DRC: Aid workers need access and funding in North Kivu

4 June, 2012
April 2012: Congolese fleeing their villages due to fighting in North Kivu, eastern Democratic Republic of the Congo. Credit: MONUSCO/ Sylvain Liechti
April 2012: Congolese fleeing their villages due to fighting in North Kivu, eastern Democratic Republic of the Congo. Credit: MONUSCO/ Sylvain Liechti

Thousands of families have fled their homes in the Democratic Republic of the Congo’s (DRC) eastern province of North Kivu due to renewed fighting since the beginning of April. Many of the displaced people urgently need basic aid such as food, water, shelter and healthcare.  

As the crisis unfolds, aid workers warn that limited access to people and dwindling funds are preventing a massive aid response. Aid has been delivered to displaced people in more easily accessible camps around North Kivu’s capital Goma and in the neighbouring countries of Rwanda and Uganda, where close to 21,000 Congolese refugees have fled to. However, it has been hard to reach thousands of people who have sought refuge in remote areas of the province. 
 
“The chaotic situation families are facing is disastrous – many of them have been displaced many times before,” said Humanitarian Coordinator in the DRC Fidele Sarassoro. “UN agencies and NGOs are ready to help but we urgently need unimpeded access and funding so that we can roll out more aid.”
 
Packed into schools, churches or other buildings with limited access to clean drinking water and sanitation facilities, many displaced families have become vulnerable to diseases such cholera and malaria. Many of them have also left their farms and livestock behind, without which they are finding it hard to feed their families. Aid workers estimate that about 80 per cent of the displaced people live with host families but these families themselves are short of food and other resources.
 
“So far we have been able to respond to the most pressing health needs by equipping the health centres that are still accessible and creating a mobile clinic. But the intensity of the crisis could have disastrous consequences if we do not receive more funds,” said Arthur Sarazin from the international NGO Merlin. 
 
Earlier this year, the UN and its partners appealed for US$718 million to respond to the humanitarian needs in DRC in 2012. So far, only 34 per cent of the funding has been received. Aid organizations have warned that a sustained response to the crisis in North Kivu cannot be carried out without adequate funding.    
 
Reporting by Imane Cherif/ OCHA-Goma
 
 
Avec plus de 100,000 déplacés internes, accès et financements sont nécessaires au Nord-Kivu
 
Des colonnes de familles entières transportant leurs biens les plus précieux, accompagnées du bétail qu’elles ont pu sauver, abandonnent maisons et champs afin d’échapper aux affrontements : depuis avril,  plusieurs dizaines de milliers de Congolais ont fui leurs maisons dans la province orientale du Nord-Kivu en proie à des violences. La majorité des déplacés ont besoin de nourriture, d’eau, d’abris, et de soins de santé.
 
Les agences humanitaires mobilisent leurs efforts afin de répondre à ces besoins. Une aide d’urgence a été distribuée aux personnes déplacées vivant dans les zones accessibles de la capitale provinciale Goma et dans les pays voisins du Rwanda et de l’Ouganda où plus de 21,000 Congolais ont  trouvé refuge. Mais il demeure difficile d’apporter assistance à ceux vivant dans les endroits reculés. Les contraintes sécuritaires- monnaie courante dans la province- persistent, et les difficultés financières sont un frein au déploiement d’une aide massive.
 
« La situation chaotique à laquelle sont confrontées ces familles est désastreuse - la plupart d’entre elles s’était déjà déplacée par le passé. Nous appelons toutes les parties au conflit à respecter les droits humains ainsi que le droit humanitaire pour épargner les civils de la violence. Il est essentiel que ce conflit soit résolu rapidement. Ces familles ont besoin de paix et de protection. Les agences des Nations Unies et les ONG sont prêtes à les assister, mais elles ont besoin d’un accès sans entrave aux populations vulnérables », a déclaré Fidèle Sarassoro, Coordonnateur Humanitaire en RDC.
 
Regroupées dans des écoles, des églises ou toute infrastructure offrant un abri provisoire, les personnes déplacées vivent actuellement dans des conditions précaires et leur concentration dans des structures dépourvues d’installations sanitaires suffisantes les expose aux maladies tels le choléra et le paludisme. Eloignées de leurs champs, elles n’ont plus la capacité de subvenir à leurs besoins alimentaires, et même si 80% des personnes déplacées vivent en famille d’accueil, ces dernières ne peuvent subvenir aux besoins des nouveaux arrivants.
 
« Pour le moment, nous sommes en mesure de subvenir aux besoins les plus pressants en équipant les centres de santé encore accessibles et en mettant en place des cliniques mobiles pour les sites les plus éloignés. Mais l’intensité de cette crise pourrait avoir des conséquences terribles si de nouveaux financements ne sont pas débloqués dans les plus brefs délais », a dit Arthur Sarazin, le responsable de l’ONG Merlin, une de nombreuses organisations actives dans la province.
 
Pour l’année 2012, le Plan d’action humanitaire pour la RDC estimait à 718 millions de dollars américains les besoins financiers nécessaires pour répondre à la situation humanitaire. Jusqu’à présent, la communauté humanitaire n’a reçu qu’un tiers du montant requis. Les organisations humanitaires sonnent aujourd’hui l’alerte en insistant qu’ils ne pourront pas continuer à soutenir de manière durable les populations vulnérables sans un financement adéquat.
 
Imane Cherif/ OCHA Goma