux de MAG de 14,8 pour cent proche du seuil d’urgence de 15 pour cent fixé par l’OMS.
 
3. L’insécurité alimentaire : Plus de 2,5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire (sévère et modérée), selon les analyses retenues dans le Plan de Soutien du Gouvernement du Niger de 2017. Parmi ces personnes, 794 933 sont en insécurité alimentaire sévère tandis que 1 354 116 sont en insécurité alimentaire modérée. L’année 2017 est marquée par un déficit fourrager de l’ordre de 12 millions tonnes de matières sèches, soit environ 48 pour cent des besoins du cheptel.
 
4. Les maladies à potentiel épidémique : Au cours de l’année 2017, le pays a enregistré des cas d’hépatite E dans la région de Diffa. L’épidémie a été déclarée le 19 avril par les autorités sanitaires. Au 12 octobre, un total de 1 987 cas déclarés suspects ou confirmés dont 38 décès ont été notifiés.
En 2016, le Niger a fait face, pour la première fois, à une épidémie de fièvre de la Vallée du Rift déclarée le 25 septembre 2016 dans la région de Tahoua. Au 5 décembre 2016, la maladie avait touché 302 personnes et fait 33 décès. Du côté du cheptel, elle avait affecté 635 animaux et causé 474 morts d’animaux et 862 avortements.  La fin de l’épidémie a été déclarée le 14 février 2017
 
Le Niger connait presque chaque année des épidémies de méningite en raison de son appartenance à la ceinture de la méningite. Au 31 mars, six régions du pays étaient touchées à savoir : Tahoua, Tillabéry, Dosso, Maradi, Zinder et Niamey. Au total 921 cas dont 55 décès, soit une létalité de 6 pour cent, ont été enregistrés depuis le début de l’année par les autorités sanitaires. Le Ministre de la santé publique a déclaré l’épidémie dans un district sanitaire de Niamey le 28 mars. En 2016, la méningite avait touché 1 293 personnes et fait 89 morts à la même période.
 
5. Les inondations : Au 5 octobre, l’on dénombrait 29 551 ménages, soit 206 513 personnes sinistrées du fait des inondations dans le pays. Les régions les plus touchées sont celles de Dosso, Niamey et Maradi. Le nombre de personnes affectées par les inondations dépasse les prévisions initiales des autorités et des partenaires humanitaires qui estimaient à 157 000 les personnes à risque cette année.  En 2016, les inondations ont affecté 145 932 personnes, soit 20 842 ménages principalement situés dans les régions d’Agadez, de Maradi, de Dosso et de Tahoua. 
 
Quelle est la réponse d’OCHA dans un tel contexte ?
 
OCHA travaille avec les différents partenaires y compris les services techniques étatiques pour (1) assurer une meilleure planification et coordination des activités humanitaires, (2) coordonner les efforts pour la mobilisation des ressources, et assurer le maintien de l’espace humanitaire, (3) renforcer les capacités des partenaires et (4) avoir une plus grande cohérence entre les activités dans le cadre du Plan de Réponse Humanitaire et celles du Plan de Soutien du gouvernement. OCHA Niger facilite également la participation des acteurs humanitaires aux mécanismes de coordination du Gouvernement et leur accès à l’information. 
Enfin, OCHA Niger travaille en étroite collaboration avec toutes les structures de l’Etat tant sur le terrain qu’au niveau de Niamey en mettant en évidence, chaque fois que possible, le leadership des structures nationales tout en veillant au respect des principes humanitaires et opérationnels.
 
L’équipe d’OCHA Niger est composée de 28 nationaux, 6 internationaux et 1 volontaire internationale. Ce personnel est réparti entre le bureau pays à Niamey et les sous-bureaux de Diffa, Tahoua et Zinder. Les régions de Dosso et Tillabéry sont couvertes par le bureau de Niamey tandis que celles d’Agadez et de Maradi sont respectivement couvertes par les sous bureaux de Tahoua et de Zinder. OCHA veille à couvrir toutes les régions du pays qui présentent une situation humanitaire nécessitant un appui pour la coordination des activités des acteurs humanitaires.
 
Pays sahélien et enclavé, le Niger est l'un des pays les plus pauvres au monde. Plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Depuis plus d’une décennie, le Niger fait face à des crises alimentaires et nutritionnelles quasi récurrentes. A ces crises s’ajoutent les inondations et les épidémies qui affectent surtout les couches de la population les plus vulnérables. Le pays est également confronté aux mouvements forcés de populations. Il accueille de nombreux réfugiés et migrants en provenance de pays voisins ainsi que des nigériens retournés du Mali, du Nigéria, de l’Algérie et de la Libye. En outre, depuis février 2015, le Niger connait des déplacements internes de population liés à l’instabilité sécuritaire causée par les activités des groupes armés au nord du Nigéria et dans la région de Diffa. 
 

 

Contacts au niveau national:

M. Dieudonné BAMOUNI
Chef de Bureau
e-mail: dieudonneb@un.org
Tel: +227 96 00 94 98
 

Mme Annarita MARCANTONIO
Chef de Bureau adjointe
e-mail: marcantonio@un.org
Tel: +227 99 55 04 50
 

Mme Katy THIAM
Chef de l’Unité Information et Plaidoyer
Email : thiamk@un.org
Tel : +227 99 71 71 

 

Contacts au niveau régional:

M. Olivier EYENGA
Chef de Sous-bureau de Diffa
e-mail : eyenga@un.org
Tel: +227 98 00 76 65

M. Ansoumane KOUROUMA
Chef de Sous-bureau couvrant Tahoua et Agadez
e-mail: kouroumaa@un.org
Tel: +227 97 97 00 59

M. Tanimoune ARIMAI
Chef de Sous-bureau couvrant Zinder et Maradi
e-mail: arimai@un.org
Tel: +227 98 21 03 79

 

Dernière mise à jour le 23/10/2017