Haiti: Child cured of “mystical” disease

10 May, 2012
A doctor checks a child for cholera at a hospital adjacent to a cholera treatment center in Lester, a town 2 hours north of Port au Prince, Haiti. Credit: MINUSTAH/ Logan Abassi
A doctor checks a child for cholera at a hospital adjacent to a cholera treatment center in Lester, a town 2 hours north of Port au Prince, Haiti. Credit: MINUSTAH/ Logan Abassi

Seven-year-old Pierre Laban lives in Savanne Ragé, a small village in Haiti´s Upper Artibonite region. As he was returning home from school one afternoon in March, Pierre started vomiting and suffering from diarrhoea.

His 64-year-old grandmother, Filise Pierre Louis, immediately started preparing traditional medicine from alcohol, plant roots and dried leaves. When the boy´s father, Pierre Osnel, arrived home, he saw that his son was considerably weakened.
 
“I felt that my son was dying,” said Pierre. “I thought that he had a mystical disease. But I also remembered that we recently had two people in the village that passed away after showing the same symptoms as Pierre. I also remembered that brigadiers (community leaders) from the International Organization for Migration (IOM) came to our village and investigated it for cholera.” 
 
Savanne Ragé village lies in one of the six departmental sub-divisions of the Upper Artibonite region. This is where IOM, with a grant from the OCHA-managed Emergency Relief Response Fund (ERRF), established 40 Oral Rehydration Points and trained 165 community brigadiers on frontline cholera treatment.
 
Desperate to understand what was making his son ill, Pierre contacted the brigadiers who arrived with an IOM response team. They administered oral serum to his son and decontaminated the entire house. They also taught the family how to treat potable water, and how to prepare oral rehydration salts and decontamination solution. Pierre’s neighbours then joined an awareness-raising session on hygiene.  
 
“At some point, they [the response team] suggested that I should transfer my son to Anse-Rouge so he could get better care,” recalls Pierre´s father. “I was not in favour. We spent time discussing it and then an IOM tap-tap ambulance (traditional Haitian public transportation van) came to provide us with free transportation to Anse-Rouge Health Center.” 
 
When he arrived at Anse-Rouge, Pierre had become so weak that the medical staff decided to immediately administer an intravenous solution.
 
“My son spent two days in the health centre and recovered very well,” says Pierre. “Now I know that cholera happens, and it can be prevented and treated. This programme saved my son’s life and helped to prevent the transmission of cholera, not only in Savanne Ragé but in the entire region.” 
 
The IOM/ERRF cholera-sensitization programme began in Upper Artibonite in November 2011. Since then it has reached 214,297 people, and the team has made 203,994 home visits. Through the programme, 3,885 cholera cases have been treated and the response team has referred 365 severe cases to cholera-treatment centres or units. 
 

Un petit garçon haïtien guéri d'une maladie "mystique"

Pierre Laban est un garçon de 7 ans vivant à Savanne Ragé, un petit village de la région du haut Artibonite en Haïti. Un après-midi de mars 2012, alors qu’il revenait de l´école, Pierre fut pris de vomissements et de diarrhée.
 
Sa grand-mère, Mme Elise Pierre Louis, commença immédiatement  à préparer une concoction traditionnelle faite de racines de plantes, d'alcool et de feuilles séchées. Lorsque le père du garçon, Pierre Osnel, rentra à la maison, son fils s’était affaibli considérablement.
 
"J'ai senti que mon fils allait mourir. Je pensais qu'il souffrait d'une maladie mystique. Mais je me suis aussi rappelé  que deux personnes du village étaient mortes récemment après avoir eu les mêmes symptômes que Pierre. Je me rappelais aussi que les brigadiers et l'OIM étaient venus dans notre village pour enquêter sur le choléra."
 
Le village de Savanne Ragé fait partie de l'une des six sous-divisions départementales de la région du haut Artibonite où l'OIM, grâce à une subvention du Fonds de réponse aux urgences humanitaires (ERRF), géré par OCHA, a établi 40 points de réhydratation orale (ORP) et formé 165 brigadiers, au traitement des premiers symptômes du choléra.
 
Ne sachant pas ce dont souffrait son fils, Pierre Osnel contacta les brigadiers qui arrivèrent en compagnie d’une équipe d'intervention de l’OIM.  Après avoir administré du sérum de réhydratation orale à Pierre, ils ont décontaminé la maison. Ils ont également appris à la famille à traiter l'eau pour qu’elle soit potable, à  préparer des sels de réhydratation orale et des solutions de décontamination. Une séance de sensibilisation sur l'hygiène a suivi avec la participation de tous les voisins.
 
"À un certain moment, ils ont suggéré de transférer mon fils à Anse-Rouge afin qu'il puisse être mieux soigné, se rappelle le père de Pierre. Je n'étais pas en faveur de cette décision; nous avons passé du temps à discuter jusqu'à ce que le tap tap ambulance de l'OIM, une fourgonnette traditionnelle haïtienne  de transport public, nous a amené gratuitement au centre de santé d’Anse-Rouge."
 
En arrivant à Anse-Rouge, Pierre était devenu si faible que le personnel médical décida d'administrer une solution intraveineuse immédiatement.
 
"Mon fils a passé deux jours dans le centre de santé et a très bien récupéré", ajoute le père de Pierre. Maintenant, je sais que le choléra existe et que cette maladie  peut être prévenue et traitée. Le programme de l'OIM / ERRF a sauvé la vie de mon fils et a empêché la transmission du choléra, non seulement dans Savanne Ragé, mais dans toute la région.
 
Depuis sa création en novembre 2011, le programme sur la sensibilisation au choléra dans le haut Artibonite de l'OIM / ERRF a bénéficié à  214 297 personnes et a permis 203 994 visites à domicile. Grâce à ce programme, 3 885 malades du choléra ont été soignés et 365 cas graves ont été renvoyés vers un centre ou unité de traitement du choléra par l'équipe d'intervention.
 
Reporting by IOM & OCHA Haiti/ Emmanuelle Schneider