Structure de la Coordination

La Coordination Humanitaire

La coordination de l’action humanitaire au Niger connaît des ajustements liés à l’évolution du contexte, depuis la grande crise de 2005, mais reste basée sur «l’approche cluster».

Cependant, il faut noter que dans les régions, des groupes de travail sectoriels présidés par les structures étatiques assurent la coordination avec l’appui de la communauté humanitaire y compris OCHA.

Il est ainsi primordial de tenir compte de la nécessité d’une coopération étroite et efficace entre les mécanismes de coordination de l’action humanitaire et ceux mis en place par le Gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations à moyen et long terme.

 

MECANISMES DE COORDINATION DANS LES REGIONS DU NIGER 2016

 

L’Equipe Humanitaire du Pays (EHP/HCT)

L’Equipe Humanitaire du Pays (EHP) est placée sous l’autorité du Coordonnateur Humanitaire.  Elle est composée des représentants des Agences humanitaires des Nations Unies, du PNUD, des représentants des ONG internationales et des  représentants des partenaires financiers. Le CICR et les différents membres de la famille MSF y sont représentés en qualité d’observateurs.

L’EHP est l’organe central de coordination et d’orientation stratégique de l’action humanitaire au Niger. Il a pour rôle : 1) d’approuver et de valider toutes les stratégies relatives à l’action humanitaire au Niger; 2) d’adopter des règles et des actions communes pour régir l’action et la réponse humanitaires au Niger; 3) de promouvoir l’adhésion des acteurs humanitaires intervenant au Niger aux principes humanitaires, aux principes de partenariat, aux règles régissant le Comité Permanent Inter organisations (Inter Agency Standing Committee, IASC) et de faire appliquer les décisions stratégiques et politiques adoptées par les membres de l’EHP ; 4) d’assurer le plaidoyer humanitaire et la mobilisation des ressources ; 5) d’appuyer les actions du gouvernement sur le terrain en renforçant ses capacité opérationnelles.

L’Inter Cluster national

L’inter-cluster national représente le niveau technique du système de coordination humanitaire. Il propose des interventions et exécute les décisions de l’EHP au niveau national. L’inter-cluster a pour objectif principal de faciliter la coordination entre les clusters en vue d’une orientation multisectorielle des interventions sur le terrain et d’une complémentarité des actions afin d’éviter les duplications et les chevauchements. C’est par ce mécanisme qu’un travail initial se fait pour l’élaboration des documents de planification humanitaire dont : l’Aperçu des Besoins Humanitaires (ou HNO Humanitarian Need Overview) et le  Plan de Réponse Humanitaire (ou HRP Humanitarian Response Plan). L’inter-cluster, à travers des outils adaptés, effectue le suivi de la réponse humanitaire en vue de renforcer le plaidoyer, la coordination et la mobilisation des ressources.

L’inter-cluster national:

·         Rapporte à EHP.

·         Répond aux préoccupations des groupes sectoriels régionaux sur des questions opérationnelles.

·         Se réunit une fois par mois avant les réunions du HCT et après les réunions de coordination générale organisées sur le terrain.
 

Les clusters

Les clusters constituent les fondations du système de coordination au Niger. Il existe actuellement six clusters et un groupe de travail opérationnels au Niger:

1.    Protection

2.    Nutrition

3.    Education d’urgence

4.    Santé

5.    Sécurité alimentaire

6.    Eau, hygiène et assainissement

7.    Groupe de travail sur les abris d’urgence et les biens non alimentaires

 

 

Le leadership au niveau des clusters est assuré conjointement par des agences chefs de file et les structures étatiques compétentes. Des ONG assurent également la co-facilitation des clusters.

Les clusters sont responsables de la collecte des données,  la gestion de l’information, l’identification des besoins et la coordination de la réponse sectorielle.

Là où les agences chefs de file ne sont pas présentes, des organisations non gouvernementales sont désignées pour les remplacer.

Les clusters sont présents au niveau national tandis que sur le terrain, et depuis 2014, la coordination sectorielle est assurée à travers les groupes de travail sectoriels.

La création des groupes de travail sur le terrain ne devrait pas obéir à un schéma automatique. Leur mise en place doit tenir compte du nombre d’acteurs et du volume de l’action humanitaire nécessitant une coordination sectorielle. Dans le cas contraire, les clusters nationaux assureront le suivi en rapport avec des points focaux régionaux.

Les groupes de travail sectoriels rapportent concomitamment au cluster national et à l’inter-cluster et les clusters rapportent à l’EHP. Les échanges d’informations entre les groupes de travail sectoriels et les  clusters permettent de maintenir une articulation de la coordination entre le niveau national et le terrain.

Un cluster ou un groupe de travail sectoriel donné peut saisir l’EHP sur des questions ou des préoccupations spécifiques ou qui pourraient avoir des répercussions au niveau multisectoriel (cette saisine se fait par l’intermédiaire de OCHA).

Sur le terrain, les structures de coordination sont suggérées en fonction des besoins et comprennent entre autres : (1) les réunions de coordination générale, (2) les groupes de travail sectoriels et les cadres de concertation avec les autorités.

 

COMPTE-RENDUS DE RÉUNIONS INTERCLUSTER

Compte-rendu réunion Inter Cluster du 26/06/2015

ETAT DES REUNIONS ICC 2015

Date de dernière mise à jour: 19 avril 2017