Financement Humanitaire

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres au monde où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Pays sahélien, il est enclavé et en proie à des crises multiples. Depuis plus d’une décennie, le Niger fait face à des crises alimentaires et nutritionnelles quasi récurrentes. A ces crises s’ajoutent les catastrophes naturelles, notamment les inondations et les sécheresses qui affectent des milliers de personnes ainsi que les moyens de subsistance des communautés déjà vulnérables. Le pays est également confronté aux épidémies de choléra, rougeole et paludisme, ainsi qu’aux mouvements forcés de populations. Il accueille de nombreux réfugiés et migrants en provenance de pays voisins ainsi que des nigériens retournés, notamment du Mali, du Nigeria et de la Libye.

Afin d'assurer une meilleure préparation face aux risques de crises quasi permanentes et une réponse humanitaire internationale adéquate et opportune en appui aux efforts du gouvernement nigérien, OCHA Niger coordonne la mobilisation des ressources pour répondre à ces différents défis.

Sur environ 305 millions USD de financement demandés dans le cadre du Plan de réponse stratégique pour 2014, environ 199 millions USD ont été mobilisés au 31 décembre 2014 (soit 65 % du financement requis). De ce montant, 13 181 281 millions USD ont été octroyés par le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF) dont 5 181 281 millions USD dans le cadre de la « Réponse rapide» face à la crise engendrée par l’afflux de personnes déplacées dans la Région de Diffa en provenance du Nigéria. Les autres 8 millions USD ont été affectés aux « urgences/crises humanitaires sous financées ». Les Etats-Unis d’Amérique arrivent en tête pour les financements alloués avec une contribution de 54 millions USD, suivis de la Commission Européenne avec plus de 44 millions USD et du Japon avec 14 millions USD. Les autres pays donateurs sont le Royaume Uni, la Norvège, la Suède, le Canada, l’Arabie Saoudite, la Finlande, le Danemark, la France, l’Irlande et la Suisse. Au total 4 secteurs ont reçu des financements dépassant les fonds recherchés à travers le plan de réponse stratégique pour 2014. Il s’agit de la protection (265,7%), la coordination et les services d’appui (143,7%), la logistique (117,2%) et l’éducation (107,4%). Cette situation s’explique, en partie, par l’accroissement des besoins humanitaires au cours de l’année 2014 avec notamment l’arrivée massive, dans la région de Diffa, de personnes déplacées en provenance du Nigéria. Les autres secteurs sont financés comme suit: l’eau, hygiène et l’assainissement 61,8%, sécurité alimentaire 51,4% et multi secteur 51,2%, nutrition 46,1%, santé 36,8% et les abris et biens non alimentaires 33,1%.

Environ 85% des fonds mobilisés ont été alloués aux agences humanitaires du Système des Nations Unies et à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Les 15% restants ont été alloués aux organisations non-gouvernementales (ONG). Notons cependant que les agences des Nations Unies réaffectent ces fonds sur des projets et programmes mis en oeuvre en collaboration avec les services techniques de l’Etat et les ONG présentes au Niger.

Les projets humanitaires non répertoriés dans le Plan de réponse stratégique (SRP) ont été financés à hauteur de 63 millions USD.

Date de dernière mise à jour : 09 janvier 2015