A propos d’OCHA Tchad

Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) au  Tchad a été créé en Septembre 2004 par le Coordonnateur des Secours d'Urgence des Nations Unies suite à un afflux de 200,000 réfugiés au Tchad entre 2003 et 2004.

Le rôle du Bureau OCHA au Tchad est de soutenir le Coordonnateur Humanitaire et l’Equipe Humanitaire de Pays  dans la mise en œuvre de leurs fonctions.  De même, OCHA travaille à appuyer et à  renforcer les mécanismes de coordination de l’action et de la réponse humanitaires, en appui aux efforts du Gouvernement tchadien dans le but de fournir une assistance appropriée et opportune  aux populations locales affectées par les situations humanitaires telles que les catastrophes naturelles (inondations, famine), les épidémies, les mouvements forcés, les crises alimentaires et/ ou nutritionnelles. Le bureau de coordination a également pour mission de faciliter le partage de l'information  avec les acteurs humanitaires pour une meilleure planification et mise en œuvre des actions humanitaires. Il en assure l’accès à tous. Enfin OCHA travaille, en coopération avec toutes les organisations et le gouvernement à la préparation de l’appel consolidé et appui le plaidoyer du Coordonnateur Humanitaire pour la mobilisation des fonds nécessaires à la réalisation des activités.

Le Tchad fait face à quatre urgences constituées de l’insécurité alimentaire et la malnutrition, les mouvements de populations, les urgences sanitaires et les catastrophes naturelles.

L’insécurité alimentaire et la malnutrition

Au Tchad, près de 2.4 millions de personnes sont en insécurité alimentaire (20% de la population) parmi lesquelles 428 000 personnes (3.6%) sont en situation d’insécurité alimentaire sévère. La situation nutritionnelle est également alarmante, avec 350 000 cas de malnutrition aiguë globale attendus en 2015 pour les enfants de 6 à 59 mois, parmi lesquels 97 000 en situation de malnutrition aigüe sévère.

Les mouvements de populations

Le pays accueille un large nombre de personnes déplacées, en raison de conflits internes et externes. Le Tchad compte plus de 700 000 personnes déplacées, composées de réfugiés et retournés Tchadiens venus du Soudan, de la République centrafricaine (RCA), du Nigeria et de la Libye. En raison de l’instabilité continue dans leurs pays de provenance, les perspectives de retour ne sont pas immédiates, et de nouveaux afflux sont à prévoir. Début 2015, suite aux attaques de Boko-Haram, quelques 14 000 réfugiés et des milliers de retournés Tchadiens venus du Nigéria ont trouvé refuge dans la région du Lac Tchad, et plusieurs milliers de déplacés internes sont également rapportés dans la zone. Les communautés qui accueillent les mouvements de population, estimées à 597 000 personnes, sont également vulnérables et ont besoin d'assistance.

Les urgences sanitaires

La forte prévalence des maladies à potentiel épidémique, telles que le cholera (172 cas en 2014) et la rougeole (10 000 cas en 2014), entraine une morbidité et de nombreux décès parmi la population, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans. Le paludisme, qui est la première cause de mortalité infantile, a affecté près d’un million de personnes en 2014. Selon l'Apercu des besoins humanitaires 2015, la situation sanitaire devrait être similaire en 2015.

Les catastrophes naturelles

Des catastrophes naturelles récurrentes affectent le Tchad, principalement les inondations et les sécheresses qui rendent encore plus vulnérables des populations vivant déjà dans la précarité. En 2014, 39% de la population s’est déclarée touchée par un choc, dont 15% par la sécheresse (772 000 personnes), et 9% par les inondations (206 000 personnes).