Structure de coordination

Structure de coordination

La Coordination de l’action humanitaire au Tchad a été mise en place en 2007 et est basée sur l’approche cluster. Elle a connue des ajustements au cours des années afin de l’adapter à l’évolution du contexte et de la rendre plus efficace. Dans un contexte dynamique, il est primordial de tenir compte de la nécessité d’une coopération étroite et efficace entre les mécanismes de coordination de l’action humanitaire et ceux mis en place dans le cadre d’actions à moyen et long termes, mises en place par le gouvernement ou les acteurs de développement afin d’adresser durablement les vulnérabilités des populations. Il est donc essentiel de pouvoir renforcer le partenariat entre les acteurs humanitaires et les autres acteurs tout en préservant les principes humanitaires qui fondent l’action humanitaire.

Quelle est la situation actuelle des mécanismes de coordination humanitaire au Tchad?

Les structures de Coordination:

L’Equipe Humanitaire du Pays (EHP/HCT)

L’Equipe Humanitaire du Pays (EHP), placée sous l’autorité du Coordonnateur humanitaire est constituée des Représentants des Agences humanitaires des Nations Unies et le PNUD qui sont pour la plus part des chefs de File des Clusters, des représentants des ONG internationales et nationales, et des représentants des principaux bailleurs de fonds humanitaires. Le CICR et les mouvements MSF y sont représentés à titre d’observateurs. Le HCT est l’organe central de coordination et d’orientation stratégique de l’action humanitaire au Tchad. Il est responsable entre autres, (1) d’approuver et de valider toutes les stratégies relatives à l’action humanitaire au Tchad. Ceci implique l’élaboration d’objectifs et de priorités communs, le développement de plans stratégiques, l’activation, la fusion ou la désactivation des clusters et la désignation de leurs chefs de file, l’activation des mécanismes de mobilisation de ressources ; (2) d’adopter des règles et des actions communes pour régir l’action et la réponse humanitaires au Tchad ; (3) de promouvoir et de favoriser l’adhésion des acteurs humanitaires intervenants au Tchad aux Principes humanitaires, aux Principes de Partenariat, aux règles régissant le Comité Permanent Inter Organisations (IASC) et de faire appliquer les orientations, décisions stratégiques et politiques adoptées par les membres de l’EHP, (4) d’assurer le plaidoyer humanitaire et (5) d’appuyer les actions du gouvernement sur le terrain en renforçant ses capacités opérationnelles. La HCT est présidée par le Coordonnateur Humanitaire (HC) et le secrétariat est assuré par OCHA.

Le groupe de Coordination Inter Cluster (ICC)

L’inter cluster représente le niveau technique et opérationnel du système de coordination. Ce forum regroupe les coordonnateurs des groupes sectoriels (clusters) et opérationnalise les décisions et recommandations de l’Equipe Humanitaire du Pays.

En outre, l’inter cluster vise la coordination entre clusters en vue d’une orientation multisectorielle des interventions sur le terrain et en recherchant constamment la complémentarité afin d’éviter les duplications et les chevauchements. C’est par ce mécanisme qu’un travail initial se fait pour l’élaboration des stratégies opérationnelles et plans de réponse , l’identification et l’analyse des besoins, des gaps non couverts, la recherche des financements, le suivi et l’évaluation de la réponse humanitaire ainsi que le renforcement de la coordination humanitaire.

L’inter cluster national rapporte à l’Equipe Humanitaire Pays et se réuni de façon alternée avec la HCT. Il est présidé par OCHA.

Les groupes sectoriels ou clusters

Les clusters constituent les fondations du système de coordination au Tchad. Il existe actuellement sept clusters opérationnels au Tchad: protection, nutrition, Abris/AME/CCCM, éducation, santé, sécurité alimentaire et eau, hygiène et assainissement. Les clusters sont présents au niveau national et sur le terrain sous la forme de Sous clusters ou de groupe de travail suivant les cas et en fonction des besoins de coordination sectorielle entre les acteurs. Les clusters sont responsables de la coordination de l’activité et de la réponse humanitaire dans le secteur d’intervention concerné, mais aussi de la collecte des données, la gestion de l’information et l’identification des gaps, des besoins et des priorités à combler.

L’activation des sous Clusters sur le terrain doit tenir compte du nombre d’acteurs et du volume de l’action humanitaire nécessitant une coordination sectorielle. Dans le cas contraire, les clusters nationaux assureront le suivi en rapport avec des groupes de travail ou autres formes de concertations entre partenaires travaillant dans le même secteur..

Les clusters / Sous clusters:

  • Rapportent concomitamment au Cluster national pour les clusters régionaux, aux sous clusters pour les cellules sectorielles et à l’Equipe Humanitaire du Pays (HCT) pour les Clusters nationaux.
  • Un Sous cluster donné ou un cluster national peut saisir l’Equipe Humanitaire du Pays (HCT) sur des questions et /ou préoccupations spécifiques ou qui auraient des répercussions au niveau multisectoriel. (Cette saisine ce fait par l’intermédiaire de OCHA).

Sur le terrain les structures de coordination sont suggérées en fonction du contexte, des besoins et de la capacité des acteurs et comprennent, entre autres (1) les réunions de coordination générale (2) les sous-groupes sectoriels ou sous clusters (3) les cadres de concertation avec les autorités (4) groupes de travail.

Au niveau national, OCHA fournit un appui direct au Coordonnateur Humanitaire et à l’Équipe de pays et facilite la coordination entre les clusters, de façon à ce que le système fonctionne de manière efficace. Il a pour tâche de conseiller le Coordonnateur Humanitaire et l’Équipe de pays sur l’activation de l’approche de responsabilité sectorielle et sur les structures de coordination appropriées.

OCHA joue aussi un rôle clé dans la coordination entre les groupes sectoriels à toutes les phases de l’intervention, notamment l’évaluation des besoins, la planification commune, la mise en œuvre de la réponse, la coordination de la mobilisation des ressources et le suivi et l’évaluation. Il est chargé d’organiser des réunions de coordination intersectorielle de haut niveau pour examiner et prendre les décisions stratégiques et opérationnelles concernant la réponse humanitaire.