Profils régionaux

Tillabéry

Située dans l’extrême ouest du Niger et arrosée par le fleuve Niger, la région de Tillabéry couvre une superficie de 91 199 km2. Elle est limitée au nord par le Mali, à l’ouest et au sud-ouest par le Burkina Faso, au sud par le Benin, au sud-est par la région de Dosso et au nord-est par celle de Tahoua. La région compte 13 départements et 45 communes. Elle est surtout vulnérable aux sécheresses, aux inondations sporadiques, aux épidémies et subit les contrecoups de la crise malienne avec l’arrivée des réfugiés et des retournés Nigériens qui affaiblissent son économie déjà fragile. Des problèmes d’infrastructures agricoles et routières entravent de manière considérable les productions et enclavent certains départements très vulnérables en les isolants des zones d’échanges. La désertification accélérée par les phénomènes d’érosion hydrique et éolienne, et l’attaque des ennemis de culture affectent considérablement la sécurité alimentaire.  Cliquez ici pour lire le profil complet

Niamey

Niamey est la capitale du Niger. Elle est située sur le fleuve Niger dans l'extrême ouest du pays  avec 1 302 910 habitants sur 240 km2,   en 2011. Depuis le 14 septembre 2004, la ville de Niamey est érigée en REGION DE NIAMEY. La Région  de Niamey est subdivisée en cinq arrondissements communaux : les arrondissements, I, II, III, et IV se trouvent tous sur la rive gauche du fleuve tandis que l’arrondissement  V se trouve sur la rive droite. Les fléaux tels que l’insécurité alimentaire, la malnutrition, les épidémies, les inondations et les incendies constituent la préoccupation majeure des populations. Les inondations de 2010, 2012 et 2013 ont détruit des dizaines d’hectares de champs de riz constituant la majeure partie de la production agricole de la région et du coup fragilisant la sécurité alimentaire. Des incendies répétitifs au niveau des écoles, des services publics et surtout des marchés ont affectés l’économie de la région. Une population flottante constituée de mendiants vient grossir celle de Niamey suite à l’insécurité alimentaire des populations de  l’intérieur du pays et des éventuels déplacés pour des raisons de sécurité et autres. Cette population pèse sur la sécurité alimentaire des familles hôtes.  (Profil regional complet en cours de mise à jour)

Tahoua

Le contexte sécuritaire de la région reste encore préoccupant au regard de la situation volatile qui prévaut au nord du Mali. Afin de mieux sécuriser la région, les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans deux départements depuis le 3 mars. S’agissant de la campagne agricole 2016/2017, un déficit fourrager de 2,9 millions de tonnes de matières sèches et un déficit céréalier de 7 701 tonnes ont été enregistrés (Direction régionale de l’agriculture). Le gouvernement et les partenaires travaillent conjointement pour assister les personnes affectées. Cliquez ici pour lire le profil complet

 

Maradi

La situation sécuritaire de la région est calme. Le gouvernement et ses partenaires ont mis en œuvre un plan de réponse pour soulager les ménages affectés par ce déficit fourrager de 1,4 million de tonnes de matières sèches enregistré en 2016 (Ministère de l’agriculture et de l’élevage). En outre, la région présente la prévalence de la malnutrition aiguë la plus élevée et a connu des inondations ayant affecté plus de 30 000 personnes en 2017 (Ministère de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes). Cliquer ici pour lire le profil complet

 

Diffa

LLa situation sécuritaire reste marquée par des attaques sporadiques de Boko Haram dans la région. L’état d’urgence instauré depuis février 2015 est toujours en vigueur et a été reconduit pour 3 mois le 18 septembre 2017. Le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire dans la région de Diffa est estimé à 408 000 selon les analyses faites dans le cadre de la mise à jour du plan de réponse humanitaire de 2017. Sur le plan sanitaire, une tendance à la baisse du nombre de cas d’hépatite E est observée depuis juillet. Pour rappel, l’épidémie de l’hépatite E a été déclarée le 19 avril 2017.  Cliquez ici pour lire le profil complet

 

Agadez

Le contexte sécuritaire de la région est particulièrement calme mais reste volatile. Selon l’Institut National de la Statistique, la région est caractérisée par une population relativement jeune (49,8% ont moins de 15 ans et seulement 2,6% ont plus de 65 ans) qui fait face à d’énormes problèmes d’emploi, la rendant vulnérable à d’éventuelles tentations dans un contexte sécuritaire volatile. Sur le plan alimentaire, la région dépend presque entièrement de la production des régions voisines (Tahoua et Zinder) pour satisfaire ses besoins en denrées de base. Elle tire ses revenus des cultures maraichères, des activités d’orpaillage, de l’artisanat, et des mouvements des migrants.  Cliquez ici pour lire le profil complet
 

Zinder

La situation sécuritaire de la région est calme. En ce qui concerne la malnutrition, la région a un taux de prévalence de malnutrition aiguë globale de 11,7 pour cent au-dessus du taux national de 10,3 pour cent (enquête SMART 2016). En outre, la région de Zinder continue d’accueillir les rapatriés nigériens d’Algérie. De même, plusieurs cas de migrants transitant par la région ont été signalés cette année. Ce qui fait de Zinder une zone de transit pour les migrants (nigérians) notamment en partance pour l’Europe, via la région d’Agadez. De plus, la région fait face à des catastrophes naturelles telles que les inondations et les feux de brousse. Sur le plan pastoral, un déficit fourrager de 2,4 millions de tonnes a été enregistré à l’issue de la campagne de 2016/2017 (Ministère de l’agriculture et de l’élevage). Cliquez ici pour lire le profil complet