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A propos d'OCHA Niger

Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) est présent au Niger depuis 2005, une année particulièrement marquée par une grave crise alimentaire. Depuis lors, OCHA Niger, en appui au Coordonnateur Humanitaire et au Gouvernement, assure la coordination de l’assistance aux populations affectées par des crises multiples.
 
Au Niger, la situation humanitaire est caractérisée par :

  1. Les mouvements de populations: Selon le HCR, 57 405 réfugiés maliens vivent au Niger, au 30 décembre 2017. Les autorités nigériennes estimaient à environ 252 000 le nombre de personnes déplacées dans la région de Diffa en provenance du nord du Nigeria dont 129 000 personnes déplacées internes, 108 000réfugiés nigérians et 15000 nigériens retournés en octobre 2017.  Le pays accueille également de nombreux migrants rapatriés de la Libye et de l’Algérie.
  2. Une situation nutritionnelle préoccupante: L’enquête SMART nationale de 2016 couvrant l’ensemble du territoire nigérien, à l’exception de certaines zones de la région de Diffa, révèle que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans, en dépit des efforts consentis, est toujours sérieuse, selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ainsi, le taux de Malnutrition aiguë globale (MAG) est de 10,3 pour cent, au-dessus du seuil d’alerte de 10 pour cent. Pour rappel, les résultats de l’enquête SMART de 2014 indiquaient un taux de MAG de 14,8 pour cent proche du seuil d’urgence de 15 pour cent fixé par l’OMS. Selon les résultats d’une enquête SMART conduite en novembre/décembre 2017 dans la région de Diffa, le taux de malnutrition aiguë sévère a plus que doublé, passant de 1% en 2016 à 2,5% en 2017 (l’OMS fixe le seuil d’urgence de la MAS à 2%). Le taux de malnutrition aiguë globale (MAG) a aussi augmenté passant de 11,4% en 2016 à 13,9% en 2017.
  3. L’insécurité alimentaire: L’analyse de la situation alimentaire, nutritionnelle et pastorale réalisée en décembre 2017 a fait ressortir 162 zones extrêmement et moyennement vulnérables regroupant 3.668 villages, campements et tribus, contre 180 zones à la même période en 2016. Aussi, le nombre de personnes vulnérables est passé de 4 136 452 en 2016 à 3 838 391 en 2017. Au total, 3 867 villages sur les 12 384 villages agricoles que compte le pays ont été déclarés déficitaires à plus de 50 pour cent. Ces villages déficitaires abritent une population de 4,6 millions d’habitants. En outre, le pays enregistre un déficit fourrager de l’ordre de 10 millions de tonnes de matières sèches (TMS) pour la campagne agropastorale 2017-2018.  Les besoins globaux théoriques du cheptel résident ont été estimés à 26, 7 millions TMS tandis que le disponible fourrager est à 15,7 millions TMS. Les grandes poches de faible production ont été enregistrées par ordre d’importance dans les régions de Maradi, Tahoua, Diffa, Zinder, et Agadez.
  4. Les maladies à potentiel épidémique: Au cours de l’année 2017, une épidémie d’hépatite E a été déclarée le 19 avril par les autorités sanitaires dans la région de Diffa. Au 26 novembre, le total cumulé des cas suspects ou confirmés avait atteint 2 078 dont 39 décès. En 2016, le Niger a fait face, pour la première fois, à une épidémie de fièvre de la Vallée du Rift déclarée le 25 septembre 2016 dans la région de Tahoua. Au 5 décembre 2016, la maladie avait touché 302 personnes et fait 33 décès. Du côté du cheptel, elle avait affecté 635 animaux et causé 474 morts d’animaux et 862 avortements.  La fin de l’épidémie a été déclarée le 14 février 2017. Le Niger connait presque chaque année des épidémies de méningite en raison de son appartenance à la ceinture de la méningite. Au 31 mars 2017, six régions du pays étaient touchées à savoir : Tahoua, Tillabéry, Dosso, Maradi, Zinder et Niamey. Au total 921 cas dont 55 décès, soit une létalité de 6 pour cent, ont été enregistrés pendant l’année écoulée. Le Ministre de la santé publique a déclaré l’épidémie dans un district sanitaire de Niamey le 28 mars. En 2016, la méningite avait touché 1 293 personnes et fait 89 morts à la même période.
  5. Les inondations: Cette année, les inondations ont affecté plus de 200 000 personnes et causé la mort de 56 autres. Le bilan matériel fait état de 12 000 habitats détruits, 16 000 têtes de bétail perdues et 9 800 hectares de cultures ensevelis. Plus de 75 pour cent des personnes affectées vivent dans les régions de Dosso, Niamey et Maradi. En 2016, environ 130 000 personnes sinistrées dont 48 décès avaient été enregistrées à la même période.

OCHA travaille avec les différents partenaires y compris les services techniques étatiques pour:

  • Assurer une meilleure planification et coordination des activités humanitaires.
  • Coordonner les efforts pour la mobilisation des ressources, et assurer le maintien de l’espace humanitaire.
  • Renforcer les capacités des partenaires.
  • Avoir une plus grande cohérence entre les activités dans le cadre du Plan de Réponse Humanitaire et celles du Plan de Soutien du gouvernement. OCHA Niger facilite également la participation des acteurs humanitaires aux mécanismes de coordination du Gouvernement et leur accès à l’information.

Le Niger compte 175 organisations humanitaires dont 14 entités des Nations Unies, 98 ONG nationales et 63 ONG internationales et sociétés de la Croix -Rouge. Quelques 74 organisations humanitaires (10 agences des Nations Unies, 33 ONG internationales, 27 ONG nationales et 4 membres du mouvement de la Croix -Rouge) sont présentes à Diffa.
 
Enfin, OCHA Niger travaille en étroite collaboration avec toutes les structures de l’Etat tant sur le terrain qu’au niveau de Niamey en mettant en évidence, chaque fois que possible, le leadership des structures nationales tout en veillant au respect des principes humanitaires et opérationnels.
 
L’équipe d’OCHA Niger est composée de 28 nationaux, 8 internationaux. Ce personnel est réparti entre le bureau pays à Niamey et les sous-bureaux de Diffa, Tahoua et Zinder. Les régions de Dosso et Tillabéry sont couvertes par le bureau de Niamey tandis que celles d’Agadez et de Maradi sont respectivement couvertes par les sous bureaux de Tahoua et de Zinder. OCHA veille à couvrir toutes les régions du pays qui présentent une situation humanitaire nécessitant un appui pour la coordination des activités des acteurs humanitaires.