Financement Humanitaire

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres au monde où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Pays sahélien, il est enclavé et  en proie à des crises multiples. Depuis plus d’une décennie, le Niger fait face à des crises alimentaires et nutritionnelles quasi récurrentes. A ces crises s’ajoutent les catastrophes naturelles, notamment les inondations et les sécheresses qui affectent des milliers de personnes ainsi que les moyens de subsistance des communautés déjà vulnérables. Le pays est également confronté aux épidémies de choléra, rougeole et paludisme, ainsi qu’aux mouvements forcés de populations. Il accueille de nombreux réfugiés et migrants en provenance de pays voisins ainsi que des nigériens retournés, notamment du Mali, du Nigeria et de la Libye.

Afin d'assurer une meilleure préparation face aux risques de crises quasi permanentes et une réponse humanitaire internationale adéquate et opportune en appui aux efforts du gouvernement nigérien, OCHA Niger coordonne la mobilisation des ressources pour répondre à ces différents défis.

Sur  environ 305 millions USD de financement demandés dans le cadre du Plan de réponse stratégique pour 2014, environ 187  millions USD ont été  mobilisés au 21 octobre  2014 (soit 61 % du financement requis). De ce montant,  13 181 281 millions USD ont été octroyés par le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF) dont 5 181 281 millions USD dans le cadre de la « Réponse rapide» face à la crise engendrée par l’affluence, dans la Région de Diffa, des populations déplacées  en provenance du Nigéria.  Les autres 8 millions USD, ont été affectés aux « urgences/crises humanitaires sous financées ». Les Etats-Unis d’Amérique arrivent  en tête pour les contributions allouées avec  plus de 69 millions USD de contribution, suivis de la Commission Européenne  avec plus de 68 millions USD et du Japon avec  plus de 14 millions USD. Les autres pays donateurs sont le Royaume Uni, la Norvège, la Suède, le Canada, l’Arabie Saoudite, la Finlande, le Danemark, la France, l’Irlande, la Suisse et  le Luxembourg.  

Les secteurs qui ont obtenu un niveau de financement supérieur à 50 pour cent sont : l’eau, hygiène et l’assainissement (51%), l’éducation (56 %) et logistique  (106 %). Les autres secteurs sont financés comme suit : sécurité alimentaire 48 %, multi secteur 48%,  nutrition 45 %, santé 29%, relèvement précoce 38 %, coordination 34%, abris et articles non alimentaires 33 % et protection 31%. Environ de 78 % des fonds mobilisés ont été alloués aux agences humanitaires du Système des Nations Unies (NU) et  l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les 22 % restants ont été alloués aux organisations non-gouvernementales (ONG). Notons cependant que les agences des Nations Unies réaffectent ces fonds sur des projets et programmes mis en œuvre en partenariat avec les services techniques de l’Etat, ainsi que les ONG  nationales et internationales présentes au Niger.

Par ailleurs, les projets humanitaires non répertoriés dans le Plan de réponse stratégique (SRP) ont été financés à hauteur de $ 58 millions.

 

Date de dernière mise à jour : 23 octobre 2014