Mali: Growing concern for displaced people in the north

12 April, 2012
A Malian refugee woman in Mangaize, northern Niger, ponders her future. Credit: UNHCR/H.Caux
A Malian refugee woman in Mangaize, northern Niger, ponders her future. Credit: UNHCR/H.Caux

UN agencies and NGO partners are seriously concerned about the fate of displaced people in northern Mali. The security situation has deteriorated since a coup in the capital, Bamako, on 22 March and a rebellion in the north nearly two weeks ago.

According to the latest report by OCHA’s Regional Office for West and Central Africa, tens of thousands of people have been displaced in the north, where there is little humanitarian assistance.

“Everything is running out here—water, electricity, food, medicine,” Noumoussa Traoré, who works with an agricultural producers’ association in Gao, told OCHA’s humanitarian reporting service IRIN. “We are stuck here. We cannot leave because there is no way out.”

Although Médecins du Monde Belgium is continuing to work in Kidal and Gao regions, the health situation there is deteriorating. Most humanitarian agencies have temporarily suspended operations. There is also growing concern about gender-based violence after several assaults on women were reported last week.

In addition to those who have been internally displaced, UNHCR reports that over 128,000 Malian refugees have fled to Mauritania, Burkina Faso, Niger, Togo, Algeria and Guinea due to the deteriorating political and security situation. These countries have kept their borders open and are trying to help the refugees as best as they can. This is despite the fact that many face serious problems due to the food and nutrition crisis in the region.

Humanitarian partners are increasing their assistance to refugees and displaced people. The 2011-2012 growing season in Mali has been marked by a lack of rain, leading to a drop in agricultural production and reduced grazing for livestock. This threatens the livelihoods of millions of farmers and agro-pastoralists.

Mali’s national early warning system indicates that roughly 3.5 million people are food insecure. The current food and nutrition crisis affects one in five Malians, a figure that is expected to peak during the dry season between June and September.

“Many children will pass from moderate to severe malnutrition in the next few weeks,” said the Head of Médecins Sans Frontières in Mali, Johanne Sekkenes. 

 

Mali: Inquiétude grandissante pour les populations déplacées au nord

Les agences des Nations Unies et leurs partenaires des ONG sont extrêmement inquiets du sort des personnes déplacées dans le nord du pays ou la situation sécuritaire demeure préoccupante depuis un coup d’Etat dans la capitale, Bamako, le 22 avril dernier et une rébellion armée dans le nord il y a environ deux semaines.

D’après le dernier rapport spécial du Bureau régional d’OCHA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées au nord du pays où il y a très peu d’aide humanitaire.

 “On commence à manquer de tout ici, eau, électricité, nourriture, médicaments,” a déclaré Noumoussa Traoré, qui travaille pour une association agricole de producteurs à Gao, au service de reportage humanitaire d’OCHA, IRIN. “Nous sommes coincés ici. Nous ne pouvons pas partir car il n’y a pas d’issue.”

La plupart des agences humanitaires ont suspendu temporairement leurs opérations dans la région. Médecins du Monde (MDM) Belgique continuent ses activités à Kidal et Gao, mais la situation sanitaire se détériore rapidement à cause de leur isolation. Il y a également une inquiétude croissante quant à la violence basée sur le genre après que plusieurs attaques sur des femmes aient été rapportées la semaine passée.

En plus des populations qui ont été déplacées à l’intérieur du pays, le HCR rapporte que plus de 128,000 réfugiés maliens ont fui en Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Togo, Algérie et Guinée en raison de la détérioration de la situation politique et sécuritaire. Ces pays ont maintenu leurs frontières ouvertes et font tout leur possible pour aider les réfugiés le mieux qu’ils le peuvent tout en étant eux-mêmes confrontés à des situations très difficiles en raison de la crise alimentaire qui sévit dans la région.

Les partenaires humanitaires sont en train d’augmenter leur aide aux populations déplacées et cela dans un contexte d’insécurité alimentaire croissant. La saison agricole  a été marquée par un manque de précipitation ce qui a eu pour conséquence une chute de la production agricole et une diminution des pâturages  pour le bétail, menaçant ainsi les moyens de subsistance de millions de petits agriculteurs et pastoralistes. Le système national malien d’alerte précoce indique qu’environ 3.5 million de personnes sont vulnérables en raison de l’insécurité alimentaire. La crise alimentaire et nutritionnelle actuelle touche un Malien sur cinq. Le moment le plus diffiçile est prévu pendant la saison maigre qui a lieu entre juin et septembre.

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