République centrafricaine : Rapport d'évaluation inter-agences des risques d'exploitation et d'abus sexuels (janvier 2026)
Depuis 2013, la République centrafricaine (RCA) fait face à des crises permanentes, notamment des conflits armés et des catastrophes naturelles, entraînant des déplacements massifs de populations. Ces crises aggravent les vulnérabilités des populations et les exposent à des atteintes sexuelles.
Les crises d'insécurité, associées aux pesanteurs socio-culturelles et aux crises environnementales, exacerbent la vulnérabilité des femmes, des filles et des groupes marginalisés dont les personnes handicapées. D'autres facteurs, telle la pauvreté, le chômage, le manque d'instruction et la destruction des réseaux communautaires contribuent également à la perpétuation des violences à l'égard des femmes et des filles.
Malheureusement, les facteurs de vulnérabilité suscités pourraient conduire à des actes d'Exploitation et d'Abus Sexuels (EAS) commis par les humanitaires, le personnel de maintien de la paix et de développement sur les bénéficiaires et les communautés locales vulnérables.
Ces actes d'EAS représentent un échec inadmissible de la protection des personnes du fait qu'ils constituent une violation des droits humains et de la dignité des personnes, brisent les normes et standards juridiques internationaux universellement reconnus et sont aussi l'une des violations les plus graves de la redevabilité du personnel de l'ONU et ses partenaires envers les populations affectées. Ils sont interdits par la Circulaire ST/SGB/2002/13 du Secrétaire Général des Nations Unies intitulée « Dispositions spéciales visant à prévenir l’Exploitation et les atteintes Sexuels » ainsi que par les engagements pertinents de IASC1 et de CHS-Alliance, car violant le but et les principes de fa Charte des Nations Unies, les principes humanitaires, le Statut et le Règlement du personnel des Nations Unies, les codes d'éthique et de déontologie des organisations non gouvernementales et les normes de conduite requises des fonctionnaires internationaux et des employés des organisations humanitaires. Enfin, ils portent préjudice aux personnes que l'ONU et ses partenaires ont pour mandat de protéger en enfreignant le principe de «ne pas nuire », sapent la confiance et les bonnes relations avec les communautés et représentent une atteinte sérieuse à l'intégrité ainsi qu'à l'image desdites organisations.
Download attachment