RCA: Mise à jour sur la situation humanitaire à Am-Dafok, Préfecture de la Vakaga - 24 septembre 2025
FAITS SAILLANTS
- Des affrontements armés impliquant des hommes armés ont été signalés dans plusieurs villages proches de la frontière RCA-Soudan.
- Au moins trois civils ont été tués et deux blessés.
- Plusieurs villages ont été attaqués et des maisons incendiées, notamment à Bouba, Dongoré, Guila, Amkourmaï, Charmoutt, Tetabella et Bilibili.
- Déplacement d’environ 5 000 personnes cherchant refuge près de la base de la MINUSCA à Am Dafok et au village Matala.
APERÇU DE LA SITUATION
Entre le 17 et le 22 septembre, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée dans et autour d’Am Dafok, à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, entraînant un déplacement de populations. Cette escalade de la violence a soulevé des préoccupations en matière de protection, en raison des risques accrus de violations des droits humains, de la vulnérabilité des enfants séparés de leurs familles et de l’exposition des femmes et des filles aux violences basées sur le genre. Plusieurs villages de la zone ont été attaqués, avec des menaces directes contre les civils et des destructions de biens, dont l’incendie d’au moins une maison qui a coûté la vie à une personne âgée.
La peur et l’insécurité ont provoqué le déplacement d’environ 5 000 personnes, qui ont cherché protection près de la base de la MINUSCA à Am Dafok et au village Matala. Ces personnes sont dispersées autour de la base de la MINUSCA et ailleurs dans la préfecture, et il est possible que certaines retournent chez elles à mesure que la situation se stabilise, malgré un contexte volatile. Cette nouvelle vague de déplacements exerce une pression supplémentaire sur des communautés déjà vulnérables dans la préfecture de Vakaga, où la communauté humanitaire vise à mobiliser une assistance pour près de 61 390 personnes.
Toutefois, dans le contexte actuel de sous-financement, seulement 25% des ressources nécessaires ont été mobilisées à ce jour limitant considérablement la capacité à répondre aux besoins des plus vulnérables et laissant de nombreuses personnes sans assistance.
La situation actuelle a encore aggravé le contexte humanitaire déjà fragile dans cette région reculée, où les communautés ont un accès limité aux services de base, des risques de protection et des déplacements continus. L’insécurité dans les zones frontalières continue de restreindre l’accès humanitaire et expose particulièrement les civils, notamment les femmes et les enfants, à des risques accrus.
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